Un sprint plutôt que du nocturne à Miami en 2024 ?
En 2024, il y a plus de chances de voir une course sprint à Miami qu'une course nocturne.
Pour sa troisième édition, en 2024, le Grand Prix de Miami cherchera à tirer les leçons des deux années précédentes en mettant l'accent sur certains points. Pas de révolution toutefois autour du Hard Rock Stadium où, malgré la construction de tribunes supplémentaires dans le premier secteur, la perspective d'une course nocturne est presque définitivement repoussée.
"On a eu des discussions pour éventuellement le faire", rappelle le promoteur Tom Garfinkel à certains médias, parmi lesquels Motorsport.com. Des échanges avec d'autres Grands Prix organisés de nuit ont ensuite permis de conclure à la nécessité de ne pas précipiter cette hypothèse.
"Un certain nombre de promoteurs nous ont beaucoup aidés", explique Tyler Epp, président du GP de Miami. "On a discuté avec Singapour, et Las Vegas plus particulièrement. Pourrions-nous le faire ? Est-ce que ça a du sens ? Mais on n'est pas vraiment allé trop loin dans l'analyse car, à un moment donné, il faut savoir pourquoi on le fait. On doit s'assurer d'avoir une raison justifiée."
"Il est très peu probable qu'on le fasse pour 2024, mais on continuera à l'évaluer. On étudie toujours les manières d'améliorer l'expérience, et si on arrive à un stade où la F1 dit que ça marche vraiment pour nous concernant la diffusion, alors ça prend beaucoup de sens."
Plus qu'une course nocturne, Miami porterait un intérêt davantage marqué pour l'organisation d'un format sprint. D'après les informations de Motorsport.com, les promoteurs américains sont candidats pour être l'un des six Grands Prix choisis en 2024, même si Tyler Epp relativise cette proactivité.
"On est toujours intéressés par la course sprint", admet-il. "Mais je vous dirai aussi que les qualifications ont une véritable valeur pour nous. On voit beaucoup de valeur dans l'expérience des qualifications en F1. Je pense qu'on a beaucoup de fans qui nous ont fait un excellent retour concernant les qualifications traditionnelles. Mais nous sommes là pour soutenir la F1 et si nous avons une opportunité d'accueillir une course sprint à un moment donné, nous le ferons volontiers. Mais ce n'est pas quelque chose que nous recherchons activement."
Plus de roulage avant les F1 ?
Parmi les points clés à améliorer l'année prochaine, la qualité de l'asphalte occupe toujours une place très importante en raison des problèmes rencontrés en 2022. Les travaux effectués pour l'édition 2023 n'ont pas fondamentalement changé les choses et les pilotes se sont à nouveau plaints du manque d'adhérence hors trajectoire.
Le vieillissement naturel de la piste devrait toutefois favoriser l'évolution positive de la situation, tandis que l'organisation de courses annexes plus nombreuses pour déposer de la gomme sur la piste est clairement à l'ordre du jour.
"On a eu des discussions avec la FIA et la F1 pour essayer d'avoir un peu plus de gomme sur la piste avant l'entrée en lice des F1", confirme Tyler Epp. "C'est quelque chose que l'on étudie pour l'an prochain. On essaiera de rendre l'environnement le meilleur possible, mais [en 2023] c'était déjà deux secondes au tour plus rapide et on a vu des dépassements en hausse, y compris pour la tête de course."
Propos recueillis par Jonathan Noble
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