L'inclusion des congés maternité dans le plafond budgétaire inquiète
L'inclusion éventuelle des congés maternité dans le plafond budgétaire F1 figure parmi les points de crispation des discussions autour de l'avenir de la réglementation financière.
Alors que les discussions sont lancées pour poser le cadre de la Formule 1, sur les plans réglementaires et commerciaux, via les prochains Accords Concorde, la question de l'élément essentiel qu'est devenu le budget plafonné est évidemment sur la table. Actuellement, les équipes sont limitées dans leurs dépenses dans un certain nombre de domaines clés, à hauteur de 135 millions de dollars (ou 123 millions d'euros) pour la saison 2025.
Ce système est en place jusqu'en 2026. Même s'il semble globalement fonctionner jusqu'ici, en dépit du dépassement de la limite par Red Bull en 2021, la portée du plafond a parfois été au centre de discussions. Ce fut le cas notamment pour les dépenses liées aux infrastructures, limitées à 45 M$ sur la période 2021-2024, Williams menant avec succès le combat pour que les équipes les moins performantes puissent bénéficier d'une rallonge de 20 M$.
La perspective des nouveaux Accords Concorde, qui régiront la discipline à compter de 2026, devrait amener à une révision du périmètre du plafond budgétaire : l'idée de la première proposition formulée serait d'augmenter le montant de ce budget à 220 M$, tout en y incluant encore plus de postes de dépenses. Ainsi, par exemple, la limite en dépenses d'infrastructure, qui existe aujourd'hui en dehors du plafond, pourrait disparaître pour y être incluse, ce qui aurait pour conséquence de permettre aux équipes de consacrer autant de ressources qu'elles souhaitent à leurs investissements.
Toutefois, selon les informations de Motorsport.com, l'un des points de crispations les plus importants lié à cette première proposition réside dans l'inclusion dans ce budget plafonné de dépenses liées au personnel qui en étaient jusqu'ici exclues. La question des congés maternités semble particulièrement préoccuper les écuries qui, en ces temps de limitations, tentent d'éliminer au maximum les ressources qui ne seraient pas dépensées pour améliorer les performances de la voiture.
Des employés d'Aston Martin.
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images
Or, la conséquence de l'inclusion des congés maternité dans le plafond budgétaire pourrait être de décourager les écuries d'engager des femmes, puisque les remplacer temporairement pendant un congé maternité obligerait les équipes à des dépenses supplémentaires.
Un autre sujet pourrait être celui des dépenses liées aux fêtes qui peuvent être organisées afin de divertir les employés, pour les vacances ou pour Noël par exemple. Si elles venaient à entrer dans le cadre du plafond budgétaire, les écuries pourraient commencer à s'interroger sur l'intérêt de les organiser, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur le moral d'employés déjà soumis à de lourdes charges de travail. Actuellement, les équipes peuvent dépenser jusqu'à 1 M$ pour le divertissement des employés.
Il semble que les inquiétudes sur ces dossiers soient si grandes qu'il est presque certain, à ce stade, que la prochaine proposition ne les inclura plus dans le plafond budgétaire. Une source proche du dossier estime que le montant global du plafond pourrait alors être abaissé à 215 M$, tout en excluant les congés maternités ou encore l'organisation de fêtes de son périmètre.
Avec Jonathan Noble
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