Une F1 Copersucar d'Emerson Fittipaldi est en vente

La Copersucar F5A pilotée par Emerson Fittipaldi en 1978 et 1979 est en vente. Une belle occasion de se remémorer l'histoire de l'écurie brésilienne en Formule 1.

1/11

Photo de: Officina Caira

2/11

Photo de: Officina Caira

3/11

Photo de: Officina Caira

4/11

Photo de: Officina Caira

5/11

Photo de: Officina Caira

6/11

Photo de: Officina Caira

7/11

Photo de: Officina Caira

8/11

Photo de: Officina Caira

9/11

Photo de: Officina Caira

10/11

Photo de: Officina Caira

11/11

Photo de: Officina Caira

Spécialiste des F1 historiques, Officina Caira a annoncé la mise en vente d'une monoplace ayant participé à la saison 1978 du Championnat du monde : la F5A de l'écurie Copersucar. Elle a été pilotée à l'époque par Emerson Fittipaldi, qui était au cœur de ce projet brésilien, et a également participé à certains Grands Prix de la saison 1979. Équipée d'un V8 Ford Cosworth DFV, elle est décrite comme roulante par la société chargée de sa vente. En revanche, son prix n'est pas divulgué publiquement. 

Lire aussi :

L'équipe Copersucar a évolué en Formule 1 sous différentes appellations entre 1975 et 1982, participant à un total de 103 Grands Prix et décrochant trois podiums. Son meilleur classement au championnat constructeurs est une septième place obtenue à l'issue de la saison 1978.

L'histoire de Copersucar en F1

Après s'être fait la main au Brésil en construisant des châssis de karting et de Formule Vee, les frères Wilson et Emerson Fittipaldi ont traversé l'Atlantique à la fin des années 60 pour faire décoller leur carrière de pilote à l'échelon international. Alors que Wilson, l'aîné, connaissait des débuts modestes sur des Brabham privées, Emerson perçait plus rapidement au sein de l'équipe officielle Lotus, et décrochait son premier titre mondial en 1972 avec la 72C, puis la 72D.

Emerson Fittipaldi au volant de la Lotus 72E.

Emerson Fittipaldi au volant de la Lotus 72E.

Fin 1973, alors qu'Emerson ratait un second titre consécutif de peu face à Jackie Stewart (Tyrrell), les frères Fittipaldi décidaient de reprendre leurs activités de constructeur, avec cette fois un projet d'envergure : la création d'une équipe de Formule 1 100% brésilienne. Un projet financé par Copersucar, une coopérative sucrière nationale.

Alors qu'Emerson Fittipaldi poursuivait parallèlement sa campagne en Formule 1, passant de Lotus à McLaren, Wilson Fittipaldi se consacrait pleinement au développement de l'équipe Copersucar-Fittipaldi durant la saison 1974, à l'issue de laquelle Emerson Fittipaldi allait décrocher son deuxième titre mondial au volant de la McLaren M23.

La FD01 et son moteur Cosworth (auquel l'équipe sera fidèle de bout en bout) fit ses débuts en Grand Prix lors de la première course de la saison 1975 en Argentine, qui se soldait par une sortie de route pour Wilson Fittipaldi, et la destruction du premier châssis FD01, alors qu'Emerson s'imposait au volant de la McLaren. Une année laborieuse pour la nouvelle équipe Copersucar-Fittipaldi, tant avec le châssis FD02 que le FD03. Wilson Fittipaldi (remplacé par Arturo Merzario en Autriche après un accident en essais du Brésilien), ne comptant pour meilleur résultat qu'une dixième place à Watkins Glen en fin de saison. De son côté, Emerson Fittipaldi s'inclinait de peu au championnat face à Niki Lauda (Ferrari).

Wilson Fittipaldi au volant de la FD01.

Wilson Fittipaldi au volant de la FD01.

