Formule 1 GP d'Émilie-Romagne

Comment Red Bull a dompté le cheval cabré à Imola

Christian Horner, directeur de Red Bull Racing, attribue le triomphe de son équipe sur la Scuderia Ferrari au GP d'Émilie-Romagne à une meilleure gestion des pneumatiques.

Sergio Perez, Red Bull Racing RB18, Charles Leclerc, Ferrari F1-75

C'est en faisant le Grand Chelem que Max Verstappen a remporté le Grand Prix d'Émilie-Romagne, le Néerlandais ayant dominé les débats durant tout le week-end. La moisson de points a été totale pour Red Bull puisque Sergio Pérez, au volant de l'autre RB18, a franchi la ligne d'arrivée en deuxième position. Sur le maximum de 59 points en jeu à Imola, Red Bull en a inscrit 58.

Et si ce n'était pas assez satisfaisant pour l'écurie autrichienne, elle a aussi profité de la déroute de Ferrari, qui n'a inscrit que 20 points (son plus faible score cette année) lors d'un week-end où ses machines étaient assez nettement inférieures à celles de Red Bull.

Cet avantage sur Ferrari, Christian Horner l'a attribué à la bonne gestion des pneumatiques. "Comme nous l'avons vu à Melbourne, les pneus ont une fenêtre de fonctionnement et, avec les réglages de ce week-end, nous avons fait les choses correctement", a expliqué le directeur d'équipe. "Nous avons pu voir que Charles [Leclerc] avait un peu plus de mal que nous avec les pneus avant, à la fois dans [le sprint] et dans la dernière partie de la course."

"Cela nous a donc donné l'avantage et je pense que Max a été en mesure de gérer la course parfaitement. Checo [Pérez] a pu creuser un écart avec Charles et gérer cet écart, et à aucun moment, à part lors d'un passage de Checo dans l'herbe, nous n'avons eu une trop grande pression."

Max Verstappen et Sergio Pérez sur le podium à Imola.

Max Verstappen et Sergio Pérez sur le podium à Imola.

La veille de la course, Red Bull avait déjà pu constater sa supériorité sur le terrain des pneus avec la victoire de Max Verstappen au sprint. Dépassé par Charles Leclerc au départ, le Champion du monde en titre est revenu sur les talons de son adversaire puis l'a dépassé lorsque ses pneus tendres ont commencé à donner des signes de fatigue. Mattia Binotto, le directeur de la Scuderia, a par ailleurs estimé que le manque de roulage sur le sec en essais libres avait limité ses informations sur les pneus slicks de Pirelli.

"Nous n'avons eu que très peu [de temps] pour régler la voiture, une seule séance le vendredi qui était complètement humide, donc [il y a eu] très peu de données à collecter, même pour les longs relais", a précisé Binotto. "Il est vrai que nous avons eu les EL2 [sur le sec] le samedi matin mais nous estimons qu'il y a eu un manque d'expérience au moment d'aborder le sprint. Mais vous avez raison, Red Bull a fait un meilleur travail à cet égard. Donc nous allons certainement revoir et comprendre pourquoi nous n'avons pas pu faire un aussi bon travail."

Au classement général, l'avance de Ferrari sur Red Bull, portée à 49 points après le Grand Prix d'Australie, est désormais de 11 points. Les deux écuries auront de nouveau une chance de s'expliquer du 6 au 8 mai pour la manche suivante, à Miami.

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