Tsunoda en F1 ou la récompense du travail acharné

Yuki Tsunoda a peut-être exprimé ses regrets de ne pas s'être pris de passion plus tôt pour le sport automobile, mais ça ne l'a pas empêché de rattraper le temps perdu, jusqu'à s'ouvrir les portes de la Formule 1.

Tsunoda en F1 ou la récompense du travail acharné
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Yuki Tsunoda s'apprête à vivre sa première saison en Formule 1 avec AlphaTauri, après avoir grimpé les échelons assez rapidement. Mais ce qui a impressionné, c'est la manière dont il a mûri et progressé chaque saison, sans craindre de demander des conseils extérieurs s'il en ressentait le besoin.

Sa progression jusqu'à la F2 s'est faite plutôt discrètement, et même s'il a décroché une victoire lors de sa première saison de F3 en 2019, ainsi qu'en Euroformula Open Championship la même année, on ne l'a pas vu se battre pour le titre. Son arrivée en F2 l'an passé a marqué un changement majeur, et le Japonais a tout fait pour y parvenir.

"Pour moi, la saison dernière a été celle où j'ai fait de gros progrès dans tous les aspects de mon travail", estime-t-il. "Avant tout en ce qui concerne mon pilotage, mais aussi au niveau de la mentalité et de la psychologie dans la manière d'aborder la compétition. Je pense avoir énormément progressé en Formule 2. C'était une saison très réussie, l'une des meilleures de ma carrière."

"Au début de la saison, j'avais déjà un bon rythme et je pouvais me battre contre des adversaires très forts, mais j'ai manqué de régularité jusqu'au milieu de saison. Je n'ai donc pas pu marquer de bons points lors des premières courses. À partir de la mi-saison, j'ai travaillé avec un psychologue et nous avons beaucoup parlé de ma manière de courir, de me préparer, de mon attitude, ainsi que d'autres facteurs. Cela m'a permis d'améliorer considérablement ma mentalité. En fin de saison, je n'étais pas encore là où je voulais être, mais j'avais énormément progressé. Mes résultats en piste ont continué de s'améliorer."

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Tsunoda apparaît comme quelqu'un ouvert d'esprit, qui veut écouter les autres plutôt que croire qu'il sait déjà tout. Il cite les progrès qu'il a réalisés dans la compréhension de la gestion des pneus comme un exemple clé de son travail.

"Au début de l'année dernière, par exemple lors du rookie test, j'avais du mal à gérer les pneus par rapport à mes coéquipiers", précise-t-il. "Cependant, j'ai travaillé dur avec l'équipe et j'ai regardé des courses des saisons précédentes pour apprendre comment mieux les gérer. Le travail acharné que nous avons fourni a payé, car en fin d'année j'ai reçu le trophée Pirelli, ce qui montre les progrès que j'ai faits."

Quand il repense à sa carrière en karting, Tsunoda évoque aussi les conseils précieux de son père.

"Mon père a été mon mécanicien jusqu'à mes 14 ou 15 ans", raconte-t-il. "Je tiens à le remercier pour le succès que j'ai eu jusqu'à maintenant. Il m'a beaucoup aidé à devenir un meilleur pilote. Le freinage est ce qu'il m'a le plus enseigné, particulièrement comment et quand freiner. Il m'a enseigné l'importance du freinage pour entrer dans un virage et faire pivoter la voiture. Et si l'on peut faire pivoter la voiture davantage que les autres, on peut ré-accélérer plus tôt qu'eux. Je me suis beaucoup entraîné à ça en karting. Ça m'a donné énormément de confiance et j'utilise encore aujourd'hui ce que j'ai appris."

Il reste toutefois un domaine dans lequel Tsunoda ne changera pas son approche même si d'autres tentaient de le convaincre : sa réticence à s'impliquer dans le simracing.

"J'aime les jeux de tir, comme Apex Legends et Call of Duty, et parfois lorsque j'y joue, j'imagine que je tire sur quelqu'un que je déteste… Ça marche bien, ça me motive !", dit-il. "Je trouve que le sport et les jeux vidéos m'aident à reprendre mes esprits, à me sentir frais. Mais je n'aime pas les jeux de course, car je ne les trouve pas réalistes."

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