Pérez solide : "Si nous sommes forts ici, nous pouvons l'être partout"
Sergio Pérez s’est assuré une deuxième position tranquille à l’arrivée du Grand Prix du Japon de Formule 1, permettant ainsi à Red Bull de signer son troisième doublé en quatre manches cette saison.
Auteur du second temps des qualifications, samedi, derrière la Red Bull de son coéquipier Max Verstappen, Sergio Pérez espérait sans doute représenter une menace plus importante qu’il ne l'a finalement été pour la victoire.
Mais après un Grand Prix lors duquel il a concédé un peu plus de douze secondes à son chef de file tout en maintenant un avantage sain de près d’une dizaine de secondes sur les Ferrari, le Mexicain a assuré l’essentiel, se montrant au niveau attendu par l’équipe de Milton Keynes, ce que ne manquait d’ailleurs pas de lui faire immédiatement remarquer son directeur d’équipe Christian Horner dans la radio, lors du tour de décélération.
"Très, très solide performance ! Belle prestation d’équipe", s’est ainsi réjoui le Britannique, heureux de voir la domination de Red Bull en ce début de championnat commencer à se matérialiser de manière plus nette au championnat du monde des pilotes, et le groupe propulseur Honda rebadgé Red Bull Powertrains réaliser une belle performance sur le sol japonais.
Assez près et assez loin à la fois
Max Verstappen a conservé les commandes du Grand Prix au départ, avant que la course ne soit interrompue par drapeau rouge en raison d’un accrochage entre la Williams d’Alexander Albon et la VCARB de Daniel Ricciardo, tous deux contraints à l’abandon.
Près de trente minutes plus tard, Sergio Pérez disposait ainsi d’une nouvelle opportunité de tenter de menacer son équipier pour les commandes de la course sur un nouveau départ arrêté, sans succès : le Néerlandais faisait alors étal de son modus operandi habituel, parvenant à se ménager une avance supérieure à la seconde en seulement deux boucles pour se sortir de la zone d’activation du DRS et dérouler son rythme. Dans le même temps, une légère erreur de Pérez dans la sortie du deuxième Degner permettait à Verstappen de se ménager une autre seconde d’avance et laisser le Mexicain surveiller Lando Norris dans ses rétroviseurs pendant quelques kilomètres plutôt que de se montrer agressif.
Il s’agira là de la seule petite faute de Pérez, auteur d’un Grand Prix par ailleurs bien exécuté, mais demeurant finalement en moyenne deux à trois dixièmes plus lent que son équipier au tour pendant l’ensemble de la course.
"C'était un bon week-end pour l'équipe, surtout en ce qui concerne le départ et le restart. Mon deuxième départ a été meilleur, mais pas assez pour avoir Max. Nous avons été distancés par Lando [Norris] et j'ai donc dû trop forcer sur le relais en mediums, mais sur le relais en durs, j'ai été capable d'attaquer et de revenir."
"Je pense que nous sommes dans une bonne dynamique. Ici, l'année dernière, c'était probablement mon pire week-end, donc si nous sommes forts dans des endroits comme celui-ci, je pense que nous pouvons être forts partout", n'a pas manqué de faire remarquer celui qui adresse ainsi un message clair à son équipe en vue de son renouvellement de contrat.
Longtemps détenteur du meilleur tour en course avant de se faire ravir le point associé par Verstappen en fin de Grand Prix, Pérez conforte sa deuxième place au général grâce aux 18 points de la deuxième place.
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