Alonso : "Je repars de zéro, j'en suis conscient"
Alors qu'il s'apprête à entamer, à 41 ans, un nouveau chapitre dans sa carrière F1 avec Aston Martin, Fernando Alonso estime qu'il repart "de zéro".
L'année prochaine, Fernando Alonso pilotera pour sa sixième écurie différente en Formule 1. L'Espagnol, qui a débuté en 2001 chez Minardi, rejoindra en effet Aston Martin pour ce qui pourrait être l'ultime défi de sa longue carrière dans la discipline reine.
Celui qui n'a plus connu les joies du sacre mondial depuis 2005 et 2006 avec Renault et la victoire depuis 2013 avec Ferrari sait qu'il fait désormais face à une montagne importante à gravir. Et à 41 ans, il estime que ce choix équivaut tout bonnement à "repartir de zéro" après deux années dans l'usine d'Enstone sous les couleurs d'Alpine.
"Je repars de zéro. J'en suis conscient", a-t-il déclaré pour Auto Motor und Sport, tout en mettant l'accent sur le potentiel de sa future équipe. "Malgré tout, Aston Martin a une bonne plateforme. Ils ont de très bonnes personnes et sont en train de construire une nouvelle usine avec de nouveaux équipements."
Dans ce qui peut s'apparenter à une petite pique, le double Champion du monde ne manque pas mettre en avant son travail chez Alpine : "Je laisse chez Alpine beaucoup de bonnes choses que nous avons développées ensemble au cours des deux dernières années. Ce n'est pas un secret que l'année dernière, j'ai eu des problèmes avec le feedback de la direction assistée. Maintenant, elle est parfaite. Tous les pilotes qui ont piloté l'Alpine depuis ont fait l'éloge du feedback de la direction. Mais c'est l'avantage quand on engage Alonso et l'inconvénient quand on le laisse partir."
Par ailleurs interrogé sur sa motivation en dépit des années qui passent et des saisons lors desquelles il ne dispose pas de voitures très compétitives, Alonso d'expliquer : "J'aime ce que je fais. Bien sûr, j'aimerais avoir une voiture avec laquelle je puisse disputer le titre. Mais il n'y a pas de place pour moi. De ce qu'il y avait sur le marché, Aston Martin est l'une des équipes qui peut atteindre cet objectif dans deux ou trois ans. C'est important à mon âge. Je n'ai pas l'éternité devant moi. Tant qu'il y a ne serait-ce qu'un pour cent de chance de remporter à nouveau le titre, je continuerai."
[Je courrai] tant que je me sens encore capable de me donner à 100%. Donc certainement encore deux ou trois ans.
Fernando Alonso
Il laisse même entendre ne pas exclure un rôle d'encadrement à l'avenir : "Et si ça ne marche pas en tant que pilote, alors peut-être dans un rôle en dehors de la voiture. Si nous devenions alors Champions du monde, cela me donnerait aussi de la satisfaction, car je pourrais alors dire que j'ai contribué à construire cela. Je suis heureux de me lancer dans un nouveau projet et de le mener à bien dès que possible."
Toutefois, cette perspective est encore relativement lointaine, d'autant plus qu'il dispose d'un engagement courant jusqu'à fin 2024, lorsqu'il aura 43 ans, avec Aston. "[Je courrai] tant que je me sens encore capable de me donner à 100%. Donc certainement encore deux ou trois ans. À mon âge, je dois aborder beaucoup de choses différemment. L'entraînement, les voyages, les événements intermédiaires. La Formule 1 t'accapare de plus en plus. Tu dois bien t'organiser pour ne pas te consumer."
Alonso assure n'avoir encore "jamais pensé" à "arrêter complètement" son implication dans le sport auto, lui qui avait notamment comblé sa première retraite de la F1 en 2019 et 2020 avec du WEC, de l'IndyCar et le Dakar. La perspective de ne plus du tout disputer de compétition l'effraie-t-elle ? "Oui, en effet. Je n'ai pas de plan B. J'ai été pilote de course toute ma vie et si je suis bon dans cette discipline, c'est parce que je n'ai rien appris d'autre."
"Ma vie a toujours été consacrée au sport automobile. Et ce que je fais le mieux dans ce sport, c'est piloter. Si je dois un jour arrêter la Formule 1, je ferai d'autres courses. Une victoire sur le Dakar, ce serait encore un défi. Car personne ne l'a encore fait dans cette combinaison. Mais rester assis à la maison, ça me fait peur."
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