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Actualités

Flashback : Le premier test de Nico Rosberg... à 17 ans

La titularisation de Max Verstappen pour 2015 chez Toro Rosso a amené beaucoup d'observateurs à se demander si ces débuts n'étaient pas trop précipités au vu de l'âge du jeune espoir néerlandais

La titularisation de Max Verstappen pour 2015 chez Toro Rosso a amené beaucoup d'observateurs à se demander si ces débuts n'étaient pas trop précipités au vu de l'âge du jeune espoir néerlandais. En effet, le fils de l'ancien pilote de F1 Jos Verstappen aura 17 ans au moment de son baptême du feu à Melbourne. Pourtant, si la présence d'un pilote mineur en course sera inédite en Formule 1, ce n'est pas la première fois qu'un espoir de moins de 18 ans mettra les pieds dans un baquet.

En effet, fin 2002, l'équipe Williams testa plusieurs jeunes afin de recruter un nouveau pilote d'essais après le départ d'Antonio Pizzonia pour Jaguar. Or, parmi ces pilotes figurait un certain... Nico Rosberg. A ce moment, l'actuel leader du championnat 2014 n'était connu que pour être le fils de Keke Rosberg, le premier Finlandais Champion du Monde de F1. C'était avec... Williams, en 1982, alors que son fils n'était pas encore de ce monde !

20 ans après, Nico sortait de sa première saison monoplace (Formule BMW), où il avait décoché le titre national avec 9 victoires sur 20. Williams n'avait alors aucune intention de le titulariser puisqu'il s'agissait là d'un simple galop d'essai. Il était cependant clair que l'ex-équipe de Keke Rosberg allait garder un œil sur son rejeton si l'expérience s'avérait concluante. Malgré un tête-à-queue et un meilleur tour à près de trois secondes de celui de Juan-Pablo Montoya, la réponse fut oui, y compris du point de vue du Colombien.

"D'où j'étais, j'ai l'impression qu'il a fait du bon boulot. Je suis d'autant plus impressionné qu'il n'a pas beaucoup d'expérience", avait-il déclaré à l'époque.

Le test de Rosberg intervenait alors qu'une vague de "fils de" allait bientôt déferler sur le sport automobile professionnel avec plus ou moins de succès : Nelson Piquet Jr allait débuter en F3 Britannique en même temps que Mathias Lauda. L'Allemand eut plus de réussite que les deux autres fils de Champions du Monde. Une décennie plus tard, c'est au tour de Kevin Magnussen et de Max Verstappen de succéder à leurs pères.

Cet héritage semble plus ou moins lourd selon le palmarès de leurs aînés, mais il reste envahissant en début de carrière, comme l'a relaté Damon Hill, autre "fils de" pour F1 Racing au moment du baptême du feu de Rosberg : "Les gens qui ne comprennent pas le sport pensent que parce que vous avez un nom célèbre, vous devez gagner immédiatement. Ils oublient que notre identité importe peu ; nous devons apprendre, comme tout le monde".

Un phénomène par lequel Rosberg est également passé : désabusés par la réussite de leur rival en Formule BMW, ses adversaires étaient convaincus que son moteur était illégal. Les organisateurs démontèrent alors la voiture mais les commentaires ne cessèrent pas pour autant.

"Mon nom a aidé d'une certaine manière mais les gens ne me respectent pas comme ils le devraient, car ils pensent que je cours seulement grâce à mon père [...]. Si j'arrive à obtenir des résultats, on commencera peut-être à me respecter vraiment", espérait-il à l'époque.

Quatre ans plus tard, Rosberg débuta chez Williams et fit une superbe remontée de la dernière à la septième place avec le meilleur tour en prime. Aujourd'hui, l'Allemand mène le championnat du Monde de F1 et est bien placé pour remporter à son tour le titre mondial.

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