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Espargaró : Difficile d'avoir l'Aprilia 2020 avant février

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Espargaró : Difficile d'avoir l'Aprilia 2020 avant février
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12 oct. 2019 à 11:00

Bien que frustré par le problème technique qui l'a contraint à l'abandon en Thaïlande, le pilote espagnol note des signaux positifs qui lui redonnent confiance en l'avenir. Il lui faudra toutefois sans doute attendre février pour se faire une idée plus précise de ce qui l'attend en 2020.

Selon Aleix Espargaró, il est peu probable que la version 2020 de la RS-GP soit mise à disposition des pilotes de course dès les premiers essais d'intersaison, le mois prochain. Malgré son impatience de découvrir la nouvelle moto, l'Espagnol pense qu'il lui faudra attendre les tests de début février. "Malheureusement, je pense que ça sera difficile de l'avoir à Valence ou à Jerez. Ce serait ce qu'il y a de mieux, car cela permet d'avoir énormément d'informations pour que les ingénieurs travaillent tout l'hiver. Mais ça sera très chaud et je pense que nous aurons le premier prototype en Malaisie", indique-t-il auprès du site officiel du MotoGP.

Cette nouvelle machine est particulièrement attendue dans le stand Aprilia, alors que les pilotes pointent régulièrement du doigt les manquements de la RS-GP actuelle. À nouveau frustré après la course thaïlandaise, où une panne électrique l'a contraint à l'abandon, Espargaró rappelle à quel point il sera essentiel de rebondir en 2020 : "Pour moi la saison prochaine sera cruciale, alors j'ai hâte de commencer à travailler avec la nouvelle moto et de voir si elle est meilleure."

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Depuis longtemps déjà, les points faibles de l'Aprilia sont clairement identifiés et ils concernent aussi bien la stabilité en freinage que la traction à la relance. S'il devait désigner un domaine en particulier sur lequel il souhaiterait voir des progrès arriver en priorité, l'Espagnol sait toutefois pour lequel il opterait : "On a toujours besoin d'une meilleure performance au freinage, mais si je devais choisir quelque chose, ce serait l'accélération. Nous souffrons énormément en sortie de virages lents, ceux en première ou deuxième vitesse. Ce n'est pas qu'un problème de puissance pure, même si un peu plus de puissance est bien sûr toujours bienvenue ; c'est un problème de traction. Quelque chose entre l'électronique et la géométrie de la moto. Nous devons trouver une meilleure combinaison pour améliorer l'accélération."

En termes de performance pure, les deux derniers Grands Prix ont apporté du mieux, avec d'abord un très bon week-end global sur le MotorLand Aragón, puis une épreuve bien plus positive que prévu sur la piste de Buriram, pourtant moins favorable à la RS-GP sur le papier. Espargaró estimait le week-end dernier que le travail réalisé dans son stand et l'optimisation parfaite qu'il a faite de sa machine lui avaient permis d'obtenir une place sur la troisième ligne de la grille de départ et d'évoluer dans le top 10 en course. C'est ensuite la fiabilité qui s'en est mêlée en le stoppant dans son élan dans le 16e tour.

"Je sais que ça peut ne pas paraître très sympa si je le dis, mais je sens que je pilote mieux que je ne l'ai jamais fait dans ma carrière, franchement. Je pousse la moto à la limite, je pense que le niveau auquel je mène la RS-GP est vraiment très bon, à l'exception de deux ou trois pistes cette année. Je sens que sur les freins, à l'accélération, quand je redresse la moto, quand je travaille avec mon responsable électronique ou dans ma gestion de la course, je fais les choses du mieux que je les ai faites durant ma carrière et c'est dommage que je ne puisse pas finir au sommet pour le démontrer, mais c'est la course. Ça ne dépend pas toujours des compétences du pilote."

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini

"Sur les deux dernières courses, je pense qu'on a eu de bons réglages et j'ai poussé la moto à la limite de ce qui est possible avec la RS-GP", poursuit Aleix Espargaró, qui en attend toujours plus. "On sait qu'on doit beaucoup améliorer la moto, alors qu'elle soit dans le top 10 c'est déjà plutôt bien. Mais encore une fois, pour moi le top 10 ça n'est pas suffisant. Il faut qu'on se batte dans le deuxième groupe, dans le top 6, à chaque course. C'est ce qu'il faut qu'on fasse."

Une approche différente pour 2020

S'il ne mâche pas ses mots et exprime régulièrement sa frustration face à ses performances en berne, Espargaró veut croire qu'Aprilia a amorcé un virage dans la bonne direction. "La réalité est que nous ne sommes pas très compétitifs cette année, et après trois ans c'est difficile de garder la passion et d'être optimiste. Mais les choses semblent beaucoup changer cette année, et surtout pour 2020. Beaucoup d'ingénieurs viennent aider ceux que nous avons à Noale. La manière d'approcher la saison prochaine est complètement différente par rapport à mes trois premières années chez Aprilia. Je suis confiant, oui. J'ai vraiment hâte d'essayer la nouvelle moto et de voir comment nous pouvons nous améliorer."

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Outre l'évolution technique qu'il attend de voir sur la RS-GP, l'aîné des frères Espargaró aimerait que la manière de travailler continue à changer dans le bon sens. "Ces dernières années, nous avons un peu travaillé comme une petite équipe. Aprilia est une marque énorme, et il ne faut pas espérer réaliser une bonne performance sur une course mais penser un peu plus au futur pour mieux préparer les choses. Avoir un ordre des priorités", souligne-t-il. "Je pense que c'est quelque chose qui change, nous avons plus d'ingénieurs, ce qui nous manquait. Quand vous voulez vous battre avec Ducati, Honda, Yamaha, Suzuki, il faut beaucoup améliorer le niveau de l'équipe car ce sont des constructeurs énormes avec beaucoup d'expérience. Aprilia a gagné beaucoup de titres, mais pas en MotoGP, la catégorie reine. Je pense que maintenant nous faisons ce pas en avant que nous n'avons pas fait plus tôt."

Avec Michaël Duforest

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Séries MotoGP
Pilotes Aleix Espargaró
Équipes Aprilia Racing Team
Auteur Léna Buffa