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Bilan mi-saison : Nico Rosberg

Lorsque Nico Rosberg est arrivé en Formule 1 en 2006 chez Williams, beaucoup voyaient en lui un champion du monde en devenir et l’un des futurs piliers de ce sport

Lorsque Nico Rosberg est arrivé en Formule 1 en 2006 chez Williams, beaucoup voyaient en lui un champion du monde en devenir et l’un des futurs piliers de ce sport. Mais malgré son talent indéniable, le jeune allemand n’a jamais eu de réelle occasion de briller au sein de son écurie britannique, alors dans une phase plutôt descendante.

En rejoignant Mercedes et Ross Brawn à la fin de l’année 2009, Rosberg était convaincu que son heure de remporter des courses allait enfin sonner. Et le fait de se voir associer au septuple champion du monde Michael Schumacher n’a jamais ébranlé sa motivation.

Au contraire, le Monégasque d’adoption a très régulièrement devancé son coéquipier sur les deux premières saisons de Mercedes depuis son retour et a chaque fois terminé assez loin devant au classement des pilotes. Mais, si battre Schumacher autant de fois à la régulière doit inévitablement apporter satisfaction, Rosberg courait toujours après sa première victoire en Grand Prix à l’aube de la saison 2012, qui serait déjà sa septième dans la catégorie reine du sport automobile.

En terminant les deux premiers Grands Prix en dehors du Top 10, le natif de Wiesbaden a dû se dire que la plus haute marche du podium était encore loin. Mais le potentiel des F1 W03 était là en qualifications, son coéquipier s’étant qualifié quatrième puis troisième sur les deux épreuves.

Plutôt que de s’apitoyer sur son sort, Rosberg prit le taureau par les cornes lors du Grand Prix suivant, en Chine, et signa à la fois la première pole position de sa carrière et, surtout, son tout premier succès en Formule 1. Comme un symbole, il offrit également à son équipe une victoire que se faisait tant attendre. L’Allemand n’était alors plus le même homme : il faisait désormais partie du cercle relativement fermé des vainqueurs de Grands Prix.

Avec probablement un poids en moins sur ses épaules, Rosberg s’est plutôt bien illustré lors de la saison européenne en se classant souvent dans le Top 6 et signant, pour son premier Grand Prix à domicile de la saison à Monaco, une très belle deuxième place.

A moins d’une semaine de la reprise du championnat en Belgique, les perspectives sont cependant moins bonnes pour Rosberg qui a vu les performances de sa voiture baisser, lors des deux dernières manches en particulier, pour se retrouver dans le ventre mou du peloton. Les menaces de retrait de plus en plus pressantes du groupe Daimler n’étant pas là pour arranger les choses, gageons que les membres de la marque à l’Etoile aient réussi à faire le nécessaire durant la pause estivale pour recoller aux avant-postes et pourquoi pas permettre à Rosberg de sabrer une nouvelle fois le champagne depuis la plus haute marche du podium.

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