Mercedes craint les mêmes difficultés à Bakou qu'à Monaco
Après un GP de Monaco où le comportement de la Mercedes W13 a de nouveau posé problème aux pilotes de l'écurie, le constructeur allemand redoute des difficultés "similaires" pour le Grand Prix d'Azerbaïdjan.
Au sortir de Barcelone, Mercedes affichait un certain optimisme : les difficultés liées au marsouinage avaient drastiquement diminué et la capacité de l'écurie à mieux faire rouler sa voiture près du sol contribuait également à des performances plus en ligne avec les espoirs placés dans la W13, même si d'aucuns appelaient à la prudence quant à ce dernier point. Mais à Monaco, les espoirs ont vite été douchés : non seulement la performance n'était pas particulièrement au rendez-vous au vu de l'écart avec Red Bull et Ferrari mais en plus le pilotage des Flèches d'Argent s'est révélé particulièrement désagréable en raison de son incapacité à encaisser les bosses en Principauté.
Outre le tracé qui semblait déjà en lui-même ne pas appuyer sur les forces de la W13, la différence principale entre Barcelone et Monaco repose sur la surface de la piste, bien plus lisse en Catalogne. Dans ces conditions le "billard" a permis à Mercedes d'entrevoir du mieux, alors que l'asphalte irrégulier de Monte-Carlo a fait dérailler la confiance affichée en Espagne. "Il est certain qu'il a été beaucoup plus difficile de faire fonctionner la voiture à Monaco qu'à Barcelone", reconnaît ainsi Andrew Shovlin, responsable de l'ingénierie de piste dans l'habituel débriefing vidéo du dernier GP.
"À Barcelone, nous avons montré que nous avions un bon rythme de course, même si nous savons qu'il y a encore du travail à faire pour combler l'écart avec Red Bull et Ferrari, mais le défi de Monaco est sa nature à basse vitesse, c'est un circuit très bosselé et nous avons eu des difficultés avec le comportement de la voiture. Cela a affecté la confiance des pilotes pour emmener de la vitesse et cela signifie que nous ne pouvions pas rouler aussi près de l'optimum que nous avions été en mesure de le faire en Espagne."
Et la crainte, désormais, c'est que la piste urbaine de Bakou, théâtre du Grand Prix d'Azerbaïdjan, oppose à la Mercedes les mêmes obstacles, à savoir des bosses qui contraindraient l'écurie à réagir en sortant la voiture de sa fenêtre de fonctionnement pour assurer le confort des pilotes ; aussi l'objectif du travail préalable à ce GP sera d'essayer d'élargir autant que possible cette fenêtre. "Bakou pourrait présenter des défis similaires, nous travaillons sur des domaines pour essayer d'améliorer le comportement, essayer de faire fonctionner la voiture un peu plus près de sa fenêtre optimale."
"Mais nous sommes bien conscients qu'en plus d'ajouter de la performance de base à la voiture, nous devons la faire fonctionner sur un plus grand nombre de circuits. Donc, ce sont toutes ces choses qui vont nous occuper dans la semaine à venir en préparation de Bakou, mais aussi à plus long terme, car il y a d'autres circuits difficiles qui vont se présenter. Mais nous travaillons très dur sur tous ces projets parce que l'équipe et les pilotes veulent à tout prix revenir au premier plan."
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