Leclerc : Très, très difficile de rattraper Red Bull avant 2026
Charles Leclerc estime que l'avantage dont dispose actuellement Red Bull sur la concurrence en course ne sera pas facile à effacer d'ici la fin de la réglementation technique actuelle.
Largement promue comme révolutionnaire et devant offrir les conditions d'un resserrement de la hiérarchie et la multiplication des luttes en piste, la réglementation technique mise en place en 2022 a pour le moment surtout accouché d'une domination quasi implacable de Red Bull, qui n'en finit plus de faire tomber certains des records les plus emblématiques.
L'an passé, l'écurie avait permis à Max Verstappen, sur la route de son second titre mondial, de remporter 15 des 22 GP au programme, en dépit d'un début de saison serré. Plus révélateur, Red Bull reste sur une série record de 13 succès consécutifs et a, à ce stade, remporté l'intégralité des épreuves de 2023 sans sembler pouvoir être battu à la régulière.
Alors qu'il reste dix courses au calendrier, un nouveau sacre du Néerlandais ne fait guère de doutes et d'aucuns craignent qu'une telle avance, dans les conditions réglementaires actuelles et notamment les limitations liées au plafond budgétaire, ne puisse être facilement comblée d'ici la fin 2025.
C'est notamment le cas pour Charles Leclerc. À la veille des premiers tours de roue des monoplaces au Grand Prix des Pays-Bas, le Monégasque a abondé dans ce sens. D'abord interrogé par Motorsport.com sur le point de savoir si Ferrari a déjà ce qu'il faut pour retrouver le chemin de la victoire, dans le contexte de l'arrivée à plus ou moins long terme d'ingénieurs venus d'ailleurs, celui qui a offert à la Scuderia son dernier succès s'est montré modérément optimiste.
"Nous avons déjà de très bons ingénieurs. Je pense que l'arrivée de nouvelles personnes nous permettra d'avoir des points de vue différents et nous aidera à progresser encore plus. Mais en dehors de ça, il est évident qu'en regardant l'écart entre Ferrari et Red Bull, surtout en course, il faudra du temps. Nous avons donc besoin de temps pour revenir à ce niveau de performance."
Après 2023, il restera deux années à la réglementation actuelle. Sera-ce selon lui suffisant pour que quelqu'un se mette au niveau de Red Bull ? "C'est ce que nous essayons de faire", a répondu Leclerc à Zandvoort. "Mais il est certain qu'ils ont une marge très importante et qu'il sera très, très difficile de les rattraper avant le changement de réglementation."
De là à dire que la domination Red Bull nuit à la F1 ? "Je pense que la situation est différente de ce qu'elle était par le passé, en ce sens qu'en qualifications, nous sommes beaucoup plus proches les uns des autres que par le passé", a expliqué Leclerc. "Normalement, lorsqu'une équipe domine, c'est lors des qualifications et de la course."
"Mais aujourd'hui, pour une raison ou une autre, avec Red Bull, c'est beaucoup plus en course qu'en qualifications. Les écarts sont beaucoup plus importants en course qu'en qualifications et c'est pourquoi nous travaillons tous sur notre rythme de course, car Red Bull a énormément d'avance. Il y a encore beaucoup de travail à faire."
"Nous avons quelques évolutions à venir lors des prochaines courses qui peuvent nous aider à progresser. Mais avec cette voiture, nous pouvons aussi avoir des surprises inattendues parce qu'elle est si sensible qu'un petit changement peut avoir une grande influence. Et j'espère que ce sera le cas pour nous."
Propos recueillis par Matt Kew
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