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Fernando Alonso
14
Espagne

Fernando Alonso

Date de naissance
1981-07-29
Âge
44
Nationalité
Espagne
Pays
Espagne
Date de naissance
1981-07-29

Biographie de Fernando Alonso

le 29/07/1981 à Oviedo (Espagne)

Considéré comme l'un des plus grands pilotes de tous les temps avec ses deux titres mondiaux, Fernando Alonso a déjà connu trois décennies différentes au plus haut niveau.

Adulé par les fans pour son talent au volant, convoité par les écuries pour son expérience, mais parfois controversé dans le paddock pour son franc-parler, Alonso s'est taillé une réputation de légende à la fois sur et en dehors de la piste.

Reconnu comme le pilote qui a mis fin au règne de Michael Schumacher et de Ferrari, Alonso a remporté ses deux titres consécutifs de champion du monde avec Renault en 2005 et 2006. Parmi ses nombreuses statistiques, il reste le quatrième plus jeune vainqueur en F1 à 22 ans et 26 jours, et ses 32 succès en carrière le placent en septième position au nombre de victoires dans l'Histoire, sans oublier plus de 100 podiums et le record du nombre de départs en Grand Prix.

La première victoire de Fernando Alonso en F1, au GP de Hongrie 2003 avec Renault.

La première victoire de Fernando Alonso en F1, au GP de Hongrie 2003 avec Renault.

Photo de: Rainer Schlegelmilch / Getty Images

Né dans une famille ouvrière de la ville d'Oviedo, l'Espagnol a commencé le karting dès l'âge de trois ans et a rapidement fait preuve de talent, accumulant les succès nationaux jusqu'à attirer l'attention d'un importateur de karts qui l'a pris sous son aile pour assurer son arrivée sur la scène internationale.

Troisième du Trophée Arc-En-Ciel CIK-FIA Cadets 1995 tout en travaillant comme mécanicien pour aider à financer ses courses, Alonso a goûté pour la première fois à la monoplace en 1999 en participant à l'Euro Open by Nissan, championnat basé en Espagne. Il a fait sensation en remportant le titre à l'âge de 17 ans seulement.

Cela lui a valu d'être engagé dans le championnat international de Formule 3000, sur les week-ends de Grand Prix, avec l'équipe Astromega, affiliée à l'écurie Minardi F1, et d'être nommé pilote d'essais et de réserve Minardi pour la saison 2000 de Formule 1. Dans un peloton où l'on retrouvait d'autres futures stars de la F1 telles que Mark Webber, Sébastien Bourdais et Justin Wilson, Alonso est devenu en fin d'année le pilote le plus rapide et a terminé par une victoire à Spa.

Quatrième au classement général, il avait convaincu Paul Stoddart, nouveau patron de l'écurie Minardi F1, de lui proposer un baquet de titulaire pour 2001. L'influence de Flavio Briatore lui a ensuite permis d'avoir sa chance chez Renault en 2003 et de remporter deux titres mondiaux consécutifs en 2005 et 2006. Il a ensuite couru avec McLaren pendant une seule saison controversée, avant de revenir chez Renault. Puis Alonso a rejoint Ferrari de 2010 à 2014. Après un passage malheureux chez McLaren entre 2015 et 2018, qui l'a conduit à s'absenter deux ans de la F1, il est revenu sur la grille de départ en 2021 avec Alpine et est passé à Aston Martin en 2023.

Outre ses exploits en F1, Alonso, déjà vainqueur du Grand Prix de Monaco en 2006 et 2007, a tenté de devenir le deuxième pilote de l'histoire du sport automobile (après Graham Hill) à remporter la légendaire "Triple Couronne", à savoir s'imposer au GP de Monaco, aux 24 Heures du Mans et aux 500 Miles d'Indianapolis. Il a triomphé au Mans avec Toyota en 2018 et 2019, mais ses trois tentatives à l'Indy 500 se sont avérées infructueuses.

