Ferrari n'entend pas privilégier Räikkönen
L’avantage qui s’est creusé un peu plus en faveur de Kimi Räikkönen au championnat par rapport à Sebastian Vettel n’incitera pas Ferrari à favoriser le Finlandais.
Deuxième du Grand Prix d’Espagne, Kimi Räikkönen a conforté sa position de premier pilote Ferrari depuis le début de la saison. Le Finlandais a même profité du double abandon des Mercedes pour se hisser à la deuxième place du championnat, à 39 points du leader Nico Rosberg. Il possède désormais 13 longueurs d’avance sur son coéquipier Sebastian Vettel.
En plus de chercher à se rapprocher de la firme à l’Étoile, Ferrari doit désormais composer avec une équipe Red Bull qui la menace plus que jamais. Chaque point sera précieux et la Scuderia n’entend pas donner la priorité à l’un ou l’autre de ses pilotes.
Évoquant la situation de Räikkönen au championnat, Maurizio Arrivabene s’est montré très clair. "Ça ne change rien", assure le directeur de Ferrari. "Nous ne devons pas pas penser à quoi que ce soit d’autre que le développement de la voiture."
L’avenir de Räikkönen
Le niveau de compétitivité affiché par le Champion du monde 2007 depuis le début de la saison a regonflé ses chances de rester chez Ferrari en 2017. Une probabilité encore plus forte maintenant que Max Verstappen a rejoint Red Bull Racing et prolongé son contrat.
"Nous avons deux pilotes qui sont très forts", insiste Arrivabene. "Red Bull vient juste de débuter une nouvelle collaboration avec Verstappen, et je ne crois pas qu’il aurait quitté Toro Rosso sans avoir de garantie avec un contrat blindé. Nous avons nos pilotes. Il reste encore 16 courses, alors je crois que c’est prématuré de penser à ça maintenant."
De l’espoir pour Monaco
Cette semaine, Ferrari prévoit de consacrer son temps de piste lors des essais privés de Barcelone à la compréhension des problèmes de pneus rencontrés en qualifications samedi dernier. La difficile gestion des gommes a vraisemblablement masqué le véritable potentiel de la SF16-H en Espagne, mais ne devrait pas être un problème à Monaco pour le prochain rendez-vous.
"Monaco n’a pas grand-chose à avoir avec Barcelone, c’est une autre histoire", rappelle Arrivabene. "Nous n’avons pas de problèmes avec les virages, mais avec une combinaison qui provient du tracé, du type d’asphalte et des pneus."
Propos recueillis par Roberto Chinchero
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