Lorenzo : "J'ai peur de chuter avant d'être totalement guéri"

C'est un Jorge Lorenzo sur le retour mais affaibli qui est monté sur la seconde Repsol Honda après une absence forcée.

Lorenzo : "J'ai peur de chuter avant d'être totalement guéri"

Le moins que l'on puisse dire est que le Majorquin a peiné au cours des deux séances d'essais libres du Grand Prix de Grande-Bretagne, ce vendredi, complétant chacune d'entre elle en fond de tableau, tout d'abord à 4''402 de la référence matinale installée par Fabio Quartararo, puis en ne devançant que la Ducati de Karel Abraham et signant un tour à 3"682 du chrono de pointe, de nouveau établi par le jeune pilote français.

Abraham ayant cependant mieux tourné en EL1 qu'en EL2 pour signer son 19e temps cumulé, c'est bel et bien en bon dernier que pointe actuellement Lorenzo au classement cumulé, tout de même cinq dixièmes de seconde derrière Syahrin, et à près de deux secondes pleines du chrono qui permet d'envisager le Top 15.

"Aujourd'hui fut une journée difficile mais je suppose que petit à petit, je vais retrouver mon rythme et me sentirai mieux sur la moto. Ça a été très difficile car je ressens toujours beaucoup de douleur au dos et je perds beaucoup de mes vieilles habitudes de pilotage. J'ai perdu beaucoup de muscle pendant ces deux mois sans piloter et être sur la moto est physiquement très demandeur : cela rend donc les choses difficiles pour se montrer performant."

"Je ne me sens pas très à l'aise et lorsque tu es dernier comme ce matin, ou presque… mais c'est la situation dans laquelle on est actuellement. Pousser maintenant provoquerait des chutes avec les conséquences que l'on peut imaginer."

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La peur de la chute ; "des problèmes partout"

Lorenzo admet aussi être sur la retenue et espère avant tout ne pas finir au sol pour en pas une nouvelle fois voir son état physique empirer dans une convalescence décidément prolongée. "Bien entendu, je n'ai pas besoin de penser à ça, car j'ai cette blessure dorsale qui n'est pas encore totalement remise. Plus que jamais, je ne veux pas chuter et je ne veux pas connaîitre de crash similaire à celui d'Assen, car cela pourrait provoquer une autre fracture sur la même zone de mon corps, et cela pourrait être un désastre. Lorsque je sentirai que mon dos sera complètement guéri, je piloterai bien entendu de manière plus détendue et, j’espère, aussi bien que les années où j'ai été avec plus de confiance et moins de peur que maintenant. Actuellement, j'ai peur de chuter avant d'être totalement guéri."

Sans encore savoir comment son corps pourra composer avec la distance de course totale du Grand Prix de Grande-Bretagne, Lorenzo veut se convaincre que les choses iront de mieux en mieux avec le temps. "Je pense que ce sera un peu mieux sur le test de Misano. Je serai plus en mesure de pousser sur la course de Misano et de m'approcher de temps au tour acceptables. Actuellement, c'est réellement difficile et je dois me montrer patient et ne pas pousser plus que je ne le peux. J'ai des problèmes physiques pratiquement partout : dans les freinages, au milieu des courbes avec mon cou qui a perdu beaucoup de muscle, et dans les changements de direction car j'ai la douleur dorsale et bouge très lentement. La seule zone dans laquelle je ne perds pas est dans les accélérations : sur le reste de la piste, je perds beaucoup et ça se voit avec les trois secondes ou trois secondes et demi que je prends par rapport au plus rapide."

Malgré ce difficile constat, Lorenzo assure que le fait de laisser encore Stefan Bradl prendre son guidon pendant l'épreuve de Silverstone n'aurait pas aidé et qu'il lui était nécessaire de remonter sur la moto. Le timing n'est pas remis en question malgré la douleur. "Je sentais que Silverstone était le circuit qui représentait ma meilleure option pour un retour. Le retarder encore plus aurait rendu les choses très difficiles pour tout. Bien entendu, si j'avais attendu une ou deux autres courses, ma blessure aurait probablement été totalement guérie. Mais j'aurais aussi encore plus perdu de réflexes, de muscle, d'habitudes sur la moto. Je pense donc que c'était le bon moment pour revenir."

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