Formule 1 GP de Grande-Bretagne

Red Bull évoque "une course très bizarre" à Silverstone

Christian Horner, le directeur de l'écurie Red Bull, est revenu sur un Grand Prix de Grande-Bretagne où les écuries de pointe ont affiché des performances fluctuantes au fil des tours et de l'évolution des conditions de piste.

Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Photo de: Erik Junius

Après une longue domination de l'écurie Red Bull, les forces se sont clairement resserrées en Formule 1, McLaren se mêlant depuis plusieurs mois à la course en tête, Lando Norris, principalement, s'étant positionné comme le rival numéro un de Max Verstappen. Et si Ferrari, qui s'était un temps hissée aux premiers rangs, connaît un coup d'arrêt, Mercedes est venue à son tour s'inviter à la bagarre, la structure de Brackley ayant même remporté les deux derniers Grands Prix en date, avec George Russell en Autriche puis Lewis Hamilton à Silverstone.

En Angleterre justement, la hiérarchie a été particulièrement compliquée à lire, la course ayant été marquée par des conditions de piste très changeantes, chaque équipe affichant des performances différentes en fonction des circonstances, du niveau d'adhérence, et de la température.

Les Mercedes ont ainsi été dominatrices lors de la première partie de la course mais, si George Russell s'est montré imperturbable lors des premiers tours, Lewis Hamilton a subitement haussé son rythme lorsque sont apparues les premières gouttes de pluie, pour s'installer en tête devant son équipier. Puis les W15 n'ont pu résister à la McLaren de Lando Norris, qui passait coup sur coup Russell et Hamilton lors de l'intensification de la première averse.

Max Verstappen est, lui, resté derrière le trio de tête durant la majorité de la course, mais le Néerlandais a à son tour accéléré la cadence lors des derniers tours, sur une piste sèche, ce qui lui a permis de remonter à la deuxième place et de terminer sur les talons du vainqueur Hamilton.

Pour Christian Horner, le directeur de l'écurie Red Bull, le Grand Prix de Grande-Bretagne a été difficile à anticiper depuis le muret des stands.

"C'était une course très bizarre", commente le Britannique. "Je pense que, si quelqu'un peut m'expliquer le rythme [des Mercedes], il serait très fort, car [ce rythme] a semblé évoluer. La Mercedes a toujours été plus forte dans des conditions plus fraîches, et ils semblaient avoir les choses en main. Puis Lewis s'est réveillé lorsqu'il a commencé à pleuvoir, et la McLaren s'est vraiment réveillée [elle aussi] et les a dépassés tous les deux. La situation évoluait donc en fonction de ce qui se passait."

"Dans ces conditions, on aurait pu s'attendre à ce que Max accélère à son tour, mais il était en difficulté à ce moment-là", continue Horner. "Puis, lorsque le circuit a commencé à sécher, le rythme est revenu et nous étions parfois six ou sept dixièmes plus rapides que Lewis et Lando [Norris]."

Le pneu, facteur variable ?

Mercedes, McLaren et Red Bull ont connu des variations de performances à Silverstone.

Mercedes, McLaren et Red Bull ont connu des variations de performances à Silverstone.

Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images

Difficile ainsi d'établir le réel niveau de performance de chacun, mais Christian Horner a une idée de ce qui a pu introduire une telle variable au fil des tours du Grand Prix de Grande-Bretagne.

"Je pense que tout est une question de pneus", estime le Britannique. "Je pense qu'il s'agit d'un pneu qui fonctionne à un certain moment, dans certaines conditions, qu'il fasse chaud ou froid. Différentes voitures font travailler les pneus de différentes manières, et on en a vu un aspect extrême lorsque le circuit est passé d'humide à mouillé, et de nouveau sec."

Une théorie reprise par Toto Wolff, le directeur de l'écurie Mercedes. "Nous contrôlions vraiment le rythme en début de course, et c'était très encourageant", a déclaré le dirigeant autrichien. "Ensuite, il a commencé à pleuvoir et on a pu voir l'énorme performance de la McLaren. Ils étaient tout simplement dans la zone de confort du pneu. Mais nous sommes revenus. Et dans d'autres conditions, je pense que nous avions la situation en main."

Derrière le quatuor de tête – Oscar Piastri termine au pied du podium sur la seconde McLaren –, Carlos Sainz a terminé cinquième après avoir lui aussi repris plusieurs positions dans des conditions d'adhérence humide, alors que la monoplace de l'Espagnol était encore chaussée de pneus slicks.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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