Costa garde le souvenir d'un Alonso énigmatique chez Ferrari

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Costa garde le souvenir d'un Alonso énigmatique chez Ferrari
7 août 2014 à 15:30

Aujourd’hui chez Mercedes, Aldo Costa a longtemps occupé le poste de directeur technique chez Ferrari, de 2007 à 2011, avant d’être remercié

Aujourd’hui chez Mercedes, Aldo Costa a longtemps occupé le poste de directeur technique chez Ferrari, de 2007 à 2011, avant d’être remercié. Il a ainsi côtoyé Fernando Alonso durant sa première saison au sein de la Scuderia, en 2010. Bien qu’admiratif du pilote espagnol, il reconnait que la relation n’était pas toujours simple et qu’il n’échangerait pour rien au monde le duo formé par Lewis Hamilton et Nico Rosberg, avec qui il travaille aujourd’hui.

« Je considère Fernando comme quelqu’un de vraiment formidable quand il est dans la voiture, quand il pilote », a confié Costa au journaliste italien Leo Turrini. « En-dehors de la voiture, je n’ai jamais été capable de le comprendre. Pour moi, il a un caractère indéchiffrable, c’est une énigme. Cependant il ne viendra pas chez nous chez Mercedes, je ne vois pas pourquoi Hamilton voudrait quitter une équipe comme la nôtre. »

Alors que la Scuderia court après son premier titre mondial depuis 2008, Costa justifie les échecs de l’écurie italienne par une mauvaise approche de son président Luca di Montezemolo.

« Des erreurs stratégiques très sérieuses ont été faites ; je parle d’erreurs de vision », estime l’Italien. « Je vous donne un exemple : en 2008, au département course, nous avons fait la requête pour construire une nouvelle soufflerie. Nous considérions que c’était essentiel pour rester compétitifs. On nous a dit que ce n’était pas le cas et qu’il n’y en avait pas besoin. »

Des propos éloquents lorsque l’on sait les nombreux problèmes de calibrage rencontrés à Maranello jusqu’à une rénovation totale de la soufflerie intervenue l’année dernière. Ferrari avait d’ailleurs délocalisé ses travaux dans la soufflerie Toyota de Cologne à cette occasion.

« Chez Ferrari, toutes les décisions, sur la stratégie et sur les personnes, ont toujours été prises par le président Montezemolo. Pour être tout à fait juste, il les a prises quand Ferrari gagnait tout, mais aussi quand Ferrari a arrêté de gagner. »

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