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Les coulisses de l'exploit de Webber et Minardi à Melbourne

En 2002, Mark Webber faisait une arrivée tonitruante en Formule 1 en obtenant la cinquième place du Grand Prix d'Australie, devant son public, au volant de sa modeste Minardi. Paul Stoddart se remémore cette journée incroyable.

Mark Webber, KL Minardi Asiatech PS02

En 2002, les fans de Formule 1 australiens vivaient un moment enthousiasmant : le retour de l'un des leurs dans la catégorie reine du sport automobile, huit ans après le passage éphémère de David Brabham. Les espoirs de bon résultat n'étaient pas très élevés, puisque Mark Webber allait faire ses débuts au sein d'une écurie Minardi qui n'avait pas inscrit le moindre point lors des deux saisons précédentes… et pourtant !

Webber s'est qualifié à une encourageante 18e place sur la piste de l'Albert Park, devançant les deux Jaguar à la régulière, y compris celle du vice-Champion du monde Eddie Irvine. Un carambolage au départ de ce Grand Prix d'Australie allait laisser huit voitures sur le carreau, propulsant Webber au huitième rang, avant que le rookie ne profite de plusieurs autres abandons pour se hisser à la cinquième place – toujours devant la Toyota de Mika Salo ! Le Finlandais se faisait pressant mais allait partir à la faute, scellant le résultat héroïque du débutant devant son public à Melbourne.

Ce fameux Grand Prix, le propriétaire et directeur de l'écurie Minardi s'en souvient encore. "Il y a eu ce célèbre accident au départ, avec des voitures partout", se remémore Paul Stoddart dans le podcast Beyond The Grid. "Et nos deux voitures sont passées. Je n'arrivais pas à croire à une telle chance ! Je me disais qu'avec beaucoup de chance, nous pourrions obtenir un top 10 ici avec Mark. Mais dès le début de la course, vers le troisième tour, j'ai appris que Mark avait un problème de différentiel terminal. Ça n'était pas censé tenir plus de cinq ou dix tours."

Mark Webber, Minardi PS02 Asiatech, devance Mika Salo, Toyota TF102

Mark Webber (Minardi) devant Mika Salo (Toyota)

"Dans les derniers tours, nous nous sommes retrouvés en cinquième place – et nous avions Mika Salo, pilote que je connais très bien, qui était juste derrière pour la première course de Toyota et qui remontait très vite sur Mark. Et nous avions [Alex] Yoong – croyez-le ou non ! – en septième place. Alors Minardi était cinquième et septième. Nous nous attendions à perdre la cinquième place face à Salo, et à la sortie du virage 3, de manière inexplicable – je l'ai vu et j'en ai parlé à Mika en privé au fil des années – il est parti en tête-à-queue, sans raison."

Le public était en liesse, avec un enthousiasme peut-être inégalé pour une simple cinquième place. "Après le podium, [Rubens] Barrichello, Michael [Schumacher] et [Jean] Todt m'ont invité avec Mark dans le garage Ferrari, et Michael a dit : 'Tu sais quoi ? Pendant les trois derniers tours, je croyais que la course était finie. Le public était debout. Et ils étaient focalisés sur toi, Mark. Tu sais, tout le monde s'en foutait quand j'ai gagné la course. Je suis monté sur le podium, il y avait des centaines – voire un millier – de personnes devant moi ; j'ai regardé à gauche dans la voie des stands, et il y avait des dizaines de milliers de personnes au bout avec Mark et toi'."

"Non seulement ces deux points sont les deux points les plus célèbres dans l'Histoire de la Formule 1, mais c'est aussi la seule fois qu'il y a eu deux podiums en Formule 1. Ron Walker [président de l'Australian Grand Prix Corporation, ndlr], dieu le bénisse, est venu nous voir Mark et moi, et nous a dit : 'Venez avec moi, il faut que vous montiez sur le podium'. Steve Bracks, qui était le Premier ministre du Victoria à l'époque, y était, et ils clamaient qu'ils allaient faire deux podiums. Je me suis tout de suite dit que nous allions perdre nos points. J'ai dit : 'Ron, tu as vu ça avec Max [Mosley] et Bernie [Ecclestone ?]'. 'Oui, oui, oui, c'est vu'. 'Tu es sûr ? Car ils peuvent nous enlever nos points'. 'Oui, j'ai la confirmation'."

Paul Stoddart et Mark Webber fêtent leur cinquième place devant le public australien.

Paul Stoddart et Mark Webber fêtent leur cinquième place devant le public australien.

Photo de: Motorsport Images

"Mark et moi sommes donc montés sur le podium en ayant l'air un peu nerveux. Le public était simplement incroyable. Il remplissait désormais la voie des stands, et il y avait facilement 10 000 personnes. Mark et moi étions en larmes, il y avait du champagne dans tous les sens, le public de Melbourne était très content. À ce jour, quand je retourne à Melbourne chaque année, les gens me disent : 'Vous vous rappelez quand vous avez gagné cette course en 2002 ?'."

"Nous avons ensuite traversé la piste jusqu'à la tente des commissaires, où ils font leur fête d'après-course ; deux des commissaires qui étaient là-bas sont venus me parler et m'ont dit : 'Vous savez quoi ? Une fois que ces Minardi sont passées [après le carambolage du départ], il n'y avait rien, nous n'avions plus de grue'. Et les commissaires ont évacué cette dernière Sauber à bout de bras afin de ne pas agiter le drapeau rouge. Et c'est une histoire vraie. Ils étaient à court de dépanneuses, et ils avaient encore une voiture dans une position dangereuse. Ils ont attrapé cette voiture à 16, apparemment. Je n'ai jamais trouvé une vidéo de ça, mais je crois à cette histoire, car elle a été racontée avec une grande sincérité."

Et toutes les écuries ont contribué à la fête de la Scuderia, petit Poucet qui suscitait la sympathie de tout le paddock. "Les équipes comme Minardi ne gardent pas des caisses de Moët & Chandon ou de Veuve Clicquot. Nous n'avons pas de champagne, qu'est-ce que nous en ferions ? Nous ne l'utiliserions pas. Et ce jour-là, je me suis rendu compte au moment précis où nous avons passé le drapeau à damier que nous avions besoin de champagne. J'ai dit à notre équipe de restauration d'aller en emprunter. Elles n'étaient pas obligées de le faire, ça m'émeut encore : toutes les autres équipes arrivaient avec des caisses."

Mark Webber et l'équipe Minardi font la fête
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