À la surprise générale, Emerson Fittipaldi quittait l'équipe McLaren fin 1975 pour rejoindre "son" écurie Copersucar-Fittipaldi, alors que Wilson mettait un terme à sa carrière de pilote pour se consacrer à la gestion de sa structure de course. Les débuts du double Champion du monde au volant de la FD04 ne furent guère flamboyants, mais "Emo" décrochait les premiers points de l'équipe avec une sixième place lors de la troisième course de la saison à Long Beach, avant de réitérer ce résultat à Monaco, puis à Brands Hatch. Cette même année, Copersucar-Fittipaldi alignait une deuxième voiture à quatre reprises pour un autre Brésilien, Ingo Hoffmann, qui ne put faire mieux qu'une 11e place et trois abandons.

La saison 1977 débutait de façon enthousiasmante pour les frères Fittipaldi. Au volant de la FD04, Emerson alignait deux quatrième places de rang lors des deux premiers Grand Prix (Argentine et Brésil), puis une cinquième place à Long Beach. Ingo Hoffmann disputait les deux premières courses de la saison, contraint à l'abandon en Argentine avant de décrocher une septième place au Brésil, ses dernières courses avec l'équipe. Fittipaldi accrochait encore une quatrième place (Zandvoort) avant de conclure au 12e rang du championnat.

Alors que l'écurie s'engageait désormais sous la bannière de Fittipaldi Automotive pour la saison 1978, la F5A lui permettait de s'établir encore un peu plus parmi les équipes de pointe, Emerson Fittipaldi décrochant le premier podium de la structure brésilienne avec une belle deuxième place dès la deuxième manche à… Jacarapegua (photo ci-dessous), devant ses supporters brésiliens. Fittipaldi allait encore marquer des points à cinq reprises, se classant septième du championnat. La meilleure saison de l'histoire de l'écurie.

Emerson Fittipaldi au volant de la F5A au Brésil, en 1978.

Emerson Fittipaldi au volant de la F5A au Brésil, en 1978.

Après la belle année 1978, 1979 fut une saison plus compliquée pour les frères Fittipaldi, Emerson ne parvenant pas à tirer son épingle du jeu au volant d'une F5A vieillissante, puis guère plus avec la nouvelle F6A. Avec un seul point au compteur, le Sud-Américain concluait le championnat à un lointain 21e rang. Ce fut pire encore pour Alex Ribeiro, engagé pour les deux dernières courses de la saison, et non qualifié les deux fois.

Avec le départ de son sponsor emblématique Copersucar, mais l'arrivée pour 1980 d'un nouveau partenaire principal, les bières brésiliennes Skol, l'équipe Skol Fittipaldi abordait pour la première fois une saison avec deux monoplaces sur une base régulière. Aux côtés d'Emerson Fittipaldi arrivait un jeune Finlandais aux dents longues, un certain Keke Rosberg, qui allait marquer son arrivée en signant un podium dès l'ouverture en Argentine au volant de la nouvelle F1. Son "patron" allait l'imiter peu de temps après à Long Beach, mais les deux hommes connurent une fin de saison plus que décevante avec la nouvelle F7, qui ne décrochait ensuite que deux petits points avec Rosberg à Monza (5e).

1981 fut une année charnière pour l'équipe, à nouveau dénommée Fittipaldi Automotive. À 33 ans, et après avoir vécu deux saisons plutôt difficiles, Emerson Fittipaldi décidait de mettre un terme à sa carrière en Formule 1 (il allait rebondir peu de temps après en CART aux États-Unis). Chico Serra héritait du volant de son illustre compatriote aux côtés de Keke Rosberg. Mais la F8C allait s'avérer peu performante, et aucun des deux pilotes ne put marquer le moindre point lors de cette saison. Pire encore, Rosberg manquait sa qualification à cinq reprises en fin de saison, et Serra par huit fois !

Le seul Chico Serra demeurait au sein de l'équipe pour la saison 1982, disputant la première partie du championnat au volant de la F8D, avant de disposer de la nouvelle F9, avec pour bilan un maigre petit point. Faute de moyens, les frères Fittipaldi se voyaient contraints de stopper l'aventure à l'issue de cette même saison, et leurs monoplaces étaient absentes des plateaux en 1983.

Chico Serra au volant de la F8-D en 1982.

