Prost : L'accord avec McLaren, une "pression positive" pour Renault

Conseiller spécial de Renault Sport F1, Alain Prost est revenu sur l'accord avec McLaren mais aussi sur la sixième place de son écurie au championnat constructeurs en 2017.

Quand bien même le Losange reste encore loin des titres, des victoires et même des podiums presque deux ans après son retour en tant qu'écurie en discipline reine, la sixième place a été saluée comme il se devait par une structure toujours en phase de montée en puissance.

Mais peut-être plus encore que ses résultats somme toute modestes, c'est la perspective de voir l'un des plus grands motoristes de la F1 équiper l'une de ses plus grandes écuries, McLaren, qui alimente une certaine impatience et une certaine pression. Et Alain Prost en est bien conscient.

"Ça va créer de la pression", a-t-il déclaré pour Motorsport.com. "Parce que nous aurons un concurrent de plus dans notre giron. Mais nous savons cela et nous espérons qu’il s’agira d’une pression positive, et [pour gagner] nous devons battre tout le monde, c’est un fait."

Sixième, "pas trop mal"

Battre tout le monde, c'est déjà commencer par battre les écuries qui sont à portée de tir. Et en 2017, faute de pouvoir prétendre à une cinquième place initialement souhaitée, avoir arraché la sixième position lors du dernier Grand Prix est vécu comme une récompense du travail accompli, qui a souvent vu Renault en lutte pour les accessits, et ce malgré une série de défaillances techniques en fin d'exercice.

"Si vous faites le résumé de la saison, la sixième position n’est pas trop mal. À la fin de la seconde partie de saison, nous étions très proches d’être, la plupart du temps, la quatrième équipe en termes de performance."

"Nous avons eu des problèmes de fiabilité, et quand vous avez des problèmes de fiabilité, il faut baisser le niveau de performance. Ce n’est pas une excuse, mais ce que nous avons démontré à Abu Dhabi c'est que quand nous mettons tout bout à bout, avec la pression que nous avons, nous pouvons réussir."

"Si nous avions voulu, nous aurions pu faire un petit peu plus, mais nous voulions également ne pas prendre trop de risques. L’écart par rapport aux avant-postes est toujours grand, mais au moins on commence comme cela à progresser un petit peu. Donc c’est très positif."

"Nous allons aussi améliorer la performance du moteur, mais c’est toujours un risque, c’est toujours un défi pour nous."

La venue de Sainz, "très importante"

Un défi mais avec un petit peu plus de beurre dans les épinards puisque le passage de la septième à la sixième position a entraîné l'obtention, au titre des primes de la saison, de 6,5 millions de dollars (5,53 millions d'euros) de plus. Et même pour un constructeur comme Renault, ce n'est pas rien.

"L’argent est important, parce que quand vous avez plus d’argent, les autres équipes en ont moins ! Et aussi le fait est que la dernière course est très importante, ça donne de la motivation aux gens pendant l’hiver, ils ressentent un petit peu moins de pression, ils sont un petit peu plus heureux de travailler."

Le Professeur estime, enfin, que la décision de faire venir Carlos Sainz dès 2017 a été déterminante dans l'obtention de ce résultat final. "[Ça a été] très important pour nous."

"Évidemment, nous ne savons pas si nous allons le conserver à la fin 2018, mais nous devions faire ce choix, parce que nous ne sommes pas encore en position d’être Champions du monde. Nous verrons ce qui va se passer l’année prochaine sur le marché, car c’est très ouvert. Il faut nous concentrer sur le travail avec Carlos et Nico [Hülkenberg]."

Avec Adam Cooper

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Séries Formule 1
Pilotes Alain Prost , Carlos Sainz Jr.
Équipes Renault F1 Team , McLaren
Type d'article Actualités