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Pas d'évolutions moteur pour Renault et Ferrari en 2020

Renault a pris la décision de conserver la même spécification moteur tout au long de la saison 2020 de Formule 1 pour des raisons de réduction des coûts.

Vue détaillée du diffuseur de la Renault F1 R.S.20

Face à la crise du coronavirus, le groupe Renault a décidé d'économiser deux milliards d'euros sur trois ans avec la suppression de 15 000 emplois, et si l'avenir du Losange en Formule 1 a été confirmé, l'heure n'est pas aux dépenses inconsidérées.

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Malgré les mesures de réduction des coûts décidées par la FIA et la F1 en accord avec les écuries, Renault n'a pas souhaité améliorer son unité de puissance entre le Grand Prix d'Australie, annulé mi-mars, et cette première course de la saison début juillet, pour des raisons financières. Le moteur actuel va désormais demeurer homologué pour le reste de la campagne. Rappelons qu'avec un calendrier composé de 14 Grands Prix ou moins, chaque voiture pourrait utiliser deux unités de puissance sur l'ensemble de la saison (une seule batterie et une seule unité de contrôle électronique s'il y avait 11 GP ou moins).

"Nous avons dû faire des compromis et des sacrifices afin de gérer une crise qui a été extrêmement grave", explique Cyril Abiteboul, directeur de Renault F1 Team. "Nous parlons d'une très forte réduction de la cagnotte. Nous tenons des discussions avec des sponsors qui sont très loyaux mais font face à des difficultés dans leurs propres entreprises. Nous avons dû prendre des décisions, et l'une d'entre elles est d'interrompre le développement moteur en nous concentrant sur ce qui sera la prochaine étape ; nous aurons l'opportunité d'en discuter plus tard. Autrement dit, ne vous attendez pas à ce que nous ayons des évolutions moteur cette année."

Chez Ferrari, au cœur d'une région d'Émilie-Romagne très durement touchée par la pandémie de COVID-19, c'est apparemment le temps qui a manqué pour concevoir et produire de nouvelles pièces, comme l'ont fait Mercedes et Honda. "Nous avons le même moteur qu'en Australie", confirme Mattia Binotto. "Nous avons fermé l'usine pendant longtemps et avons donc eu très peu de temps pour le développement. Désormais, l'unité de puissance est gelée pour la saison. Je sais que d'autres motoristes ont eu l'opportunité de continuer à travailler et à développer. Nous en étions conscients, ils en ont profité, cela fait partie du jeu. Cela fait partie de tous les compromis que nous avons acceptés pendant la période de fermeture, alors que nous agissions pour le bien de la F1."

Sebastian Vettel, Ferrari SF1000

Abiteboul demeure en tout cas confiant quant aux chances de Renault de rebondir après une saison 2019 difficile, conclue au cinquième rang par le Losange, assez loin derrière son équipe cliente, McLaren.

"Si l'on revient à 2018, oui, nous étions quatrièmes du championnat, mais il était clair que nous n'étions pas capables de développer au rythme nécessaire pour rattraper les top teams", affirme le Français. "Il était déjà clair que McLaren était sur une très bonne trajectoire. Nous avons dû faire un certain nombre de changements qui nous ont menés à remplacer une grande partie des leaders techniques à Enstone."

"Le moteur a fait de bons progrès, je pense que c'est largement reconnu et accepté. Nous devons désormais nous focaliser sur la voiture, et c'est en partie ce que nous faisons désormais avec la décision que nous avons prise en matière de compromis financier pour l'avenir. Je ressens la pression, mais en même temps, je suis confiant pour cette année et les suivantes."

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