Les plus belles courses de McLaren-Mercedes : Luxembourg 1998

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Les plus belles courses de McLaren-Mercedes : Luxembourg 1998
23 févr. 2014 à 12:00

2014 marquera la fin d'une longue association entre deux marques mythiques : McLaren et Mercedes

2014 marquera la fin d'une longue association entre deux marques mythiques : McLaren et Mercedes. Depuis que la firme à l'étoile renforça sa présence en F1 en rachetant l'équipe Brawn GP fin 2009, il semblait évident au fil des ans que cette collaboration touchait à sa fin. Ainsi en 2015, McLaren renouera avec un constructeur qui fit ses beaux jours à la fin des années 80 et au début des années 90, à savoir Honda. Le même constructeur qui s'était retiré fin 2008, laissant place à... Brawn GP. Ironie de l'histoire.

De 1995 à 2014, l'alliance McLaren-Mercedes a connu beaucoup de moments forts, dont – à ce jour – 78 victoires, 76 poles positions, trois titres pilote et un titre constructeur. Après que Williams nous ait présenté le Top 10 des plus belles courses de l'équipe selon son fondateur, c'est le journaliste réputé Alan Henry qui s'est prêté au jeu, en classant les 10 plus belles courses de McLaren avec un moteur Mercedes dans le dos.

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Si les passionnés retiendront surtout le final du Japon 1998 qui couronna pour la première fois l'association McLaren-Mercedes, la course précédente fut probablement le tournant décisif du championnat, et celle qui imposa concrètement Mika Häkkinen en tant que pilote de premier plan. En effet le Finlandais a longtemps attendu avant de remporter sa première victoire à Jerez en 1997. Et encore, ce succès fut éclipsé par le titre de Jacques Villeneuve.

L'année suivante, les changements de réglementation instaurant entre autres des pneus rainurés et des F1 moins larges profitèrent à Adrian Newey qui produisit l'une des ses meilleures monoplaces, la MP4/13. Dominatrice en première moitié de saison, elle permit à son premier pilote de remporter six victoires supplémentaires. Or plus la saison avançait, plus Ferrari grignotait son retard, si bien qu'en fin de saison, la Scuderia avait repris l'avantage côté performance.

Avant que le départ ne soit donné sur le circuit du Nurburgring, qui accueillait ce Grand Prix du Luxembourg – il récupérera l'appellation du Grand Prix d'Europe l'année suivante – les pronostics n'étaient pas en faveur de Häkkinen. Il était à égalité de points et de victoires avec Michael Schumacher, lequel se trouvait en pole position avec son équipier Eddie Irvine à ses côtés. Une victoire de l'Allemand rendrait la tâche de son rival bien plus corsée à Suzuka, et les observateurs ignoraient alors si Häkkinen pouvait supporter la pression, ou s'il était capable de renverser une situation défavorable.

Or sur la grille, son manager et Champion du Monde 1982 Keke Rosberg remarqua que son poulain était alors le plus calme des membres de l'équipe McLaren à cet instant, n'hésitant pas à blaguer avec ses ingénieurs. Cela l'effraya presque, se demandant ce qu'il se passait. Le départ ne le fit pas changer d'avis : les Ferrari gardèrent leur leadership, avec Irvine bloquant idéalement Häkkinen pour favoriser l'envolée de Schumacher. La McLaren mit une quinzaine de tours à dépasser l'Irlandais.

La chasse à l'Allemand était ouverte : Häkkinen aligna les meilleurs tours en course pour recoller à Schumacher, qui s'arrêta en premier au vingt-quatrième tour. C'est alors que le Finlandais prit son rival à son propre jeu. En effet, Schumacher avait pour habitude lorsqu'il chassait le leader de retarder au maximum son arrêt pour profiter d'une monoplace légère en carburant et creuser l'écart le plus possible . Ceci afin de repartir devant son ou ses adversaire(s) après un arrêt au stand éclair, exercice dans lequel Benetton puis Ferrari s'étaient spécialisés.

Cette fois, c'est Häkkinen et McLaren qui allaient s'y essayer, avec le même résultat : quatre tours rapides, un arrêt au stand plus court, et le Finlandais passa en tête devant un Schumacher médusé. L'Allemand aura beau mettre une pression d'enfer sur Häkkinen, celui-ci ne broncha pas, et la deuxième série d'arrêts aux stands n'y changea rien, pas plus que les quelques gouttes de pluie en fin de course. Häkkinen remporta sa septième victoire de la saison, et s'assura d'un avantage idéal de quatre points pour le final de Suzuka.

Après cette course, pas un ne pouvait contester que le Finlandais méritait son titre mondial.

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