Le second départ de Bakou plébiscité par les pilotes

En dépit d'un drapeau rouge tardif, les pilotes de F1 ont accepté la décision de boucler les deux tours manquants du Grand Prix d'Azerbaïdjan après un départ arrêté.

Le second départ de Bakou plébiscité par les pilotes

Alors qu'il ne restait qu'une poignée de tours à parcourir au Grand Prix d'Azerbaïdjan, le pneu arrière gauche de Max Verstappen a rencontré une défaillance dans la ligne droite de départ/arrivée et a causé l'abandon du Néerlandais. L'incident, ayant semé des débris en carbone sur la piste, a poussé dans un premier temps la direction de course à sortir le Safety Car avant de brandir le drapeau rouge.

Traditionnellement, lorsque le drapeau rouge est présenté si tard dans la course, celle-ci ne va pas à son terme. Cependant, alors que les pilotes patientaient dans la voie des stands dans l'attente d'une décision, Michael Masi, le directeur de course, a annoncé la reprise du Grand Prix, qui s'est transformé en sprint de deux tours. Une fois encore, la catégorie reine a relancé la course par un départ arrêté, une règle ayant fait son apparition au Grand Prix d'Italie 2020. Pierre Gasly, vainqueur de cette épreuve et troisième à Bakou, a salué cette décision, plaisantant sur la possible influence de Liberty Media, propriétaire de la discipline.

"Les Américains ont pris le contrôle donc je ne suis pas vraiment surpris que nous ayons privilégié le divertissement !", a gloussé Gasly, interrogé par Motorsport.com. "J'étais plutôt content, cela apporte toujours un peu plus de folie et provoque une poussée d'adrénaline. Je savais qu'il allait y avoir des opportunités car on ne roulait que pour deux tours. Nous étions tous comme des lions hors de leur cage."

"Tout le monde a tenté le tout pour le tout et essayé de gagner autant de positions que possible en un temps très court. Je n'ai pas vu le replay des deux derniers tours mais je dois dire que de mon côté, c'était très intense. J'ai vraiment apprécié. J'espère qu'à l'avenir, [la direction de course] prendra la même décision."

Sur ce sujet, Masi a révélé qu'il n'y avait "aucune raison" de ne pas reprendre le Grand Prix. Cette relance a par ailleurs permis à Sergio Pérez de décrocher sa première victoire avec Red Bull après que Lewis Hamilton a manqué son premier freinage. Le pilote mexicain se satisfera de cette règle uniquement si la direction de course se montre cohérente dans son application.

"À Imola, nous n'avons pas eu un départ arrêté", a indiqué Pérez, faisant référence au Grand Prix d'Émilie-Romagne 2021, lui aussi interrompu par le drapeau rouge en raison de l'accrochage entre Valtteri Bottas et George Russell. "Je pense que c'était plus judicieux à cause de la pluie, seul le côté droit de la piste était humide. Tant que nous restons cohérents, cela aidera les fans à rester devant la télévision. Ils ont eu droit aux deux tours les plus agréables de la course, mais cela m'a rendu la tâche très difficile."

Lire aussi :

Sans aucune doute, Fernando Alonso est le grand vainqueur du second départ. L'Espagnol s'élançait dixième et est remonté à la sixième place, obtenant ainsi son meilleur résultat depuis son comeback en F1. "Nous devons réfléchir à la multiplication de courses de deux tours : 25 courses de deux tours ou quelque chose comme ça !" s'amusait-il au terme de l'épreuve. "Je pense que c'était divertissant, les pilotes étaient très agressifs sur ces deux tours car il n'y avait pas besoin de prendre soin des pneus."

