Une chaleur "difficile à gérer" attend les pilotes à Buddh
La forte chaleur sera un élément à prendre en compte au Grand Prix d'Inde, les pilotes anticipant des conditions similaires à celles des autres courses asiatiques.
Les problèmes de visas réglés, les principales inquiétudes quant à la sécurité balayées, c'est finalement un élément jusque-là peu évoqué qui pourrait compliquer le premier Grand Prix d'Inde : la chaleur. Tout au long du week-end, la température devrait dépasser allègrement les 30°C mais le ressenti devrait être supérieur à 40°C en raison d'un taux d'humidité très élevé.
Les pilotes ont déjà été confrontés à cette chaleur en découvrant le circuit ce jeudi, avant une averse dans l'après-midi. "Je pense que c'est la piste où il fait le plus chaud parmi celles sur lesquelles je suis allé", a commenté Raúl Fernández, anticipant un week-end éprouvant : "Ce sera difficile à gérer. Je pense que la course sera vraiment dure parce que ce matin, on a marché sur la piste et on était complètement trempés [de sueur], c'est fou. Mais on est professionnels et on devra être prêts pour ça. On verra."
Pol Espargaró pense que la situation sera comparable à celle des autres courses asiatiques, réputées pour leur chaleur et leur taux d'humidité. "J'ai regardé les prévisions sur des sites qui reportent la température des pistes et j'étais très inquiet, mais en arrivant ici on a vu que la température n'est pas pire qu'en Malaisie, en Indonésie ou en Thaïlande, par exemple", a souligné le pilote Tech3. "C'est assez similaire. Le taux d'humidité est élevé, je bois de l'eau toute la journée, mais c'est un sujet normal pour les courses asiatiques."
"C'est toujours la même chose", a renchéri Luca Marini. "Ici, en Thaïlande, en Indonésie, en Malaisie... On est aussi préparés pour ça, ça va. C'est sûr que ça peut un peu changer la situation quand on suit d'autres pilotes en course, au niveau de la température du moteur, des freins, des pneus... C'est une chose à laquelle il faut faire attention, mais je ne suis pas inquiet."
Le circuit de Buddh
Concernant les pneus, Michelin a été autorisé à apporter plus de types de gommes, aucun essai n'ayant été mené à Buddh avec des MotoGP. Le manufacturier proposera quatre options à l'avant (contre trois normalement), dont deux versions du dur. À l'arrière, trois composés seront proposés, soit un de plus que sur les autres courses, et ils seront renforcés sur le côté droit. Les pilotes devraient donc avoir des pneus suffisamment durs pour résister aux conditions.
Une chaleur plus facile à supporter en piste que dans le paddock
Supporter la chaleur pourrait sembler encore plus difficile pour les pilotes, qui ont un lourd équipement avec une combinaison épaisse et un casque, mais Marini juge finalement la situation plus facile à gérer une fois en piste... à condition de ne pas être plongé dans le trafic.
"Ce n'est pas un problème quand on est premier. Le problème, c'est quand on est derrière. Si on est premier et qu'on a le champ libre, [ça va]. C'est pire dans le paddock, c'est plus facile en piste parce que l'air change beaucoup la perception de la température."
"Avec la vitesse qu'on a sur la moto, ce n'est pas un gros problème. Parfois, c'est un peu difficile avec le pied droit à cause de l'échappement qui est très chaud, mais on travaille avec Dainese [son équipementier]. Ils nous ont apporté quelque chose de mieux pour les bottes sur cette course, ça a l'air bien."
Avec Léna Buffa
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