L'impossible explication, à chaud, entre les clans Rossi et Márquez

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L'impossible explication, à chaud, entre les clans Rossi et Márquez
Par : Léna Buffa
9 avr. 2018 à 10:26

Le nouveau clash qui a opposé les deux pilotes en Argentine relance la tension qui s'était atténuée depuis 2016, Rossi accusant Márquez d'attaques délibérément dangereuses.

Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent

Moins de deux ans après les premiers signes de réconciliation entre eux, la guerre entre Valentino Rossi et Marc Márquez est relancée de plus belle, suite à leur contact dimanche pendant le Grand Prix d'Argentine. Les nerfs étaient à vif à l'heure de clore ce second week-end de course de la saison, après une épreuve rocambolesque à bien des égards mais dont l'image marquante restera indéniablement celle du contact entre les deux champions, suivi par la chute du pilote Yamaha.

Une autre image restera dans les annales, cette fois hors-piste. Sitôt l'arrivée franchie, Márquez s'est en effet rendu dans le stand Yamaha afin de présenter ses excuses, accompagné notamment par son manager, Emilio Alzamora, et le team manager Repsol Honda, Alberto Puig. L'accueil y fut sans concession, Alessio Salucci, bras droit de Rossi, leur intimant fermement de rebrousser chemin tandis que le pilote italien rongeait sa colère au fond de son box.

Présent dans le stand durant l'incartade, Lin Jarvis ne s'est pas montré plus ouvert au dialogue, du moins pas à chaud. "Nous avons été à la Direction de course pour clarifier notre position, mais pour le moment cela ne m'intéresse pas de parler avec Honda ou avec Márquez. Il a essayé de venir dans notre box, mais ça n'était pas le moment pour le faire", a fait savoir le directeur exécutif Yamaha Motor Racing auprès de Sky Italie.

"Ils n'étaient pas contents, ils nous ont demandé de partir – ce que je peux comprendre, croyez-moi, parce que quand cela arrive à votre pilote, vous n'êtes pas content. Mais c'est la course, et que pouvons-nous faire de plus ? Nous avons été nous excuser, nous sommes désolés, mais s'ils ne veulent pas... Nous ne pouvons rien faire de plus. Et je pense que ça ne sert à rien de continuer à en parler", souligne Alberto Puig. "Nous espérons juste qu'ils peuvent comprendre et accepter nos excuses, pour quelque chose dont nous croyons qu'il ne s'agissait pas d'une réelle erreur du pilote. Bien sûr, la conséquence a été la chute de Valentino, et cela nous le comprenons."

Un respect mutuel entaché

Seulement 41 tours de course ont été bouclés cette saison et la hache de guerre est donc bel et bien déterrée entre Rossi et Márquez, leur paix de juin 2016 ne semblant désormais qu'un lointain souvenir. Après un premier clash à la fin de la saison 2015, on se souvient en effet que c'est dans le contexte de l'accident qui avait été fatal à Luis Salom, à Barcelone, qu'un rapprochement s'était opéré, l'aîné semblant ouvrir la porte à l'époque à un rapport plus cordial.

Aujourd'hui, Rossi ne veut plus en entendre parler. "Je n'ai aucune relation avec Márquez depuis 2015, alors ça ne change rien. Je lui dis juste bonjour parce que c'est plus facile, j'y perds moins de temps. Mais s'il n'a pas de respect pour moi, je n'ai pas de respect pour lui", pointe-t-il.

Le pilote Yamaha estime que la venue de Márquez dans son stand pour s'excuser était une démarche trop médiatique pour être sincère. "Franchement, il doit se tenir très loin de moi, ne plus me regarder en face et c'est tout. S'il vient me demander pardon, c'est comme s'il faisait une opération médiatique, avec son manager et avec le manager de Honda. Il n'a même pas les couilles de venir seul dans mon bureau. Il le fait là, devant les caméras. J'ai été moi-même demander pardon à Stoner, mais c'est arrivé une fois, la fois suivante je ne l'ai plus fait. Si lui te demande pardon, il se moque de toi. Au moins qu'il reste loin."

Alberto Puig a tenté quant à lui de redorer le blason de son pilote en arguant de sa bonne foi. "Après la course, quand Marc est rentré au stand, la première chose qu'il a dite est qu'il voulait s'excuser, juste pour s'expliquer. C'était la décision de Marc d'y aller, ce qui en dit long sur le pilote."

Si le clash de 2015 avait eu lieu en fin de saison, celui-ci semble donner le ton d'un championnat qui s'annonce tendu entre les deux hommes, pourtant il n'y a pas de quoi émouvoir l'Espagnol. "Cela ne m'inquiète pas du tout", assure Marc Márquez, qui dément toute tentative volontaire de faire chuter son adversaire. "Je suis honnête, j'ai commis une erreur totalement involontaire. La piste était comme elle était, il y avait une trace d'eau, comme c'est arrivé avec Zarco et Pedrosa, ou Petrucci et Aleix."

"J'ai fait la course en attaquant à 100%, pour compenser l'erreur de la grille. J'essayais de remonter et la piste était très piégeuse. J'insiste, pour moi l'erreur a été plus grande avec Aleix qu'avec Valentino", affirme le pilote Honda. "Je ne fais rien volontairement. En aucun cas j'essaye de faire tomber quelqu'un, j'essayais de remonter."

Et d'ajouter : "Je ne vais rien dire quant à ses déclarations. Lui aussi a eu 25 ans."

Avec Matteo Nugnes, Oriol Puigdemont et Pablo Elizalde

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