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Un constructeur américain et un autre chinois, le rêve de Ben Sulayem

Pour le président de la FIA, le scénario rêvé pour la Formule 1 serait d'avoir sur la grille une écurie d'usine américaine et une autre chinoise.

Le logo FIA devant des drapeaux

Particulièrement investi pour formaliser l'arrivée de nouveaux entrants en Formule 1, Mohammed Ben Sulayem rêve d'attirer un constructeur américain et un constructeur chinois. Tandis que la FIA est en plein processus d'évaluation des candidatures pour 2025, son président caresse cet espoir pour l'avenir à plus long terme, convaincu de l'incidence positive qu'auraient de tels profils.

"Mon rêve, c'est une équipe d'usine d'un constructeur des États-Unis, et j'aimerais aussi voir un constructeur chinois", explique-t-il à Motorsport-total.com, la version allemande de Motorsport.com. "Tout le monde a le droit d'avoir un rêve, mais c'est également accessible. Il y a 1,4 milliard de personnes en Chine, et plus de 50% des véhicules sur la route, les véhicules électriques, sont chinois. Ce sont des faits. C'est un très gros marché."

Et pour attirer ces constructeurs, Mohammed Ben Sulayem estime que la future réglementation moteur de la Formule 1, qui portera à 50% la part électrique des unités de puissance, est la clé.

"Les Chinois prennent les choses au sérieux quand on parle d'électrique et d'hybride", assure-t-il. "Et je peux vous dire une chose : pour les moteurs l'an dernier, c'était la bonne chose à faire. Si on ne l'avait pas fait, pensez-vous vraiment qu'Audi serait venu ? Ce n'est arrivé qu'après avoir approuvé cette unité de puissance et avoir fait signer toutes les équipes. On l'a fait pour le bien du sport, et ça a ouvert la porte. Honda est venu, Ford est venu, Porsche doit décider. Je dirais que c'est encore chaud entre Porsche et la Formule 1. Et tout ça est arrivé pour une bonne raison."

Outre-Atlantique, l'engagement de Ford a été confirmé sous la forme de l'alliance avec Red Bull Powertrains. General Motors, via Cadillac, est aussi candidat à une arrivée en Formule 1 via l'attelage formé avec Andretti. En revanche, aucun constructeur chinois n'a encore ouvertement manifesté son intérêt.

C'est au début du mois prochain que la décision de la FIA et de la Formule 1 devrait être connue concernant l'appel à candidatures pour une 11e écurie, voire une 12e. "Je ne doute pas que Formula One Management prendra la bonne décision. Ils savent ce qui est le mieux", a insisté Mohammed Ben Sulayem il y a quelques jours.

Propos recueillis par Christian Nimmervoll

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