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Analyse

Comment intégrer de nouveaux circuits dans un calendrier F1 déjà chargé ?

Imola laissera sa place à Madrid en 2026, mais au moins trois autres nouveaux circuits frappent à la porte de la Formule 1. Faut-il ajouter des triple-headers ou supprimer d'autres courses ?

Lewis Hamilton, Mercedes W15

Photo de: Erik Junius

Annoncer le calendrier de la saison suivante de Formule 1 alors que l'actuelle n'a pas encore bouclé sa première moitié est une manœuvre calculée, dont les dirigeants du championnat semblent faire une habitude. Le calendrier 2025 avait lui-même été révélé en avril l'an dernier, et celui de 2026 vient de l'être.

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Le message envoyé en procédant de la sorte est celui de la paix qui règne entre les différents organes décisionnaires et d'une bonne stabilité commerciale. Mais si cela crée en conséquence un environnement sûr dans lequel investir, cela donne aussi à certains fans l'impression que de nouvelles courses sont ajoutées en permanence.

L'expansion agressive du calendrier a commencé sous l'ère Bernie Ecclestone, sauf qu'à l'époque, le programme était rarement ratifié avant les derniers mois de l'année. Et encore, il était souvent assorti d'astérisques correspondant à quelques dernières validations à trouver. Les temps ont changé, car le calendrier F1 2026 qui vient d'être annoncé ne comporte qu'un seul avertissement : le nouveau Grand Prix de Madrid est dépendant de l'achèvement du circuit.

Pour les plus anciens amateurs de F1, il s'agit d'un scénario familier, mais pas nécessairement rédhibitoire. Certaines zones de peinture étaient encore fraîches lorsque la Corée et Abu Dhabi ont organisé leur premier Grand Prix respectif. Quant aux bâtiments du paddock du circuit indien de Buddh, ils affichaient une singularité architecturale : celle d'un escalier menant à un étage qui n'était pas encore construit...

Le tracé du futur circuit de F1 à Madrid.

Le tracé du futur circuit de F1 à Madrid.

Mais revenons-en à l'identité des épreuves annoncées. Le départ d'Imola au profit de Madrid en 2026 avait déjà été révélé. On sait aussi que Zandvoort est le prochain circuit à figurer sur la rampe de sortie, puisqu'il accueillera son dernier Grand Prix la saison prochaine. Cependant, les changements pourraient se poursuivre, car il y a au moins trois autres circuits qui sont pratiquement assurés de figurer au calendrier F1 lorsqu'ils seront prêts, et il faudra bien leur faire de la place d'une manière ou d'une autre.

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De la Thaïlande à l'Arabie saoudite

L'année dernière, Stefano Domenicali, PDG de la F1, a parlé de 11 nouveaux sites viables ayant exprimé leur intérêt à l'idée d'accueillir des Grands Prix. La liste de ceux qui ont à la fois la volonté politique et les moyens financiers de le faire dans un délai raisonnable est toutefois plus courte : il s'agit de la Thaïlande, du Rwanda et du deuxième circuit construit en Arabie saoudite, le Qiddiya Speed Park.

Une candidature argentine est également possible, en raison de l'énorme intérêt suscité par Franco Colapinto, mais elle dépend d'investissements privés plutôt que du financement du gouvernement central. L'Autodromo Oscar y Juan Gálvez de Buenos Aires nécessiterait également un très important réaménagement.

Le projet thaïlandais, qui s'appuierait sur un circuit urbain à Bangkok, est quant à lui à l'étude depuis au moins trois ans. Stefano Domenicali s'est rendu sur place entre les Grands Prix d'Australie et de Chine, en mars, pour rencontrer à nouveau le premier ministre Paetongtarn Shinawatra. Non seulement la Thaïlande compte un pilote en F1 - Alex Albon court sous licence thaïlandaise - mais le pays abrite également la dynastie Yoovidhya, propriétaire à 51% de Red Bull GmbH. Si la Thaïlande rejoint le calendrier de la F1, cela ne devrait toutefois pas se faire avant 2028.

Alex Albon (Williams) est un atout maître aux yeux des dirigeants thaïlandais.

Alex Albon (Williams) est un atout maître aux yeux des dirigeants thaïlandais.

Photo de: Alex Albon

Le Rwanda entretient lui aussi des liens avec la FIA et la Formule 1. C'est là que s'est tenue la cérémonie de remise des prix de la FIA en décembre dernier et de grandes discussions ont eu lieu avec Stefano Domenicali. L'idée est de construire un circuit permanent près du nouvel aéroport international de Bugesera, qui prend forme à proximité de la capitale rwandaise, Kigali. Il s'agirait d'un emplacement comparable à celui du circuit de Sepang en Malaisie, qui a été créé à côté de l'aéroport international de Kuala Lumpur.

Bugesera est un projet majeur, estimé à hauteur de 1,3 milliard de dollars, et Qatar Airways s'est engagé à prendre une participation majoritaire dans le cadre d'un projet visant à en faire la plus grande plate-forme de trafic aérien d'Afrique. L'aéroport devrait être achevé en 2028, mais les plans du circuit n'existent pour l'instant que sur le papier - dessinés par l'ancien pilote de F1 Alex Wurz.

