Steiner questionne l'impartialité des commissaires

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Steiner questionne l'impartialité des commissaires
Par : Ben Anderson
Co-auteur: Adam Cooper
18 août 2018 à 17:00

Directeur de l'écurie Haas, Günther Steiner croit que les commissaires de la Formule 1 sont influencés par la réputation et le standing des pilotes et écuries qui font l'objet d'enquêtes, malgré leurs efforts pour rester impartiaux.

Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18, devant Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18, devant Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18
Fernando Alonso, McLaren MCL33, devant Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18, et Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33
Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-18
Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-18
Guenther Steiner, Team Principal, Haas F1 Team, parle à la presse
Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-18, devant Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Charlie Whiting, Race Director, FIA
Pierre Gasly, Scuderia Toro Rosso STR13 et Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-18

Romain Grosjean a été gêné par Max Verstappen lors des qualifications du Grand Prix de Hongrie, mais Verstappen a échappé à toute sanction quand les commissaires ont décidé que les conditions pluvieuses et le ralentissement d'une autre voiture devant lui signifiaient qu'il n'avait pas gêné la Haas de façon évitable, comme le définit le règlement.

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À Silverstone en 2017, Lewis Hamilton n'a pas été pénalisé non plus lorsqu'il a bloqué Grosjean, les commissaires ayant établi que le Français n'avait pas perdu les trois dixièmes qu'il affirmait avoir laissé filer dans l'incident.

Les pilotes Haas ont été convoqués par les commissaires à plusieurs reprises récemment, Kevin Magnussen ayant été sanctionné pour avoir tassé Pierre Gasly dans le mur à Bakou et réprimandé pour avoir dangereusement gêné Charles Leclerc au Grand Prix d'Espagne. Quant à Grosjean, il a été pénalisé pour avoir provoqué un carambolage au premier tour en Espagne et pour avoir percuté Esteban Ocon au départ en France.

Günther Steiner avait déclaré qu'il était injuste de pénaliser Grosjean en Espagne, qualifiant son pilote de "cible facile", et avait déjà remis en question la cohérence des décisions des commissaires suite à la pénalité de dix secondes infligée à Grosjean pour avoir percuté Ocon au Brésil la saison dernière.

Lorsque Motorsport.com lui demande s'il pense que les commissaires sont durs avec Haas, Steiner répond : "C'est facile de s'en prendre à nous, j'imagine que c'est ce que vous dites ? Parfois, nous n'arrangeons rien en nous mettant dans cette position – si on n'avait pas besoin d'aller voir les commissaires, on ne serait pas pénalisé. Mais s'il y a une décision à prendre, je pense quand même que la sanction dépend de qui on est. Tout devrait se faire dans l'anonymat."

Nous lui demandons alors s'il a le sentiment que le système est biaisé selon le nom et la réputation des concurrents. "C'est possible", indique l'Italien avec prudence. "Je n'ai pas de preuves, donc je ne peux pas le prouver, mais c'est possible."

Whiting ne nie pas

Directeur de course de la F1, Charlie Whiting reconnaît qu'il est possible que les commissaires soient inconsciemment influencés par la réputation des pilotes, bien que cela ne doive pas jouer un rôle dans leurs décisions.

"Qu'un pilote ait neuf points sur sa licence ne devrait pas influencer la décision des commissaires", déclare Whiting, interrogé par Motorsport.com au sujet des commentaires de Steiner. "S'ils pensent qu'ils ne devraient pas lui en donner trois parce qu'il sera suspendu pour une course, ça ne devrait pas être pris en compte, mais est-ce que ça joue un rôle inconsciemment, je ne sais pas."

Whiting a minimisé la comparaison entre l'incident Grosjean/Verstappen et la pénalité infligée à Sebastian Vettel pour avoir gêné Carlos Sainz en Autriche, soulignant que l'incident de Vettel était "un cas de gêne clair".

"Je pense que ça avait l'air pire que ça ne l'était vraiment à cause de Romain, parce qu'il a levé le pied ; au lieu de tout donner, il a juste semblé abandonner. Verstappen accélérait à ce moment-là et je ne pense pas que Grosjean aurait pu tenir son rythme. Pour moi, ce n'était pas pareil", conclut-il.

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Auteur Ben Anderson
Type d'article Actualités