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La déception prime pour Joan Mir après la saison 2021

Joan Mir a qualifié la saison 2021 de "décevante", n'ayant pas pu se battre avec plus d'acharnement pour défendre son titre de Champion du monde.

Joan Mir, Team Suzuki MotoGP

Joan Mir a été l'un des pilotes les plus réguliers en 2021, toujours classé parmi les neuf premiers lors des 16 courses dont il a vu l'arrivée et entré 11 fois dans le top 5. À la fin de l'année, le pilote Suzuki comptait six podiums, et pourtant il n'a pas été en mesure de remporter la moindre victoire et s'est trouvé prématurément hors-jeu dans la course au titre.

Si les chiffres témoignent clairement de sa régularité, celle-ci ne lui a pas suffi pour défier Fabio Quartararo qui, tout comme lui, s'est classé 16 fois dans le top 10, avec toutefois une plus grande présence dans le top 5 (13) et sur le podium (10). Au contraire du pilote Suzuki, le Français a réussi à signer cinq victoires et il a cumulé un total de 278 points, 70 de plus que Mir, finalement classé troisième.

À voir la régularité de Joan Mir, on en vient à penser que c'est Suzuki qui a échoué à défendre la couronne en 2021. "Non, je ne le dirais pas ça comme ça", a objecté le pilote espagnol dans une interview pour Motorsport.com. "C'est une accumulation de choses qui se sont produites et qui ne nous ont pas permis [de nous battre pour le titre]. C'est un peu compliqué d'en parler, un peu difficile, pour être honnête."

Bien qu'il se soit parfois montré critique à l'égard de la marque japonaise, Joan Mir ne veut pas rejeter toute la responsabilité sur l'évolution de la moto, trop limitée. Il admet cependant être mécontent de la tournure prise par cette saison.

"Je ne suis pas heureux de cette situation. Ce n'est pas que je ne suis pas heureux avec Suzuki, mais je ne le suis pas que nous n'ayons pas pu nous battre plus durement pour le titre, de n'avoir pu à aucun moment dans la saison pousser Fabio dans ses retranchements. Ce n'est pas ce que j'attendais et c'est une déception. Je suis déçu, je pense que c'est le mot", décrit-il.

Une concurrence attractive ?

L'un des reproches qu'il a le plus souvent exprimé durant cette saison 2021 est que la concurrence a beaucoup plus progressé que Suzuki au cours de l'année. Aussi, lorsqu'on lui demande ce qu'il aimerait pouvoir obtenir du package des autres motos, il est clair : "Je ne peux répondre à cette question que sur la base de ce que nous pensons tous que les autres motos ont, mais je ne le sais pas vraiment parce que je n'ai pas piloté d'autres motos que la Suzuki. Mais d'après ce que je ressens, j'opterais pour la puissance de la Ducati, l'agilité de la Honda, l'adhérence de la Yamaha. Et aussi la constance de la Suzuki."

À seulement 24 ans et avec deux titres à son actif (il a remporté le championnat Moto3 en 2017 avant son sacre en MotoGP), Joan Mir est l'un des pilotes observés avec le plus d'attention sur l'échiquier actuel, alors que le marché des transferts s'annonce ouvert en vue de 2023. Beaucoup voient en lui un pion prêt à quitter sa case actuelle pour aller chercher fortune ailleurs.

Dans certains sports, une clause libératoire est généralement incluse aux contrats en cas d'offre arrivant d'un top team. Lorsque nous avons demandé à Mir quelle équipe il pourrait nommer dans une telle clause, il a joué la sécurité : "Je pense que les équipes les plus fortes en ce moment en MotoGP sont Ducati, Honda et Yamaha. Je mettrais également Suzuki sur cette liste. Les choses iraient donc dans ce sens." Un choix très ouvert, en somme.

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