Loeb ne pense plus au général après une étape "casse-voiture"
Sébastien Loeb estime avoir perdu toute chance de jouer la victoire finale sur le Dakar, après une deuxième étape dont il déplore un terrain qui n'était pas adapté aux voitures et aux pneus.
Particulièrement éprouvante, la deuxième étape du Dakar a fait des dégâts parmi les favoris et a peut-être déjà mis hors-jeu Sébastien Loeb dans la lutte au classement général. Relégué à 1h20 après avoir accumulé les crevaisons, le Français assure qu'il ne pense déjà plus à la victoire finale après une journée qu'il espérait "juste" franchir sans attaquer. Objectif non atteint, malheureusement pour lui : cette approche conservatrice ne lui a pas permis d'éviter les écueils avec son copilote Fabian Lurquin.
"C'était l'enfer toute la spéciale", résume-t-il, désabusé. "Niveau pilotage c'était vraiment inintéressant parce que c'était que rouler dans des cailloux, essayer de franchir au ralenti sans crever. Et puis on a crevé trois fois, donc voilà… Il a fallu réparer un pneu avec les mèches, le truc à mèche était cassé, enfin bon, j'en passe… Mais ouais... Pourtant on a tout fait pour rouler doucement, mais il n'y a rien à faire, ce n'est pas du tout adapté à nos voitures et à nos pneus en fait."
"Le général je n'y pense plus, c'est bon. Déjà la spéciale aujourd'hui, quand j'ai vu le type de terrain, je l'ai faite dans l'esprit 'on s'en fout, il n'y a rien à jouer, quitte à perdre une demi-heure il faut juste franchir', parce que c'est du casse-voiture. Mais on n'a pas réussi. Le général, c'est un peu mort."
Peterhansel : "On prend grave..."
Stéphane Peterhansel a lui aussi souffert dans les pierres...
Autre perdant du jour, Stéphane Peterhansel a réussi à sauver les meubles en se maintenant à une demi-heure de son coéquipier et leader chez Audi, Carlos Sainz. Cela dit, le recordman des victoires sur le Dakar confesse vivre un début de rallye particulièrement compliqué, après une journée qu'il qualifie de "chemin de croix".
"Au bout de 40 km on a eu deux crevaisons lentes à l'arrière, une à droite et une à gauche", raconte-t-il. "Il restait 390 km à faire dans des cailloux énormes, donc c'était juste de la survie, ce n'était pas la question de faire un temps. On a essayé de ramener la voiture à l'arrivée et basta. On prend grave mais… En plus je crois que j'ai un problème avec le casque qui est un peu trop petit, j'ai un mal de tête comme jamais. On n'est vraiment pas bien, quand je dis 'on' je parle de notre équipage, mais quand tu vois aussi BRX, toutes les voitures arrêtées les unes après les autres, c'est chaud, c'est chaud…"
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