Chico Serra au volant de la F8-D en 1982.

partages
commentaires
Pérez ne pensait pas faire long feu chez Force India

Article précédent

Pérez ne pensait pas faire long feu chez Force India

Article suivant

Sans sacrifier 2021, Williams veut basculer dès que possible sur 2022

Sans sacrifier 2021, Williams veut basculer dès que possible sur 2022
Charger les commentaires
Échanges radio, ou le danger d'une trop grande interprétation Prime

Échanges radio, ou le danger d'une trop grande interprétation

Lewis Hamilton a répondu aux articles le disant "furieux" contre Mercedes après des échanges radio houleux lors du Grand Prix de Turquie. Une mise au point qui rappelle à quel point les extraits radio diffusés en F1 peuvent aussi bien éclairer que déformer une situation réelle.

Formule 1
14 oct. 2021
Vettel : "Certains sujets sont trop importants pour être négligés" Prime

Vettel : "Certains sujets sont trop importants pour être négligés"

Près de quinze ans après son arrivée en Formule 1, Sebastian Vettel a bien changé. Le quadruple Champion du monde n'hésite plus à défendre les causes qui lui tiennent à cœur, telle la protection de l'environnement et des personnes LGBT. Quel avenir aura-t-il à son départ de la Formule 1 ? Le pilote Aston Martin s'est confié à plusieurs médias, dont Motorsport.com Italie.

Formule 1
13 oct. 2021
Comment les arrêts au stand sont devenus une forme d'art en F1 Prime

Comment les arrêts au stand sont devenus une forme d'art en F1

Les arrêts au stand en Formule 1 sont un mélange à vitesse accélérée de haute technologie et de performance humaine. Pat Symonds nous décrit comment cette science des gains marginaux rend les arrêts si rapides.

Formule 1
12 oct. 2021
Les notes du Grand Prix de Turquie 2021 Prime

Les notes du Grand Prix de Turquie 2021

Après le Grand Prix de Turquie, seizième manche de la saison 2021, nous avons attribué les notes suivantes aux pilotes.

Formule 1
11 oct. 2021
Pourquoi Mercedes est plus fort et plus faible qu'il n'y paraît Prime

Pourquoi Mercedes est plus fort et plus faible qu'il n'y paraît

Mercedes et Lewis Hamilton ont dominé la première journée du Grand Prix de Turquie 2021, sur la surface grandement améliorée du circuit d'Istanbul. Mais la position de l'équipe n'est pas tout à fait ce qu'elle semble être. Voici pourquoi.

Formule 1
9 oct. 2021
Le dilemme du cash derrière les choix du calendrier F1 Prime

Le dilemme du cash derrière les choix du calendrier F1

La promesse de Liberty Media selon laquelle toute nouvelle course s'ajoutant au calendrier doit apporter une valeur ajoutée aux fans, aux équipes et à la Formule 1 en général a été remise en question par de multiples facteurs, découlant tous de la pandémie de COVID-19. Mais avec un œil sur le bilan comptable, la F1 va-t-elle à l'encontre de ses promesses avec ses récents projets ?

Formule 1
8 oct. 2021
Pourquoi Pérez n'a pas à s'inquiéter de ses récentes performances Prime

Pourquoi Pérez n'a pas à s'inquiéter de ses récentes performances

Les dernières courses ont été difficiles pour Sergio Pérez. Le pilote Red Bull n'a récolté que 16 points depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne en juillet, et les chances de l'équipe de remporter le championnat des constructeurs ont été compromises. Pourtant, le Mexicain reste optimiste et pense qu'il a tous les outils nécessaires pour améliorer ses performances.

Formule 1
5 oct. 2021
Comment la F1 peut justifier ses quatre courses au Moyen-Orient Prime

Comment la F1 peut justifier ses quatre courses au Moyen-Orient

L'annonce de l'arrivée du Qatar en Formule 1 et de sa présence sur le long terme a montré que le Moyen-Orient avait un grand rôle à jouer dans l'avenir du championnat.

Formule 1
4 oct. 2021