Ricciardo sur son arrêt raté : "C'est en partie ma faute"

Daniel Ricciardo assume sa part de responsabilité dans l'arrêt au stand qui lui a fait perdre un temps précieux au Grand Prix de Russie.

Ricciardo sur son arrêt raté : "C'est en partie ma faute"

À l'arrivée du Grand Prix de Russie, Daniel Ricciardo était le mieux placé des pilotes McLaren, un résultat fort inattendu au vu du scénario de la course. En effet, tandis que Lando Norris jouait la victoire jusqu'au bout, Ricciardo s'est maintenu à la cinquième place jusqu'à la première salve d'arrêts au stand, n'ayant pu profiter d'un bon temps de réaction à l'extinction des feux.

"Je pense que c'est dur ici car c'est une si longue pleine charge jusqu'au premier virage", regrette l'Australien au micro de Sky Sports F1. "L'envol a été trop bon et à un moment j'ai dû lever le pied, car j'allais perdre l'aspiration. J'ai levé le pied pour me remettre dedans, et j'ai perdu tout mon bon travail. Peut-être que sur un autre circuit ce départ aurait été bénéfique."

Ricciardo a ainsi résisté à la Mercedes de Lewis Hamilton tout au long du premier relais, mais son premier changement de pneus s'est éternisé et il a repris la piste au 14e rang provisoire, alors qu'il aurait probablement été 13e autrement. Or, Hamilton avait plus de deux secondes d'avance après son propre arrêt.

"Je ne veux pas être trop critique, car l'arrêt au stand qui devait être parfait c'était celui de la semaine dernière (sic) et l'équipe l'a fait", ajoute l'intéressé, en référence à la victoire remportée à Monza. "En fait, c'est en partie ma faute aujourd'hui car quand je suis arrivé j'ai un peu bloqué les roues et j'ai glissé un peu trop loin. J'ai vu que les mécaniciens devaient s'adapter. Je ne sais pas s'il y avait un problème après ça, mais quoi qu'il en soit j'ai sûrement fait perdre une seconde. Je pense que même si nous étions ressortis devant Lewis, il m'aurait passé à un moment."

Daniel Ricciardo, McLaren MCL35M

Au gré des arrêts au stand de ses rivaux, Ricciardo est malgré tout remonté à cette cinquième place, notamment jusqu'à une averse qui a fortement chamboulé la hiérarchie en fin d'épreuve. Huitième pilote à passer par les stands, le pilote McLaren a gagné du temps par rapport à certains adversaires, en a perdu par rapport à d'autres, et a notamment profité de la déconvenue de son coéquipier Norris pour se classer quatrième à l'arrivée.

"Je demandais au muret des stands si la pluie s'intensifiait, car une partie de la piste était plus ou moins sèche, c'est la partie éloignée qui était humide", explique-t-il. "Et nous [pilotes] sommes la meilleure référence pour ça. J'ai donc dit que je n'arrivais plus à rester en piste au virage 5, au virage 7. Pour moi, il était clair qu'il fallait que je rentre prendre les intermédiaires, car au virage 7, je suis sorti très près du mur."

"La question ne se posait donc même pas pour moi. J'ai dit à l'équipe qu'il fallait que je rentre. Je pense que nous sommes normalement les meilleurs juges pour cela, car c'est nous qui avons la sensation de la piste. Je ne parle pas de la situation de Lando, mais pour moi au moins, c'était clair. Et avec le recul, c'était probablement encore mieux un tour plus tôt. Nous n'avons probablement pas fait ça à la perfection, malgré tout. Mais je pense que c'était quand même la bonne décision."

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Malgré la dégringolade de Norris, qui est resté en piste coûte que coûte pour tenter de conserver la victoire – "un désastre", reconnaît Ricciardo –, McLaren a marqué 19 points précieux au championnat des constructeurs et creuse un peu plus l'écart sur Ferrari.

"Je suis très content, malgré la déception quant à ce qui s'est passé du côté de Lando, de la course que Daniel a pu réaliser aujourd'hui, encore une fois, ainsi que des qualifications", se satisfait Andreas Seidl, directeur d'équipe. "Il a fait une super course aujourd'hui, il a marqué des points importants pour lui et pour notre bataille au championnat des constructeurs." Ricciardo a engrangé 45 unités depuis la trêve estivale, mieux que quiconque à l'exception des deux candidats au titre, et presque autant que lors de la première moitié de saison toute entière (50).

Propos recueillis par Oleg Karpov

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