Peterhansel : "On doit gagner en 2023, pas d'autre solution"

Enfin vainqueur d'étape sur le Dakar 2022, Stéphane Peterhansel souligne l'importance d'un succès qui doit poser les bases d'un retour dans la bagarre pour le classement général l'an prochain.

Peterhansel : "On doit gagner en 2023, pas d'autre solution"

En cassant un train arrière dès la première étape du Dakar, Stéphane Peterhansel a très vite dit adieu à ses chances de remporter une 14e fois l'épreuve. Trop vite. Investi dans le projet novateur et technologique d'Audi, le recordman des victoires savait que les chances étaient minces mais aurait aimé un scénario moins brutal. Sa première semaine a été faite de déconvenues qui l'ont rejeté dans les méandres du classement général mais il n'est pas du genre à lâcher l'affaire.

Pour faire du projet Audi une réussite, continuer était crucial, et la deuxième semaine ne fait que confirmer le potentiel très clair du constructeur allemand avec son RS Q e-tron hybride. Après Carlos Sainz et Mattias Ekström, Stéphane Peterhansel a ajouté sa pierre à l'édifice en remportant à son tour une spéciale, ce mercredi sur la dixième étape. "Ça fait du bien au moral, surtout après un début de rallye compliqué", ne cache pas le Français.

"Je dirais que c'est une des premières spéciales que l'on fait 'clair', c'est-à-dire pas de problème d'amortisseur avec la voiture, pas ralentis par une crevaison, pas ralentis par la navigation, des choses comme ça", explique-t-il. "C'est la première spéciale vraiment claire qu'on fait et ça paie. La voiture va bien, l'ensemble se comporte bien. Depuis la reprise de la deuxième semaine, en fait, à part des problèmes normaux de rallye-raid, c'est-à-dire tourner un peu, chercher des waypoints, des choses comme ça, on n'a rien eu comme gros problème technique. Donc ça roule bien, ça a progressé et comme d'habitude on se fait plaisir en roulant avec en tout cas."

Légende vivante du Dakar, Stéphane Peterhansel n'en a donc pas terminé avec les chiffres. Car cette victoire d'étape est sa 49e en Autos, le rapprochant à une longueur d'Ari Vatanen, et sa 82e au total si l'on ajoute ses succès à moto.

"En fait, je ne suis pas forcément un aligneur de scratchs, c'est plutôt normalement le résultat final qui m'intéresse…", rappelle-t-il. "En tout cas c'est bien pour l'instant, chaque pilote Audi a gagné une spéciale. C'est très positif. Je pense que c'était important. La première victoire de Carlos, la première fois qu'une voiture électrique gagne une étape sur le Dakar, c'était vraiment super important. Maintenant on confirme la performance. Mais en tout cas ça fait plaisir, forcément."

"On sent vraiment une vraie solidarité, une vraie motivation de tout le monde. Je pense que toute l'équipe a tellement travaillé ces derniers mois, cette dernière année, que là on est en réalité sur le Dakar et c'est la récompense. Bien sûr on n'est pas contents du classement final, mais gagner des spéciales est déjà une belle récompense pour toute l'équipe et on sent l'atmosphère, on sent qu'on a toute l'équipe derrière nous. C'est comme leur offrir un petit cadeau. Ce n'est pas une victoire au général mais c'est déjà un petit cadeau pour les remercier."

Avec de telles promesses, le plan de marche est finalement conforme à celui annoncé en amont. Une année pour apprendre, la seconde pour gagner. C'est ainsi qu'il voit les choses avec, déjà, une véritable soif de triompher dans un an avec la marque aux anneaux. Car à 56 ans, "Peter" n'a aucune envie de s'arrêter.

"On doit gagner en 2023, il n'y a pas d'autre solution", martèle-t-il. "C'est ce qu'on avait dit un petit peu : on savait que ça allait être compliqué cette année mais c'est ce qu'on avait dit. Il faut qu'en 2023 on soit prêts pour gagner. Après, gagner ce n'est jamais facile. Une erreur de navigation comme beaucoup de pilotes ont fait le premier jour, où ils ont perdu une heure ou une heure et demie, même avec la meilleure voiture du monde on ne peut pas gagner. Mais en tout cas, Audi doit être capable d'avoir une voiture fiable et performante pour 2023, c'est sûr. Et on l'aura, j'en suis sûr. Et on se battra pour la victoire."

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