Fernando Alonso

Fernando Alonso

Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images

2001 - Minardi F1

23e du championnat - 0 point

Les débuts d'Alonso en F1 ont coïncidé avec une nouvelle ère pour l'écurie Minardi, rachetée par le fondateur d'European Aviation, Paul Stoddart. Dans cette structure habituée au fond de grille, celui qui est devenu le troisième plus jeune pilote de l'Histoire à courir en Grand Prix ne s'est pas fait de faux espoirs mais n'a pas manqué d'impressionner en surclassant ses coéquipiers Tarso Marques et Alex Yoong. Il s'est ainsi parfois rapproché des Prost et des Arrows, pourtant nettement plus rapides.

Bien qu'il n'ait pas réussi à jouer les points, qui étaient alors attribués au top 6, Alonso a quand même fini dixième en Allemagne, tout en faisant preuve d'une maturité étonnante pour son âge. Ses performances ne sont pas passées inaperçues, et Flavio Briatore lui a donné un poste de pilote essayeur Renault pour 2002 en vue d'une titularisation en 2003.

2003 - Renault F1 Team

6e du championnat - 55 points

Après une année formatrice de pilote essayeur, Alonso a repris du service sur la grille de départ en 2003 avec Renault et a immédiatement impressionné par sa rapidité au volant d'une R23 bien équilibrée. La voiture fonctionnait bien avec les gommes Michelin, et Alonso a rapidement attiré l'attention en décrochant sa première pole position en F1 dès la deuxième manche de la saison en Malaisie, avec également un premier podium à la clé.

Violemment accidenté à Interlagos, il a néanmoins été classé dans le top 3 de la course brésilienne avant de faire vibrer l'Espagne avec sa deuxième place à Barcelone. Il a finalement remporté sa première victoire en Grand Prix sur le Hungaroring, depuis la pole position, et a terminé sixième du championnat.

2004 - Renault F1 Team

4e du championnat - 59 points

Lors d'une campagne outrageusement dominée par Ferrari, Alonso ne pouvait espérer mieux que la troisième fois du championnat des pilotes. Au volant d'une Renault R24 qui manquait de fiabilité, il a ajouté quatre podiums à son palmarès pour terminer l'année à la quatrième place du classement général, loin devant son coéquipier Jarno Trulli.

2005 - Renault F1 Team

Champion du monde - 133 points

La décision d'interdire les changements de pneus pour la saison 2005 de F1 a joué en faveur des monoplaces équipées par Michelin, et Renault a mis un terme à la domination des Ferrari associées à Bridgestone. Alonso a remporté trois des quatre premières courses et s'est imposé comme le favori pour le titre. Son principal rival a finalement été Kimi Räikkönen pour McLaren, et le Finlandais avait assurément la monoplace la plus rapide mais aussi la moins fiable des deux.

Alonso a ainsi décroché son premier titre mondial avec 16 podiums dont sept victoires en 19 Grands Prix. Il est ainsi devenu le plus jeune champion du monde à 24 ans, battant le record d'Emerson Fittipaldi (25 ans), et Renault a également remporté sa première couronne chez les constructeurs.

2006 - Renault F1 Team

Champion du monde - 134 points

Alonso et Renault se sont à nouveau imposés comme le duo le plus redoutable de la F1, l'Espagnol continuant sur sa lancée de 2005 pour démarrer l'année 2006 avec neuf podiums d'affilée (dont six victoires) dès le début de la saison.

À la mi-saison, Alonso possédait une confortable avance de 25 points sur Michael Schumacher, mais c'est alors que la FIA a décidé de proscrire les amortisseurs connus sous le nom de "mass dampers". Certes utilisée par de nombreuses équipes, cette technologie était partie intégrante de la conception de la Renault R26, et son interdiction a été particulièrement préjudiciable au constructeur français. Ainsi, en seconde moitié de saison, Alonso n'a remporté qu'une victoire, et Schumacher s'est relancé dans la course au titre.

À trois Grands Prix de la fin, les deux pilotes étaient à égalité, mais une panne moteur pour le pilote Ferrari au Japon a facilité la tâche à Alonso, qui a finalement été couronné avec 13 unités d'avance. C'était la fin d'une époque : Schumacher a pris sa retraite et Alonso a quitté Renault pour rejoindre McLaren.

Fernando Alonso, Champion du monde de F1 en 2005 avec Renault.

Fernando Alonso, champion du monde de F1 en 2005 avec Renault.

