Prost juge Verstappen seul capable de faire une vraie différence
Dans une F1 moderne où le pilote ne peut plus tout contrôler, Alain Prost estime que Max Verstappen sort clairement du lot dans ce domaine.
En 2023, Max Verstappen et Red Bull ont plusieurs fois donné le sentiment de frôler la perfection, dans une saison que le tandem a littéralement écrasé de par sa domination. Un sentiment qui, toutefois, est difficile à atteindre pour un pilote selon Alain Prost. Le quadruple Champion du monde, évoquant son cas personnel, estime n'avoir connu ce véritable état de grâce qu'à quelques reprises durant sa carrière.
"J'ai fait 199 Grands Prix et il y en a peut-être trois ou quatre où j'ai touché la perfection", confie-t-il dans un entretien avec Motorsport Magazine. "Mais à mes yeux, la perfection ne dépend pas de soi-même. C'est une combinaison du travail, des réglages et de ce que je fais avec la voiture."
Ce travail auquel il fait allusion, le Français l'a vu évoluer avec la F1 moderne. Interrogé sur le pouvoir qu'ont les pilotes aujourd'hui pour faire une telle différence par eux-mêmes, il hésite. Actuellement, Alain Prost perçoit Max Verstappen comme le seul qui puisse le faire, sans doute par la nature de l'environnement dans lequel il évolue. "On peut le sentir, par exemple, avec Max, parce qu'il semble y avoir plus de contrôle, mais seulement avec lui", avance-t-il.
Car l'ancien dirigeant de Renault, qui n'a désormais plus de fonction dans une équipe, rappelle que les pilotes ne sont plus en mesure aujourd'hui d'avoir la main sur la totalité des paramètres et doivent se reposer sur l'immense travail de traitement des données effectué par les ingénieurs.
"J'étais encore en F1 il y a deux ans, j'ai pu voir la manière dont ils travaillent, et c'est complètement différent", explique Alain Prost. "Quand je courais, j'avais une vision globale parfaite de tout, et aujourd'hui c'est impossible. Quand il y a un briefing avec 35 personnes, on ne peut pas avoir le même sentiment."
"Quand on faisait un briefing avec Ayrton [Senna] et Niki [Lauda], il y avait cinq personnes autour de la table. Mais le briefing était une chose. Ensuite, on continuait toute la journée et le soir à réfléchir, à modifier des choses. Je modifiais le setup sur la grille, et c'est quelque chose que j'ai dû faire au moins une centaine de fois en 199 Grands Prix. C'est un minimum. Pour moi, c'était de la course à l'état pur."
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