Wolff voit Mercedes comme l'outsider en 2017

Au championnat du monde 2017, Mercedes est relégué à 17 points de Ferrari tandis que Lewis Hamilton accuse un retard de 25 unités sur Sebastian Vettel. Une situation inédite depuis le début de l'ère hybride.

Contrairement aux années précédentes, les Flèches d'Argent subissent une concurrence féroce de la part d'une autre écurie : les deux top teams se partagent les six victoires depuis le début de la saison, tandis que Mercedes conserve l'avantage en qualifications avec quatre pole positions.

Au Grand Prix de Monaco, l'écurie anglo-allemande s'est toutefois avérée incapable de menacer Ferrari pour la victoire, le podium échappant à Valtteri Bottas, tandis qu'une septième place a parachevé un week-end très difficile pour Lewis Hamilton.

Est-il légitime de désormais considérer Mercedes comme l'outsider face au favori Ferrari ? Voilà une idée qui ne déplaît pas à Toto Wolff...

"J'aime la notion d'outsider, parce que l'outsider, c'est celui que les gens veulent voir gagner !" s'exclame le directeur de la structure de Brackley. "Dans les faits, je pense que nous sommes l'outsider depuis le début de la saison, nous entrons et sortons constamment de la fenêtre [de température] des pneus, nous n'avons jamais eu les deux pilotes ou les deux voitures tout un week-end dans cette fenêtre."

"Nous avons vu une performance exceptionnelle de Valtteri à Sotchi, que nous ne sommes pas parvenus à reproduire sur la voiture de Lewis. Nous avons vu une performance exceptionnelle de Lewis à Barcelone, et cette inconstance nous suit depuis le début de la saison. En revanche, Ferrari a mis sa voiture en piste à Barcelone et ils étaient rapides d'emblée, donc oui, nous sommes les outsiders, nous devons rattraper notre retard. C'est la réalité du moment."

Des essais inutiles en 2016

D'aucuns s'étonneraient de voir Mercedes rencontrer de tels problèmes, quant on sait que l'équipe fait partie des trois qui ont mené le programme de développement des gommes 2017, avec Ferrari et Red Bull... mais ces gommes étaient montées sur des modèles 2015 adaptés pour produire davantage d'appui.

"Nous faisons partie des trois équipes qui ont fait les essais avec d'anciennes monoplaces modifiées. Je ne suis pas sûr que nous en ayons bénéficié", doute Wolff. "Au final, l'interaction du châssis avec les pneus est un sujet complexe. Il y a des douzaines de facteurs qui interagissent et font que c'est performant, ou non. Mais nous ne cherchons pas d'excuse au fait que d'autres sont capables de tirer la performance des pneus et pas nous."

"Nous avons vu que certains de nos concurrents, comme Red Bull, étaient loin de la fenêtre, à une seconde et demie en matière de rythme. Puis en course, ils sont performants. C'est un problème qui semble atteindre tout le monde, mais pas Ferrari. Bravo à eux. Ils ont une voiture solide capable de gérer les pneus."

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