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Horner : Le drapeau rouge était "la bonne chose à faire"

Christian Horner estime que la décision de la direction de course du Grand Prix d'Australie de brandir un drapeau rouge à la suite de l'incident de Kevin Magnussen était la bonne chose à faire.

Christian Horner, Team Principal, Red Bull Racing

La fin du Grand Prix d'Australie risque de faire parler encore un moment, d'autant plus que la Formule 1 vient de plonger dans une pause d'un mois. L'une des questions sur toutes les lèvres depuis dimanche dernier est bien entendu celle de savoir s'il était correct de déployer le drapeau rouge consécutif à l'incident de Kevin Magnussen, alors qu'il ne restait plus que trois tours à parcourir. Et, par voie de conséquence, se pose également la question de la pertinence d'avoir relancé la course par un dernier départ arrêté qui a été synonyme de chaos avec plusieurs accidents et sorties de piste en quelques virages.

Dans le clan Red Bull, Christian Horner comprend la décision prise par le directeur de course Niels Wittich, en faisant reposer l'argumentation sur la volonté de terminer la course sous drapeau vert, une thématique récurrente depuis plusieurs saisons et qui a été à l'origine des désormais célèbres infractions réglementaires du GP d'Abu Dhabi 2021.

LIRE AUSSI - Russell : Red Bull cache son jeu pour ne pas être ralenti par les instances

Interrogé par Motorsport.com sur les circonstances de l'interruption qui a conduit au dernier départ, le directeur de Red Bull Racing s'est montré compréhensif envers la direction de course : "Ça allait forcément être très frustrant d'avoir un drapeau rouge et un nouveau départ à trois tours de l'arrivée. Quand vous êtes le leader, vous ne pouvez que perdre à partir de ce moment-là."

"Vous pouvez comprendre le raisonnement qui consiste à vouloir terminer dans des conditions de course plutôt que de rester derrière la voiture de sécurité pendant trois tours. Ils auraient peut-être pu dégager le circuit et relancer la course [après le Safety Car], je n'en sais rien. Comme dans tous les cas, il y a toujours quelque chose à apprendre."

L'ultime départ arrêté du GP d'Australie 2023.

L'ultime départ arrêté du GP d'Australie 2023.

Dans un passé récent, le consensus chez les équipes a plutôt tourné autour de l'idée de ne pas finir une course sous Safety Car quand cela était possible ; la question du drapeau rouge comme moyen d'éviter cela se pose alors (surtout avec les départs arrêtés rendus possibles depuis plusieurs saisons), puisque cela changerait fondamentalement l'usage de cet instrument, normalement réservé aux cas graves et/ou aux situations où la piste est impraticable.

"C'est quelque chose qui a été discuté", a ajouté Horner. "Je pense qu'il y a toujours eu une préférence pour finir dans des conditions de course, donc si l'arrêt de la course leur permet de nettoyer le circuit, plutôt que de faire les tours restants sous une voiture de sécurité, c'est la bonne chose à faire. Le problème, c'est que lorsque vous êtes la voiture en tête et que vous avez contrôlé une avance de dix secondes tout au long de l'après-midi, c'est une énorme variable qui devient un peu une loterie."

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La question de l'ordre dans lequel la course allait être terminée et le résultat entériné s'est posée, et notamment avec la confusion autour du moment où le classement allait être repris : soit au moment du départ (ce qui a été retenu), soit au moment de la deuxième ligne de Safety Car (selon la jurisprudence de Silverstone 2022).

"La question était de savoir s'ils avaient franchi la ligne de voiture de sécurité, c'était un autre Silverstone [2022], en gros. Nous avons eu un soutien énorme de la part de la salle des opérations, qui dispose de toutes les données dans un environnement calme, donc ils font les calculs, et évidemment de Jonathan [Wheatley] qui travaille avec son équipe. Il était clair que la course n'allait pas reprendre."

Avec Adam Cooper

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