Alonso et son message à Hamilton : "J'étais frustré sur le moment"
Cinquième du Grand Prix de Belgique, Fernando Alonso a démontré qu'il ne lâcherait rien avant de quitter Alpine à l'issue de la saison. Il est revenu sur sa course, sur son accrochage polémique avec Lewis Hamilton, et sur la position gagnée grâce à la pénalité infligée à Charles Leclerc, adressant au passage une pique à Ferrari.
Fernando, que s'est-il passé lors de l'accrochage avec Hamilton ?
Selon moi, c'était un peu une erreur de sa part de fermer la porte comme ça. On l'a vu de nombreuses fois ici au virage 5, et c'est un parallèle avec ce qui lui est arrivé avec Rosberg il y a quelques années [2014, ndlr].
Il y a eu la même manœuvre avec Russell un peu plus tard. C'est comme ça que ça aurait dû se passer ?
Bien sûr. Si on veut finir la course, oui.
Hamilton dit qu'il endosse la responsabilité. Les commissaires ont dit qu'il n'y aurait pas de pénalité. Était-ce un "incident de premier tour" ?
Oui, je pense que c'était un incident de premier tour. Je pense que ça arrive, dans ce virage particulièrement, il se passe beaucoup de choses et normalement on coupe le virage 6 puis on continue au virage 7. C'est une zone délicate du circuit, c'est sûr, et c'était un incident de course, il n'y a rien à dire. Je suis juste triste car lorsque je pars deuxième ou troisième, il se passe toujours ce genre de choses. Quand je suis 12e ou 13e, j'ai une course propre. Je voulais une course normale et on a commencé avec un incident. Ensuite on a eu une stratégie très agressive, en s'arrêtant tôt à chaque fois. Je ne pense pas que c'était la stratégie la plus intelligente, mais le top 5 fait que c'est un bon week-end avec la pénalité de Charles [Leclerc]. Cinquième et septième, c'est un excellent résultat pour l'équipe. C'était un mauvais week-end pour McLaren, donc on exploite ces points au maximum.
Êtes-vous surpris par l'incident avec Lewis ?
Je pense qu'il croyait que je n'étais plus là, donc je ne pense pas que ce soit une erreur, c'est juste... dans le feu de l'action, on essaie de prendre l'aspiration, de freiner tard et de tourner, et parfois on ne mesure pas complètement [l'emplacement des] voitures, là où tout le monde se trouve.
Pensiez-vous que votre course était terminée à cause des dégâts ?
Non, je pensais toujours à terminer sixième, quoi qu'il se passe dans le premier tour. Mais ces moments à la deuxième ou à la troisième place n'ont duré que 500 mètres, malheureusement, c'est ça qui est triste. Mais comme lors des derniers Grands Prix, notre rythme de course rendait impossible de se battre contre les trois meilleures équipes. On a un petit avantage par rapport au reste du peloton, donc on est dans un no man's land et on fait notre propre course.
On a entendu votre message radio. Était-ce dans le feu de l'action ou y a-t-il un problème avec Lewis ?
J'étais très déçu. Quand je pars bien placé, sur la première ou la deuxième ligne, toutes ces choses arrivent, et c'est sûr que j'étais frustré sur le moment. Mais il a reconnu son erreur et c'est bienvenu.
Avez-vous été surpris par l'arrêt au stand de Leclerc en toute fin de course ?
Pas tellement. Ferrari a fait des choses étranges, donc c'en est une de plus.
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