2007 - McLaren-Mercedes

3e du championnat - 109 points

Pour 2007, Alonso a remplacé Kimi Räikkönen chez McLaren, le Finlandais ayant pris la direction de Maranello. Il s'attendait à être le leader de l'écurie mais a immédiatement été menacé par son coéquipier débutant Lewis Hamilton, qui a lancé sa saison par neuf podiums consécutifs et dépassait toutes les attentes.

Les tensions ont crû compte tenu du fait que les deux pilotes faisaient jeu égal et que McLaren ne donnait pas la priorité au double champion du monde en titre, et Alonso a mis de l'huile sur le feu en Hongrie lorsqu'il a délibérément retardé son coéquipier lors d'un arrêt au stand en qualifications, ce qui lui a valu une pénalité de cinq places sur la grille.

Pour couronner le tout, l'affaire d'espionnage Spygate impliquant McLaren et Ferrari a éclaté au grand jour, et Alonso a menacé de divulguer des e-mails échangés avec Mike Coughlan et le pilote essayeur Pedro de la Rosa. Ces e-mails ont finalement bel et bien contribué à une amende record de 100 millions de dollars pour McLaren.

Côté piste, Alonso était à deux points de Hamilton à trois Grands Prix de la fin de la saison, mais un accident au Japon lui a coûté cher même s'il a pu revenir à quatre longueurs lorsque Hamilton s'est retrouvé coincé dans le bac à gravier de la pitlane en Chine. C'est toutefois Kimi Räikkönen qui leur a damé le pion lors de l'ultime course, au Brésil, pour un petit point seulement.

2008 - Renault F1 Team

5e du championnat - 61 points

Le désastre de la saison 2007 a mené Alonso à rompre son contrat de trois ans avec McLaren pour retourner chez Renault, mais l'écurie n'était plus au même niveau qu'en 2006. Alors qu'il n'était toujours pas monté sur le podium après 14 Grands Prix, l'Ibère a renversé la vapeur avec deux victoires consécutives à Singapour et à Fuji, à la surprise générale.

La première a été grandement facilitée par un accident de son coéquipier Nelson Piquet Jr provoquant une intervention de la voiture de sécurité, et si l'on croyait alors à une coïncidence, il s'est avéré que Renault avait demandé au Brésilien de le faire volontairement. Ce n'est qu'en 2009 que le Crashgate a fait surface, et Alonso a conservé sa victoire. Le podium obtenu au Grand Prix du Brésil 2008 lui a en tout cas octroyé la cinquième place du classement général.

2009 - Renault F1 Team

9e du championnat - 26 points

Alonso est resté chez Renault pour la révolution technique de 2009, où les concepts aperçus sur la grille étaient très diversifiés. Le Losange fait toutefois partie des sept équipes qui n'ont pas développé de double diffuseur et s'est retrouvé à l'écart des avant-postes toute l'année, à l'exception d'une pole position en Hongrie et d'un podium à Singapour, alors que la structure d'Enstone était secouée par le scandale du Crashgate. Alonso s'est classé neuvième du championnat, ce qui l'a poussé à partir chez Ferrari.

2010 - Scuderia Ferrari

2e du championnat - 252 points

Alonso avait initialement signé chez Ferrari pour 2011, mais les conséquences du Crashgate impliquant Renault lui ont permis de s'extirper de son contrat un an plus tôt. Au sein d'une écurie plus compétitive, il s'est imposé dès sa première course en rouge, à Bahreïn. Par la suite, il a peiné à se maintenir dans la course au titre face à McLaren et Red Bull, accusant 47 points de retard sur Lewis Hamilton à la mi-saison.

Quatre victoires ont toutefois relancé Alonso en seconde moitié d'année, si bien qu'il était leader du championnat avant le Grand Prix d'Abu Dhabi, où Mark Webber, Sebastian Vettel et Hamilton étaient également en lice pour le titre.

Souhaitant couvrir la menace Webber, Alonso s'est retrouvé coincé derrière la Renault de Vitaly Petrov après son arrêt au stand et n'a jamais trouvé l'ouverture. Vettel s'est imposé et a arraché le titre à ses adversaires, la première de quatre couronnes consécutives pour le jeune Allemand.

Fernando Alonso, vainqueur du GP de Bahreïn 2010 avec Ferrari.

Fernando Alonso, vainqueur du GP de Bahreïn 2010 avec Ferrari.

