Formule 1 GP d'Autriche

Alonso est "perdu" et veut une clarification des règles en piste

Fernando Alonso ne comprend pas l'absence de pénalité à l'encontre de Charles Leclerc et Sergio Pérez à Silverstone. Il veut une clarification de la FIA sur la question.

Lewis Hamilton, Mercedes W13, leads Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Fernando Alonso, Alpine A522, and Lando Norris, McLaren MCL36

Fernando Alonso persiste et signe, quelques jours après le Grand Prix de Grande-Bretagne. Cinquième à l'arrivée, l'Espagnol ne comprend toujours pas pourquoi Charles Leclerc n'a pas été pénalisé pour une manœuvre lors de l'intense bataille qui a fait rage en piste en fin d'épreuve. "Je suis surpris ; tout le monde est surpris", a-t-il confié jeudi dans le paddock de Spielberg, théâtre du Grand Prix d'Autriche.

Une lutte dans laquelle Sergio Pérez a lui aussi échappé à une sanction que Fernando Alonso jugeait évidente après avoir visionné les images. Le double Champion du monde se dit dans l'incompréhension concernant la réglementation et son application, assurant qu'il compte exposer cette problématique lors du briefing des pilotes au Red Bull Ring afin d'obtenir une clarification de la direction de course.

"Je pense que l'on soulèvera ce point demain lors du briefing", avance le pilote Alpine. "Franchement, j'ai revu la course lundi. Et plus que les mouvements dans la ligne droite, j'ai vu la passe d'armes entre Charles, Checo [Pérez] et Lewis [Hamilton], qui était évidemment fantastique à regarder à la télévision, ou pour moi comme observateur derrière eux. Mais au début de l'année, quitter la piste n'était pas autorisé. C'était très clair, noir sur blanc, et maintenant quitter la piste tout en restant à fond dans la zone de dégagement, puis continuer à se battre dans le virage suivant, a été autorisé. C'est une direction complètement différente de celle prise jusqu'à présent. Il sera donc très, très intéressant de tirer ça au clair."

Pour Fernando Alonso, les infractions non sanctionnées à Silverstone ont été nombreuses lors de cette fameuse passe d'armes. Il s'étonne par exemple aussi de la manière dont la direction de course tolère désormais le fait d'amener un concurrent à sortir de la piste.

"Je pense que nous devons en parler", prévient-il. "Bien sûr, quand on est côte à côte et que l'on pousse quelqu'un hors piste, il y a toujours différents scénarios et différentes manœuvres, différents virages où c'est toujours plus difficile de juger, mais on nous a dit que la seule chose qui était très claire pour contrôler était la ligne blanche. Pour le reste, la décision des commissaires peut changer d'un circuit à l'autre. Mais cette année, la ligne blanche, c'est très clair. Et ça ne l'était pas à Silverstone. J'ai quitté la piste à Miami dans un virage et j'en ai tiré un avantage, et il fallait rendre cet avantage. Là [à Silvertstone], il y avait un gain très clair car on peut se battre dans le prochain virage à l'intérieur ou à l'extérieur. C'est donc clair. Et il n'y a pas eu de pénalité. Je suis donc perdu."

"Ils font un travail difficile", conclut-il en assurant qu'il ne s'agit pas de pointer du doigt les commissaires mais plutôt d'obtenir clarification et uniformisation. "On doit tous essayer de les aider, donc je ne dis pas que c'était bien ou mal à Silverstone. Ce que je dis, c'est que l'on doit tous faire mieux, avoir une meilleure idée, et on est là pour les aider. Ils sont là pour nous aider et pour contrôler la course. On doit tout simplement s'assurer d'être tous sur la même longueur d'onde."

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