Domenicali avait interdit Le Mans à Alonso chez Ferrari

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Domenicali avait interdit Le Mans à Alonso chez Ferrari
Guillaume Navarro
Par : Guillaume Navarro
14 juin 2018 à 09:01

Stefano Domenicali, l'ex-directeur d'équipe de la Scuderia Ferrari, avoue qu'il s'est toujours opposé à l'idée de laisser Fernando Alonso courir les 24 Heures du Mans.

Stefano Domenicali, CEO Lamborghini
Fernando Alonso, Ferrari F138
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Fernando Alonso, Ferrari F138
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Fernando Alonso, Ferrari F138
Fernando Alonso, Toyota Gazoo Racing
Fernando Alonso, Ferrari
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso
Fernando Alonso, Ferrari F138
Fernando Alonso, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez, Toyota Gazoo Racing

Stefano Domenicali révèle avoir eu un entretien avec Fernando Alonso au sujet d'une participation de l'Espagnol au Mans, mais qu'il ne pouvait permettre à son pilote vedette de s'aligner sur la grande classique mancelle dans sa position de directeur de l'équipe italienne.

Ferrari a une illustre histoire aux 24 Heures du Mans, mais cela fait longtemps que la marque de Maranello n'a pas disputé la victoire au général de la célèbre course d'endurance en tant que constructeur officiel.

L'ex-pilote Ferrari prend ce week-end le départ des 24 Heures du Mans au volant d'une Toyota LMP1 hybride, grâce à la permission de McLaren et de son patron Zak Brown. L'Américain aligne lui-même une structure (United Autosports) dont il est propriétaire, avec des pilotes comme Juan Pablo Montoya et Paul Di Resta au volant.

L'ancien manager F1 de Ferrari, Stefano Domenicali, n'aurait jamais accepté l'idée de voir Alonso aller ailleurs qu'en F1 en parallèle de son programme de titulaire avec la Scuderia à l'époque où le double Champion du monde et lui travaillaient ensemble.

"En tant que chef d'équipe, j'ai dû être un peu égoïste", a déclaré Domenicali à Motorsport.com. "Ce n'est pas un hasard si les fans se font dire à l'entrée d'une course que le sport automobile est dangereux. Et je ne pouvais pas laisser faire une situation dans laquelle quelque chose pouvait se produire et faire que nous ne l'aurions pas eu totalement disponible pour se battre pour nous au Championnat du monde, pour quelque raison que ce soit."

Des raisons de s'inquiéter

La politique prudente de Domenicali sur le sujet peut être largement confortée par des exemples connus, comme ceux de la blessure accidentelle de Juan Pablo Montoya en motocross du temps de son contrat McLaren, de l'accident de Robert Kubica en rallye alors qu'il était titulaire Renault F1, ou encore, dans une moindre mesure, de la chute à VTT de Mark Webber lui ayant valu la pose d'une broche quand celui-ci pilotait pour Red Bull.

Domenicali a été le directeur de l'équipe Ferrari de 2007 à 2014. Lors de cette période, le championnat s'est disputé à trois reprises pour une très faible marge mathématique (en 2008 avec Felipe Massa et en 2010 et 2012 avec Fernando Alonso). L'Italien n'a pu célébrer la victoire de l'un de ses pilotes au championnat que lors de la saison 2007, avec la couronne de Kimi Räikkönen.

Luca di Montezemolo, ex-directeur de Ferrari lui aussi parti en 2014, utilisait de son côté régulièrement Le Mans pour exercer une pression politique sur le promoteur de la F1 et inciter Bernie Ecclestone à écouter ses arguments visant à défendre le statut spécial de l'équipe dans le championnat.

Selon Domenicali, qui fait maintenant partie de la famille Lamborghini, les négociations concernant une participation d'Alonso au Mans en parallèle de son contrat Ferrari F1 n'ont cependant pas été très loin.

"Nous en avons parlé, mais nous n'avons jamais dit spécifiquement : 'faisons-le'", détaille l'Italien de 53 ans. "Quand il était avec nous, il était entièrement dédié au projet F1. Cependant, il est vrai que c'est un véritable pilote. Il aime la course automobile sous toutes ses facettes et veut être considéré comme étant victorieux dans différentes catégories."

Propos recueillis par Yaroslav Zagorets

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