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Aston Martin : Être client Mercedes n'est pas un désavantage

Pour Dan Fallows, qui a pris cette année la direction technique chez Aston Martin, être une écurie cliente de Mercedes côté unité de puissance n'est pas source de désavantage.

Lewis Hamilton, Mercedes W13, se bat avec Sebastian Vettel, Aston Martin AMR22

Depuis son arrivée en Formule 1 en tant que responsable d'écurie, Lawrence Stroll n'a jamais caché son ambition de mettre en place une structure capable de jouer les tout premiers rôles. Le rachat des actifs de Force India fin 2018, puis la création sur ses cendres de Racing Point qui a finalement été renommé, suite au rachat de la marque Aston Martin, à partir de 2021 s'inscrit dans ce projet.

En dépit de ce désir de grandeur, le constructeur britannique demeure un simple client côté moteur puisque ses monoplaces sont dotées d'unités de puissance fabriquées par Mercedes. Pour une partie des observateurs et des acteurs de la F1, il est difficile d'espérer avoir des ambitions mondiales sans être au minimum une structure d'usine d'un motoriste (comme ce fut le cas pour Red Bull avec Renault ou avec Honda depuis 2019) ou un constructeur de moteur soi-même (comme Mercedes, Ferrari et Alpine/Renault).

Stroll avait d'ailleurs émis l'idée d'une possible motorisation maison par le passé, mais Aston Martin ne semble pas s'inscrire dans cette démarche à l'horizon de la nouvelle réglementation dans le domaine, à savoir 2026. Pour conquérir le monde dans les saisons à venir, il faudra donc forcément pour l'écurie de Silverstone battre Mercedes.

Arrivé de Red Bull en début de saison et désormais à la tête du département technique d'Aston, Dan Fallows ne voit pas dans ce paramètre un obstacle insurmontable aux aspirations de son équipe : "Je ne pense pas que ce soit le cas. Et je ne crois absolument pas que le fait d'avoir le moteur Mercedes HPP [High Performance Powertrains, le département moteur basé à Brixworth, ndlr] dans notre voiture ait été en quoi que ce soit négatif pour nous. Je trouve qu'il a démontré sa fiabilité [et] que ses performances sont à la hauteur de ce qu'elles doivent être. Dans la F1 actuelle, je ne pense pas que ce soit un problème du tout."

Lance Stroll et Sebastian Vettel au volant de l'Aston Martin AMR 22.

Lance Stroll et Sebastian Vettel au volant de l'Aston Martin AMR 22.

Outre les unités de puissance, Aston Martin achète également une grande partie des éléments importants de la partie arrière de ses monoplaces à Mercedes, ce qui comprend la boîte de vitesses et les pièces de suspension autorisées par la réglementation.

À terme, Fallows n'exclut cependant pas qu'Aston, qui par ailleurs continue de développer ses propres installations, fabriquent de plus en plus d'éléments dans ses locaux. "Je pense que nous sommes assez ouverts d'esprit sur ce genre de choses. Comme je l'ai dit, j'estime que ce que cette équipe a tiré de sa relation avec la MGP est immense."

"Et à mesure que nous avançons dans le futur et que nous faisons les choses à notre manière ou que nous entreprenons nos propres projets, nous sommes bien conscients que nous devons être capables de les faire au moins aussi bien, sinon mieux, qu'eux. C'est une capacité que nous devons développer avant même de penser à prendre ces décisions."

Et notamment côté boîte de vitesses ? "Je ne sais pas", a répondu Fallows. "Honnêtement, ce que nous envisageons pour l'avenir est tout à fait ouvert, vraiment. Lawrence est très honnête quant à ses ambitions pour cette équipe, et je crois que nous devons constamment évaluer la prochaine chose qui nous aidera à devenir plus compétitifs. Pour l'instant, je ne vois pas ce qui nous retient de quelque manière que ce soit dans ce que nous recevons de MGP."

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