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

2011 - Scuderia Ferrari

4e du championnat - 257 points

Déterminé à riposter en 2011, Alonso n'a rien pu faire face à Red Bull et Sebastian Vettel. Avec dix podiums dont une victoire à Silverstone, il a dû se contenter d'une lointaine quatrième place au classement général, avec une Ferrari conservatrice.

2012 - Scuderia Ferrari

2e du championnat - 278 points

Après avoir accepté de prolonger son contrat avec Ferrari pour trois années supplémentaires, Alonso et la Scuderia ont cette fois su concurrencer Sebastian Vettel et Red Bull Racing. Sept pilotes différents ont remporté les sept premiers Grands Prix de la saison, et l'Espagnol a été le premier à récidiver avec un succès en Malaisie suivi d'un triomphe à domicile à Valence.

Vainqueur en Allemagne, Alonso a porté son avance à 34 points à la mi-saison, mais Red Bull et Vettel ont riposté par la suite, et le titre a échappé de justesse au pilote Ferrari : trois points les séparaient à la fin de la saison.

2013 - Scuderia Ferrari

2e du championnat - 242 points

Pour la dernière année des moteurs V8 en F1, Alonso s'est fixé comme objectif d'enfin battre Sebastian Vettel. La saison a bien commencé avec des victoires en Chine et en Espagne, mais l'Allemand a ensuite pris son envol en s'imposant lors des neuf derniers Grands Prix de la saison, et son rival n'a rien pu faire. Un total de neuf podiums a néanmoins permis à Alonso d'être vice-champion pour la troisième fois en quatre saisons.

Le Grand Prix d'Espagne 2013, dernière victoire de Fernando Alonso en F1 à ce jour.

Le Grand Prix d'Espagne 2013, dernière victoire de Fernando Alonso en F1 à ce jour.

2014 - Scuderia Ferrari

6e du championnat - 161 points

L'avènement des unités de puissance turbo hybride a donné à Alonso l'espoir que Ferrari se hisse au niveau de Red Bull, mais ce sont les Flèches d'Argent de Mercedes qui se sont montrées dominatrices. Tandis que les moteurs Renault propulsant les Red Bull souffraient de problèmes de fiabilité, le groupe propulseur Ferrari manquait de puissance. La Scuderia était même menacée par Williams et Force India en performance pure.

Alonso a décroché le podium en Chine et en Hongrie et n'a subi que deux abandons ; sa constance lui a permis de prendre la sixième place du championnat des pilotes. Désabusé par ce niveau de performance insuffisant, il s'est laissé séduire par le projet McLaren-Honda pour 2015.

2015 - McLaren Honda

17e du championnat - 11 points

De retour chez McLaren huit ans après les coups de théâtre de la saison 2007, Alonso a été séduit par le retour du partenariat avec Honda, qui avait dominé la Formule 1 de 1988 à 1991 avec Ayrton Senna et Alain Prost. Là, c'est tout l'inverse qui s'est produit : Honda ne maîtrisait pas la complexité de l'unité de puissance turbo hybride. En quatre journées d'essais hivernaux, McLaren n'a parcouru que 79 tours, quand Mercedes en comptait 516.

Alonso a fait bonne figure dans les médias, mais il était manifestement frustré, et il a même subi un curieux accident à Barcelone à cause d'un volant bloqué – cause que McLaren a contestée. Blessé, il a déclaré forfait pour le reste des essais et le premier Grand Prix. À son retour, le double champion du monde a trouvé une voiture qui n'était pas significativement plus rapide ou plus fiable. Les points n'étaient pas facilement à sa portée, même s'il a signé une belle cinquième place au Hungaroring, grâce à l'absence de longues lignes droites sur ce tracé.

Le reste du temps, on a déploré huit abandons et d'innombrables pénalités sur la grille de départ pour avoir dépassé le quota de pièces moteur. Alonso ne s'est classé que 17e du championnat des pilotes.

2016 - McLaren Honda

10e du championnat - 54 points

Une avancée significative de Honda au cours de l'hiver a permis à Alonso et à McLaren de remonter dans le classement, mais pas plus haut que le milieu de tableau.

