Russell : Le matelas de points me permet de tenter plus de choses

George Russell a expliqué que les points accumulés par Williams plus tôt dans la saison lui avaient permis d'être plus à l'attaque lors des derniers Grands Prix.

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Alors que son dernier point inscrit auparavant remontait au Grand Prix d'Allemagne 2019 avec Robert Kubica, Williams a engrangé un total de 23 unités en cinq courses cette saison, du GP de Hongrie au GP de Russie. Une moisson bienvenue et qui a eu pour effet de mettre la structure détenue par Dorilton Capital à l'abri, en théorie, du retour de ses deux poursuivantes au championnat constructeurs, à savoir Alfa Romeo (sept points) et Haas (zéro).

Ayant inscrit 16 de ces 23 points, en signant au passage son premier podium en discipline au terme du très court GP de Belgique, George Russell a expliqué que l'avance dont disposait son écurie lui avait ôté de la pression et permis d'essayer des choses différentes, notamment dans les premiers tours de course. À Austin le week-end dernier, il s'est ainsi retrouvé 14e après être parti 20e.

"Je pense que la pression est en quelque sorte tombée de mes épaules depuis un moment maintenant pour ces premiers tours. Et j'ai plus de confiance pour vraiment attaquer et tenter le coup. Et de P20 à P14, c'était un bon départ pour moi. Je pense que, dans la position où nous sommes au championnat, nous avons cette petite marge qui me permet de repousser mes limites."

"Pour être honnête, j'apprécie. Je ne suis pas un pilote qui fait beaucoup d'erreurs habituellement. Mais j'ai voulu me dépasser, et nous avons vu une erreur lors des EL3 [à Austin], nous avons vu une petite erreur lors des qualifications à Zandvoort. J'essaie de repousser mes limites pour voir s'il y a quelque chose de plus à tirer dans ces dernières courses. Mais je pense que j'ai en quelque sorte réaffirmé ma stratégie globale, à savoir que vous n'avez pas besoin de piloter à 110% pour tirer le meilleur parti de la voiture, parfois vous allez seulement moins vite."

Outre la situation comptable de Williams, le fait que son propre avenir s'écrive à partir de l'année prochaine chez Mercedes a également été source de confiance. "Juste moins de pression, je pense, vis-à-vis du fait que nous sommes dans une position de confort relatif au championnat constructeurs, et aussi, sur le plan personnel, que tout a été confirmé pour l'année prochaine."

"Je suis dans une position très stable personnellement, et juste capable d'aller en piste, d'essayer de nouvelles choses et de ne pas avoir peur de faire quelques erreurs. C'est une position similaire à celle dans laquelle je me suis trouvé en 2019, quand je pouvais aller en piste, tenter de nouvelles choses et continuer à essayer de construire cette boîte à outils pour m'améliorer, et comme je l'ai dit, être dans une position où je n'ai pas peur de faire des erreurs."

Malgré son bon départ au GP des États-Unis, Russell n'a pas pu faire mieux que la 14e place sous le drapeau à damier, estimant que le Circuit des Amériques n'était pas adapté à la voiture. "Globalement, ce week-end, nous avons eu du mal à trouver du rythme. C'est un circuit très étrange, il n'y avait pas beaucoup d'adhérence avec le tarmac, et je pense que tous les pilotes glissaient beaucoup, nous n'avons pas optimisé cela et n'en avons pas tiré le meilleur parti."

"Je suis parti dernier, j'ai pris un bon départ jusqu'en 14e position, et je suis resté là, rien de gagné, rien de perdu. Et évidemment nos rivaux d'Alfa n'ont pas marqué de points. Je pense que l'appui était vraiment, vraiment la clé ce week-end. Une de ces courses où les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres, et je pense que nous savons où nous en sommes avec l'appui aérodynamique, nous ne sommes pas au niveau des meilleurs."

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