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, est un allié clé dans ce projet, car les clubs automobiles africains pèsent de façon importante dans les calculs de voix qui le maintiennent au pouvoir.

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Le nom d'Alex Wurz est devenu fréquent dans les nouveaux projets de circuits. C'est lui également qui est à l'origine de la conception du Qiddiya Speed Park, actuellement en construction sur un nouveau site près de la capitale saoudienne, Riyad. Il s'agit d'un grand complexe qui comprendra également une salle de concert et deux parcs à thème lorsqu'il sera achevé en 2027.

Cette nouvelle piste devait initialement remplacer le circuit de Djeddah, qui accueille actuellement le Grand Prix d'Arabie saoudite, mais il est de notoriété commune que le pays souhaiterait accueillir deux manches.

Le futur complexe de Qiddiya City.

Le futur complexe de Qiddiya City.

Photo de: Qiddiya Media

"L'Arabie saoudite est un très grand marché et nous avons une économie très forte", a déclaré le promoteur de la course, le prince Khalid bin Sultan Al-Abdullah Al Faisal, avant le Grand Prix de 2023. "L'idée d'organiser deux courses en Arabie saoudite est donc réalisable. Je ne serais pas surpris que l'Arabie saoudite accueille deux courses dans un avenir proche."

L'Arabie saoudite est l'un des plus gros investisseurs de la F1 grâce à l'accord d'homologation de Djeddah (55 millions de dollars par an) et au parrainage de la compagnie pétrolière publique Aramco (450 millions de dollars sur dix ans), et elle exerce donc une forte influence sur la prise de décision.

La question est donc de savoir où ces nouveaux sites pourraient s'insérer dans l'agenda. Un large consensus existe parmi les concurrents sur le fait que 24 Grands Prix est une limite difficile à dépasser, sachant que le calendrier actuel comporte trois triple-headers pour permettre ce nombre d'épreuves – une méthode largement détestée par tous ceux qui travaillent en F1, à l'exception peut-être des quelques-uns voyageant en jet privé.

Un système d'alternance pour certains circuits ?

Le départ annoncé de Zandvoort ouvre théoriquement une place, mais Qiddiya - premier sur la liste à pouvoir être prêt - ne pourrait pas directement s'en saisir, compte tenu de la préférence de la F1 pour faciliter la logistique en regroupant les épreuves par proximité géographique.

Étant donné que l'Arabie saoudite accueille déjà une course en début de saison, pour laquelle la période du Ramadan entre également en ligne de compte, il serait logique que Qiddiya soit organisée en fin de saison, à des dates proches de celles du Qatar et d'Abu Dhabi.

S'il devait s'agir d'un triple-header, il apparaîtrait plus raisonnable que le terrible enchaînement Las Vegas-Qatar-Abu Dhabi, qui a été tenu pour responsable d'un pic de problèmes de santé parmi le personnel de la F1 ces deux dernières années.

Max Verstappen ne courra bientôt plus à Zandvoort.

Max Verstappen ne courra bientôt plus à Zandvoort.

Photo de: Andrew Ferraro / Motorsport Images

D'autres places devraient également se libérer pour accueillir l'arrivée présumée de la Thaïlande et du Rwanda. Actuellement, le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps fait l'objet d'un accord de "rotation" pour la période 2016-2031, accord qui prévoit qu'il cède sa place à une autre course en 2028 et 2030. D'autres sites souhaitant accueillir des Grands Prix, mais pas nécessairement tous les ans, pourraient suivre cet exemple.

Le contrat de l'Azerbaïdjan court jusqu'en 2026 et, bien que le pays ait exprimé son intérêt pour le maintien de son Grand Prix, il est peu probable qu'un nouvel accord soit conclu sur le modèle de celui de Miami, dont le contrat est valable jusqu'en 2041.

Barcelone est également sous contrat jusqu'en 2026 (sous un autre nom que GP d'Espagne) mais des signes montrent que des organismes aux portefeuilles épais voudraient voir l'épreuve rester – Fernando Alonso a un juteux contrat d'ambassadeur du circuit. Voilà qui ferait de Barcelone un excellent candidat pour une autre alternance à mettre en place.

Parmi les autres circuits arrivant bientôt en fin de contrat, le COTA, à Austin, profite de "l'effet Netflix" pour réaliser actuellement des bénéfices et il a investi massivement dans le resurfaçage : cela ne ressemble pas au comportement d'un complexe qui s'attend à bientôt quitter le calendrier.

Et puis, il y a bien sûr Las Vegas, qui arrive au terme de son contrat initial de trois ans. Les discussions portant sur une prolongation de dix ans se sont refroidies en raison des ventes décevantes de billets, du faible taux d'utilisation de l'hospitalité VIP et des frictions avec certaines parties prenantes locales. Si cet événement mal-aimé devait disparaître, peu de ceux qui travaillent en F1 pleureraient à chaudes larmes.

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