Néanmoins, Sebastian Vettel a tenu à nuancer, expliquant que les Grands Prix deviennent "de plus en plus axés sur la création d'un spectacle" et demandant à la F1 de ne pas trop s'éloigner de ses racines. "J'espère que les courses seront plus passionnantes à l'avenir", a déclaré le quadruple Champion du monde. "Je pense que c'était une super course en raison des différentes choses qui se sont passées, mais nous devons faire attention à ce que cela ne devienne pas trop artificiel."

partages
commentaires
Drapeau rouge : la sanction de Norris pouvait être plus lourde

Article précédent

Drapeau rouge : la sanction de Norris pouvait être plus lourde

Article suivant

Riccardo Patrese, le véritable gentleman sans ego

Riccardo Patrese, le véritable gentleman sans ego
Charger les commentaires
Échanges radio, ou le danger d'une trop grande interprétation Prime

Échanges radio, ou le danger d'une trop grande interprétation

Lewis Hamilton a répondu aux articles le disant "furieux" contre Mercedes après des échanges radio houleux lors du Grand Prix de Turquie. Une mise au point qui rappelle à quel point les extraits radio diffusés en F1 peuvent aussi bien éclairer que déformer une situation réelle.

Formule 1
14 oct. 2021
Vettel : "Certains sujets sont trop importants pour être négligés" Prime

Vettel : "Certains sujets sont trop importants pour être négligés"

Près de quinze ans après son arrivée en Formule 1, Sebastian Vettel a bien changé. Le quadruple Champion du monde n'hésite plus à défendre les causes qui lui tiennent à cœur, telle la protection de l'environnement et des personnes LGBT. Quel avenir aura-t-il à son départ de la Formule 1 ? Le pilote Aston Martin s'est confié à plusieurs médias, dont Motorsport.com Italie.

Formule 1
13 oct. 2021
Comment les arrêts au stand sont devenus une forme d'art en F1 Prime

Comment les arrêts au stand sont devenus une forme d'art en F1

Les arrêts au stand en Formule 1 sont un mélange à vitesse accélérée de haute technologie et de performance humaine. Pat Symonds nous décrit comment cette science des gains marginaux rend les arrêts si rapides.

Formule 1
12 oct. 2021
Les notes du Grand Prix de Turquie 2021 Prime

Les notes du Grand Prix de Turquie 2021

Après le Grand Prix de Turquie, seizième manche de la saison 2021, nous avons attribué les notes suivantes aux pilotes.

Formule 1
11 oct. 2021
Pourquoi Mercedes est plus fort et plus faible qu'il n'y paraît Prime

Pourquoi Mercedes est plus fort et plus faible qu'il n'y paraît

Mercedes et Lewis Hamilton ont dominé la première journée du Grand Prix de Turquie 2021, sur la surface grandement améliorée du circuit d'Istanbul. Mais la position de l'équipe n'est pas tout à fait ce qu'elle semble être. Voici pourquoi.

Formule 1
9 oct. 2021
Le dilemme du cash derrière les choix du calendrier F1 Prime

Le dilemme du cash derrière les choix du calendrier F1

La promesse de Liberty Media selon laquelle toute nouvelle course s'ajoutant au calendrier doit apporter une valeur ajoutée aux fans, aux équipes et à la Formule 1 en général a été remise en question par de multiples facteurs, découlant tous de la pandémie de COVID-19. Mais avec un œil sur le bilan comptable, la F1 va-t-elle à l'encontre de ses promesses avec ses récents projets ?

Formule 1
8 oct. 2021
Pourquoi Pérez n'a pas à s'inquiéter de ses récentes performances Prime

Pourquoi Pérez n'a pas à s'inquiéter de ses récentes performances

Les dernières courses ont été difficiles pour Sergio Pérez. Le pilote Red Bull n'a récolté que 16 points depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne en juillet, et les chances de l'équipe de remporter le championnat des constructeurs ont été compromises. Pourtant, le Mexicain reste optimiste et pense qu'il a tous les outils nécessaires pour améliorer ses performances.

Formule 1
5 oct. 2021
Comment la F1 peut justifier ses quatre courses au Moyen-Orient Prime

Comment la F1 peut justifier ses quatre courses au Moyen-Orient

L'annonce de l'arrivée du Qatar en Formule 1 et de sa présence sur le long terme a montré que le Moyen-Orient avait un grand rôle à jouer dans l'avenir du championnat.

Formule 1
4 oct. 2021