La saison d'Alonso a commencé par une collision spectaculaire avec Esteban Gutiérrez au Grand Prix d'Australie, avec un crash à haute vitesse suivi d'une série de tonneaux ; il s'en est sorti avec une côte cassée. Par la suite, une meilleure fiabilité lui a permis de se battre plus régulièrement dans le top 10, mais le manque de puissance du moteur Honda représentait encore un handicap majeur, et l'Espagnol s'est fait remarquer en qualifiant celui-ci de "moteur de GP2" sur les terres du motoriste nippon, à Suzuka.

Quelques coups d'éclat, dont la cinquième place à Monaco et à Austin, ont en tout cas permis à Alonso de se classer dixième du championnat des pilotes.

2017 - McLaren Honda

15e du championnat - 17 points

Malgré les rumeurs persistantes selon lesquelles Alonso souhaitait résilier son contrat avec l'écurie, le pilote McLaren a persévéré en 2017 à la suite d'une restructuration majeure de la direction de l'équipe : l'emblématique Ron Dennis a été brusquement écarté au profit du nouveau PDG, Zak Brown.

Cependant, après avoir fait un pas en avant en 2016, McLaren et Alonso ont exigé plus de puissance de la part de Honda, ce qui a entraîné une recrudescence des problèmes de fiabilité du moteur. Alors que les relations entre McLaren et Honda étaient de plus en plus tendues en raison notamment d'un manque de communication, les deux parties ont finalement décidé de mettre un terme à leur partenariat à la fin de la saison.

Alonso a enduré une campagne encore plus difficile qu'en 2015, avec 11 abandons en 20 courses. Il n'a réussi à entrer dans le top 10 qu'à trois reprises, son meilleur résultat étant une sixième place obtenue en Hongrie, et il s'est retrouvé au quinzième rang du classement général.

De plus en plus frustré par le déclin de sa carrière en F1, Alonso a commencé à se tourner vers d'autres horizons en 2017 et a pris la décision anticonformiste de participer aux 500 Miles d'Indianapolis avec Andretti Autosport, dans sa quête de la légendaire "Triple Couronne" – la victoire aux 500 Miles d'Indianapolis, au Grand Prix de Monaco et aux 24 Heures du Mans.

Cette décision a été prise avec le soutien total de McLaren, qui l'a autorisé à manquer le Grand Prix de Monaco. Cependant, certes compétitif pour ses débuts à l'Indy 500, Alonso n'a pas réussi à terminer la course.

2018 - McLaren F1 Team

11e du championnat - 50 points

Après le divorce entre Honda et McLaren, qui a permis la fourniture de moteurs Renault à l'écurie pour 2018, Alonso est resté à Woking dans l'espoir que l'équipe lui permette de renouer avec les avant-postes. Cependant, malgré plusieurs courses dans les points en début de saison – y compris une cinquième place en ouverture au Grand Prix d'Australie – la McLaren-Renault n'était pas franchement plus rapide que sa devancière de 2016. Pendant ce temps, les performances de la Toro Rosso à moteur Honda étaient encourageantes, ce qui était mauvais signe quant aux défauts intrinsèques de la voiture britannique.

Les résultats se sont dégradés en fin de saison, avec un seul top 10 lors des neuf derniers Grands Prix pour Alonso, qui n'a pas trouvé de meilleur volant pour 2019 et a donc préféré quitter la Formule 1 pour relever d'autres défis en sport auto : il a remporté à deux reprises les 24 Heures du Mans avec Toyota et a participé au Dakar.

Fernando Alonso, en 2018 avec McLaren.

Fernando Alonso, en 2018 avec McLaren.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

2021 - Alpine F1 Team

10e du championnat - 81 points

Après deux saisons dans d'autres disciplines, Alonso a créé la surprise en faisant son retour en F1 pour la saison 2021, ravivant sa relation avec le constructeur Renault, qui l'avait mené aux titres mondiaux 2005 et 2006. L'écurie française est devenue Alpine, et l'Ibère a rapidement prouvé que, même après deux ans d'absence, il n'avait rien perdu de son éclat.

L'A521 n'avait pas le rythme des top teams, mais Alonso a marqué des points lors de 16 courses sur 22 et a signé son premier podium depuis 2014 au Grand Prix du Qatar. Cela l'a aidé à finir le championnat devant son coéquipier Esteban Ocon, bien que ce dernier ait offert la victoire à Alpine en Hongrie.

