Vettel veut comprendre l'accident de Sainz

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Vettel veut comprendre l'accident de Sainz
Par : Fabien Gaillard
15 oct. 2015 à 11:00

Moins d’une semaine après l’accident de Carlos Sainz lors des Essais libres 3 du Grand Prix de Russie, la question de la sécurité autour des protections reste posée.

Les marques sur le mur après l'accident de Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso lors des Essais Libres 3
Sebastian Vettel, Ferrari
La voiture de Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR10 est extraite des barrières après son accident en Essais Libres 3
La Scuderia Toro Rosso STR10 de Carlos Sainz Jr., dans les barrières tec-pro après son crash en Essais Libres 3
Matteo Bonciani, délégué médias de la FIA avec Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso sur la grille
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso
Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR10

L’Espagnol a perdu le contrôle de sa Toro Rosso à l’approche du virage 13 à la vitesse de 307 km/h, ce qui l’a envoyé dans le muret intérieur. Privé de tout moyen de freiner à la suite de cet impact, il est allé s’encastrer dans les TecPro à 150km/h.

Ces barrières, présentes sur les Grands Prix de F1 depuis 2006, sont censées permettre une meilleure absorption des chocs. Or à Sotchi, si elles ont bien rempli leur rôle, la monoplace de Carlos Sainz est passée sous la première rangée. Le pilote en est toutefois sorti indemne et a pu participer à la course le lendemain.

Cette situation a tout de même laissé songeur le quadruple Champion du Monde Sebastian Vettel, qui est aussi vice-président du GPDA, l’Association des pilotes de Grand Prix : "C’était choquant de voir qu’il était si profondément enfoncé dans les barrières et qu’il était recouvert par les protections."

"Après l’accident de Max [Verstappen] à Monaco, comparé à l’accident de Carlos, la manière dont les protections ont fonctionné est très différente et c’est quelque chose que nous devons comprendre", a-t-il expliqué. "L’idée est que les barrières ne vous passent pas par-dessus ou que la voiture n’aille pas en dessous. C’est quelque chose que nous devons comprendre."

Lors du Grand Prix de Monaco en mai dernier, Max Verstappen avait effectivement été victime d’un accident similaire à la suite d’un accrochage avec Romain Grosjean au freinage de Sainte-Dévote. Cependant, sa voiture n’avait pas glissé sous les TecPro.

"Ce n’était pas idéal. Ils doivent trouver une solution pour ça. Je pense que ça ne devrait pas passer par-dessus. Ca ne devrait pas, c’est sûr, parce que ça pourrait frapper sa tête", a déclaré le Néerlandais après les qualifications. "Je suis sûr qu’à la prochaine réunion, les pilotes vont en parler. Et ensuite ils vont résoudre cela pour l’année prochaine…"

Les causes de l’accident demeurent encore à ce jour inconnues même si, pour Verstappen, la configuration du tracé à cet endroit a pu jouer un rôle : "Je peux comprendre parce que le DRS est activé et on essaie d’aller aussi loin que possible, puis on le désactive nous-même, et ensuite c’est très délicat au freinage au niveau du blocage à l’avant. Donc il est facile de taper le mur. Quand vous n’avez plus les pneus reliés à la voiture, c’est très difficile de freiner."

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