Famin : "Concentrés pour avoir les deux voitures à l'arrivée"

Le patron de Peugeot Sport le sait, la situation de la marque au lion pourrait être bien plus difficile au vu de la mésaventure dont a été victime Stéphane Peterhansel samedi. Le mot d'ordre reste la fiabilité pour la fin de la course.

Famin : "Concentrés pour avoir les deux voitures à l'arrivée"
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
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#308 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Cyril Despres, David Castera
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#308 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Cyril Despres, David Castera
Stéphane Peterhansel, Peugeot Sport
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret gets help from Cyril Despres, David Castera
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret gets help from Cyril Despres, David Castera
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz

Pour Peugeot, cette 40e édition du Dakar se révèle particulièrement éprouvante pour les nerfs. D'abord dans l'inconnue quant au réel niveau de compétitivité de son 3008DKR avant même le coup d'envoi le 6 janvier dernier à Lima, au Pérou, suite à la modification du règlement technique avantageant les 4X4 au détriment des buggies, le constructeur français a finalement été vite rassuré en dominant la première semaine de course, avec pas moins de six victoires d'étapes sur huit disputées.

Stéphane Peterhansel a ainsi été en bonne posture pour remporter son troisième Dakar de suite avec Peugeot, caracolant en tête de l'épreuve entre la troisième et la sixième étape. Mais pendant que "Monsieur Dakar" assoyait son hégémonie, la marque sochalienne allait de Charybde en Scylla.

Scylla, ce fut d'abord la pierre à l'origine de la roue cassée de Cyril Despres dès la quatrième étape, avant que Charybde n'engloutisse à son tour, le lendemain, la Peugeot de Sébastien Loeb – et les espoirs de victoire de l'Alsacien.

Épargné jusque-là, Peterhansel a bien cru remporter la mise dès la fin de la première semaine, son avance sur son coéquipier Carlos Sainz culminant à plus d'une demi-heure. Mais ce dernier, en annonçant que l'étape marathon, disputée samedi et dimanche entre La Paz et Tupiza, sans possibilité d'assistance pour les concurrents, serait déterminante pour connaître l'identité du vainqueur samedi prochain à Córdoba, en Argentine, a comme jeté un sort sur le Français.

Le natif de Haute-Saône a en effet tout perdu, ou presque, lors de la septième étape samedi, en évitant un motard à l'arrêt et percutant à son tour une pierre qui a arraché une bonne partie de l'arrière de son 3008DKR.

Despres le bon samaritain

Le vainqueur des deux dernières éditions doit finalement d'être encore en course à l'heure où ces lignes sont écrites à Cyril Despres, faisant pour l'occasion office "d'assistance express", en désossant sa voiture pour remettre d'aplomb celle de son coéquipier en perdition.

Une entraide dans la catégorie auto, entre les deux anciens motards, qui a permis à Peterhansel de reprendre la route et d'occuper une inespérée troisième place au général. Un moindre mal, à plus forte raison que le Français s'est adjugé une nouvelle victoire d'étape dimanche, revenant à peine à plus de sept minutes de Nasser Al-Attiyah, deuxième.

Le directeur de Peugeot Sport, Bruno Famin, estime d'ailleurs que la victoire est encore jouable pour Peterhansel, même si ce dernier est relégué à plus d'une heure de Sainz. "Il a perdu du temps, c'est certain, mais au final il reste à 1h13' de Carlos, et quand vous savez la difficulté des spéciales qui nous attendent, en particulier les deux premières en Argentine, ce n'est pas significatif", a-t-il ainsi assuré à Motorsport.com, avant de louer l'esprit d'équipe qui a rendu ce petit miracle possible. "C'est incroyable le travail qu'ils ont effectué pour réparer la voiture et pour remporter la spéciale [dimanche]. Nous aurions préféré avoir les deux en haut du classement, mais nous n'imaginions pas qu'il finirait premier aujourd'hui [dimanche] et serait troisième au général."

Il faudra cependant un véritable concours de circonstances pour que Peterhansel franchisse la ligne d'arrivée en tête à Córdoba samedi prochain, et surtout une défaillance de Sainz, chose que bien sûr Bruno Famin ne souhaite pas.

Un doublé, l'objectif de Peugeot

Dès lors, et compte tenu des différents paramètres de la présente équation, l'objectif pour Peterhansel est bien de prendre la deuxième place à Al-Attiyah, et de se présenter en sécurité en cas de bévue du côté de Sainz. "L'idée, c'est que Carlos ne prenne aucun risque et conserve la tête alors que Stéphane ressert l'écart pour prendre la deuxième place à Nasser", confirme Famin. "Ce n'est pas une bonne situation. Mais c'est comme cela. Il y a deux ans cela a été la même chose avec Stéphane qui s'était retrouvé seul mais avait rallié l'arrivée. Mais nous sommes tous concentrés pour avoir les deux voitures à l'arrivée à Córdoba."

Si Peugeot semble pour l'instant avoir le contrôle de la situation au vu de sa plus grande vélocité, le patron de Peugeot Sport demeure cependant prudent, échaudé par le déroulé de la première semaine de course. "Comme nous l'avons vu depuis le début de ce Dakar, plein de choses peuvent se produire et peuvent changer la course d'un moment à un autre", reprend-il. "En termes de performance pure, il n'y a pas de doutes, nous sommes loin devant, et c'est pourquoi nous avons remporté six étapes sur huit. Mais la performance ne fait pas tout."

La neuvième étape d'aujourd'hui, qui devait relier Tupiza à Salta, ayant été annulée en raison des conditions météo au-dessus de la Bolivie, il reste à présent cinq journées d'épreuve et autant de chance de creuser l'écart, mais aussi de faire un faux-pas chez Peugeot. Qu'on se le dise, cette 40e édition du Dakar est loin d'avoir livré son verdict.  

Propos reccueillis par Sergio Lillo

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