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Hartley : "J'ai compris que je devais me défendre"

S'il est sur le point de perdre son baquet chez Toro Rosso pour 2019, Brendon Hartley se rebiffe !

Brendon Hartley, Toro Rosso

Les chances de Brendon Hartley de rester en Formule 1 la saison prochaine s'amenuisent : Daniil Kvyat a déjà signé un contrat pour 2019 et Red Bull est en négociations avancées avec Nissan e.dams pour racheter le contrat qu'avait signé Alexander Albon en Formule E. L'Anglo-Thaïlandais, actuel dauphin du championnat de Formule 2, rejoindrait alors Kvyat à Faenza et ferait ainsi ses débuts dans l'élite.

Pourtant, Hartley est catégorique : le pilote Toro Rosso affirme disposer d'un contrat en bonne et due forme pour la campagne à venir, et l'ambiance au sein de la Scuderia semble empreinte de malaise alors que Hartley a accusé son écurie d'avoir diffusé une information erronée dans un communiqué de presse. Son avenir est remis en question par diverses rumeurs depuis le printemps, et le fait d'être interrogé à ce sujet à quasiment chaque point presse ne contribue pas à un état d'esprit serein.

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"Je dois constamment répondre à des questions sur mon avenir immédiat", déplore le Néo-Zélandais. "J'imagine que j'ai compris que je devais aussi me défendre un peu. J'ai juste eu le sentiment de parfois devoir ne pas me laisser faire et me battre pour ma propre cause, ce que je fais. Je sais que j'ai fait du très bon travail lors des dernières courses en date, et je me sens vraiment bien."

Brendon Hartley, Toro Rosso STR13
Brendon Hartley, Toro Rosso STR13, dans son cockpit

Directeur de la Scuderia Toro Rosso, Franz Tost a affirmé que le second baquet ne serait pas attribué avant décembre et qu'il revenait à Hartley de faire ses preuves. Malgré un lourd déficit face à son coéquipier Pierre Gasly au classement général, 29 points à quatre, et un score tout aussi désavantageux de 14-5 à l'avantage du Français en qualifications, le principal intéressé estime ne pas avoir à rougir de ses performances.

"Il y a eu quelques courses où le premier tour ne s'est pas bien passé, ou bien où il y a eu un contact au premier tour, et la voiture devant [l'autre Toro Rosso, ndlr] prend l'avantage", commente Hartley, victime d'un certain nombre de problèmes mécaniques et d'incidents de course en 2018. "Il est vrai que cela a parfois été très serré en qualifications, ce qui a un gros impact sur le résultat de course."

"Il y a eu des courses comme l'Autriche, où j'étais parti pour marquer des points et avais vraiment un bon rythme pour ce faire, mais la suspension a lâché [il devançait alors Leclerc, Alonso et Ericsson, qui ont marqué des points, ndlr]. Il y a eu des courses comme la Hongrie, où je me suis qualifié dans le top 10 et nous avons adopté des stratégies différentes – je ne suis pas le seul à y avoir perdu, les Renault et moi nous sommes arrêtés tôt et les autres nous ont fait l'overcut, simplement parce que Pierre avait fait un meilleur premier tour." Un overcut qui n'expliquait toutefois pas pleinement l'écart supérieur à une minute entre les deux Toro Rosso à l'arrivée.

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Quant au Grand Prix du Mexique, Hartley a été handicapé par un blocage de roue qui l'a contraint à rentrer au stand dès le premier tour, alors que Gasly se débarrassait de ses hypertendres après cinq boucles seulement. Les deux hommes ont ensuite chaussé les supertendres aux 24e et 26e tours respectivement, mais alors que Hartley comptait 15,8 secondes d'avance à ce moment-là, il a perdu plus d'une demi-seconde au tour pour franchir la ligne d'arrivée à plus de six secondes de son coéquipier, qui complétait le top 10.

Propos recueillis par Edd Straw

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