2022 - Alpine F1 Team

9e du championnat - 81 points

Alors qu'un changement de réglementation a fait renaître l'espoir qu'Alpine puisse réduire l'écart avec Red Bull, Ferrari et Mercedes, Alonso a de nouveau été très occupé en milieu de tableau. Après avoir subi plusieurs pannes en début de saison, il a enchaîné les arrivées dans le top 10.

Grâce à des évolutions qui ont permis à Alpine de devancer McLaren dans la lutte pour la quatrième position du championnat des constructeurs, Alonso a obtenu la cinquième place à trois reprises : à Silverstone, à Spa-Francorchamps et à Interlagos.

Onzième du classement des pilotes, devancé par son coéquipier Esteban Ocon, Alonso avait déjà décidé de se tourner vers d'autres horizons pour 2023, avec l'annonce choc qu'il allait rejoindre Aston Martin pour remplacer Sebastian Vettel. Ce dernier allait prendre sa retraite à la fin de la saison.

2023 - Aston Martin Mercedes

4e du championnat - 206 points

Beaucoup se sont interrogés sur le choix d'Alonso de rejoindre Aston Matin alors que l'écurie britannique a été battue par Alpine en 2022. Cette décision a cependant permis à l'Espagnol de revenir au premier plan, Aston Martin ayant mené un développement agressif de sa monoplace pendant l'intersaison.

Le double champion du monde est monté sur le podium six fois lors des huit premiers Grands Prix, dépassant déjà son total de points de l'année précédente, ce qui a rapidement fait taire les sceptiques. La victoire semblait proche, néanmoins d'autres équipes se sont rattrapées en matière de développement et Aston Martin a reculé dans la hiérarchie.

Absent du podium pendant quatre courses, Alonso n'était plus le principal challenger des Red Bull lorsqu'est arrivée la pause estivale. Il a mis fin à cette série en terminant deuxième à Zandvoort, mais n'est ensuite remonté qu'une seule fois sur le podium. Si Aston Martin est apparu plus en difficulté dans la seconde moitié du championnat, la première partie a permis à Alonso de se classer à une magnifique quatrième place, sa meilleure position depuis 2013.

2024 - Aston Martin

9e du championnat - 70 points

Après une saison 2023 assez réussie, avec huit podiums et une quatrième place au championnat, Alonso a eu du mal à confirmer en 2024, l'Aston Martin n'affichant pas le même rythme que ses rivales par rapport à l'année précédente.

Il a pris son 400e départ en F1 au Grand Prix du Mexique, qui a malheureusement coïncidé avec son seul abandon de la saison. Avec une cinquième place en Arabie saoudite comme meilleur résultat, il a terminé neuvième au classement général.

2025 - Aston Martin

10e du championnat - 56 points

Une saison globalement à oublier pour Alonso, habitué à des performances de haut niveau, car une combinaison de malchance, de mauvaises stratégies et de performances médiocres de la voiture l'a privé de toute chance de marquer des points jusqu'au Grand Prix d'Espagne en mai.

À partir de là, le Fernando d'antan a fait son retour, malgré une AMR25 peu performante, et il a terminé dix fois dans les points lors des 16 dernières manches, se hissant ainsi dans le top 10 du classement des pilotes.

Le palmarès de Fernando Alonso en F1

Saison Écurie Position
2025 Aston Martin 10e
2024 Aston Martin 9e
2023 Aston Martin Mercedes 4e
2022 Alpine F1 Team 9e
2021 Alpine F1 Team 10e
2018 McLaren F1 Team 11e
2017 McLaren Honda 15e
2016 McLaren Honda 10e
2015 McLaren Honda 17e
2014 Scuderia Ferrari 6e
2013 Scuderia Ferrari 2e
2012 Scuderia Ferrari 2e
2011 Scuderia Ferrari 4e
2010 Scuderia Ferrari 2e
2009 Renault F1 Team 9e
2008 Renault F1 Team 5e
2007 McLaren-Mercedes 3e
2006 Renault F1 Team 1er
2005 Renault F1 Team 1er
2004 Renault F1 Team 4e
2003 Renault F1 Team 6e
2001 Minardi F1 23e

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