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Márquez surpris lui-même par sa performance

De retour en piste pour son premier Grand Prix depuis trois mois, Marc Márquez a terminé dans le top 10 et premier pilote Honda. Un résultat dont il est le premier étonné.

Marc Marquez, Repsol Honda Team

Après un premier test concluant à Misano, Marc Márquez a signé son grand retour en piste en Aragón, afin de disputer son premier Grand Prix depuis fin mai. L'inconnu demeurait quant à sa performance, mais déjà en Italie son rythme avait impressionné. L'Espagnol a enfoncé le clou lors de la première journée d'essais libres, en concluant les EL1 en 11e position, à cinq dixièmes seulement du meilleur temps et à quatre dixièmes de Takaaki Nakagami.

De second pilote Honda, il est passé à premier lors des EL2, en s'emparant du huitième temps, cette fois à trois dixièmes de la référence. Une performance dont il a été le premier étonné. "Je me suis surpris moi-même à Misano et je me suis à nouveau surpris [ici], surtout parce cet après-midi je me sentais mieux que ce matin", a-t-il expliqué.

"Ce matin je me sentais très mal, j'avais du mal à trouver la bonne position sur la moto. Cet après-midi mon rythme a été un peu mieux mais surtout je me suis senti mieux sur la moto. La position de mon corps était mieux et c'est ce qui m'a vraiment plu aujourd'hui. Il faut évidemment travailler sur la moto mais je suis content de moi."

Si la RC213V manque toujours de compétitivité, le #93 a toutefois terminé devant les autres représentants Honda après avoir passé trois mois sans toucher à la moto. Une performance loin d'être anodine, d'autant plus qu'il estime ne pas la piloter comme il le souhaiterait.

"J'ai été le premier pilote Honda aujourd'hui, mais en étant loin de là où on veut être", a-t-il ajouté. "Être le premier pilote Honda est une motivation mais ce n'est pas l'objectif principal. C'est une moto que je connais mais après trois mois, la façon dont je dois la piloter instinctivement n'est pas naturelle pour mon style. On s'adapte mais ce n'est pas naturel, pas sûr, et c'est pareil pour les autres pilotes Honda. On sait où freiner, où ouvrir les gaz et où attaquer et on le fait, même si c'est d'une autre façon. On peut compenser sur un tour mais c'est pour le rythme de course qu'on a besoin d'une moto qui se comprenne un peu mieux."

Attaquer, quitte à tomber ?

Marc Márquez

Marc Márquez

Marc Márquez serait-il bel et bien de retour pour se battre aux avant-postes ? Seule sa forme physique en décidera pendant et après le Grand Prix. "Je sais ce que j'ai traversé, je sais ce que je traverse, je sais comment je suis et où je veux arriver. Le physique me dira si c'est possible ou pas. Je sais le travail qu'il reste à faire avec mon bras pour continuer à progresser et voir où il se stabilise, où il atteint ses 100%."

Quoiqu'il en soit, l'octuple Champion du monde n'a pas perdu son ADN et n'est pas revenu pour jouer dans le fond du classement, ce qui amènera forcément une chute à un moment. "J'ai attaqué et je me suis fait une chaleur dans le dernier virage où j'ai placé la moto d'une façon différente et j'ai perdu l'arrière. J'ai senti quelque chose dans l'épaule mais c'est normal car les muscles ne sont pas encore assez forts pour absorber tout ce mouvement. En roulant de façon douce, ça va."

"On est là pour rouler. Dans le MotoGP d'aujourd'hui, si on se relâche on est dernier. Se relâcher sur deux dixièmes c'est perdre dix places. Sur le papier, aujourd'hui, je pourrais finir [la course] huitième ou dixième, mais c'est encore l'inconnu concernant les 23 tours de course. Le maximum que j'ai fait c'est quatre-cinq tours. Je suis ici pour attaquer. Tant que le corps me le permet, je le fais. Je sais que le moment de la première chute arrivera, c'est quelque chose de normal", a-t-il affirmé.

Néanmoins, Márquez continue de jouer la prudence et de maintenir sa ligne directive de ne pas trop attaquer. Celle-ci pourrait néanmoins évoluer s'il se révélait être plus en forme que prévu.

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