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La FIA clarifie les règles sur l'utilisation du langage grossier

La FIA a donné quelques clarifications au sujet de sa politique visant à réduire l'utilisation de langage grossier par les acteurs de la Formule 1.

Max Verstappen, Red Bull Racing, en conférence de presse

Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images

Depuis quelques mois, la FIA mène une politique qui vise à réduire l'utilisation de gros mots lors des retransmissions télé en direct de ses disciplines. En amont de la saison 2025, la fédération a mis à jour son Code Sportif International en instaurant de nouvelles règles prévoyant des sanctions en cas d'utilisation de langage grossier devant les caméras.

Selon l'article 12 actualisé de ce même code, une première infraction entraîne une amende de 40 000 euros, une deuxième entraînerait une amende de 80 000 euros et une suspension avec sursis d'un mois, tandis qu'une troisième entraînerait une amende de 120 000 euros, une suspension ferme d'un mois et une déduction de points au championnat.

Cette nouvelle réglementation n'est pas du tout passée du côté des pilotes, jugeant cette politique beaucoup trop stricte dans des disciplines aussi difficiles où les concurrents sont constamment sous adrénaline et jouent parfois leur vie. Le GPDA (association des pilotes de Grand Prix) et le WoRDA (World Rally Drivers Alliance) ont tous deux protesté contre la FIA par le biais de communiqués postés sur les réseaux sociaux, affichant leur mécontentement.

Les choses se sont envenimées lorsque le Français Adrien Fourmaux s'est vu infliger une amende de 10 000 euros après avoir déclaré à l'issue de la dernière spéciale du Rally du WRC : "We fucked up yesterday [On a merdé hier]". Cette semaine, les pilotes de rallye sont montés d'un cran dans leur protestation, en décidant de simplement ne plus rien répondre en interviews, ou seulement dans leur langue maternelle.

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Cet affront semble avoir fait réfléchir la FIA, elle qui se montrait d'abord très rigide et fermée sur la question. La fédération s'est donc quelque peu ouverte au dialogue en WRC, tout en affichant malgré tout une certaine fermeté, mais également en F1. La question a été abordée lors du traditionnel briefing d'avant-course ce vendredi en amont des essais libres du Grand Prix de Chine. Garry Connelly, président des commissaires, s'est adressé aux pilotes pour expliquer comment les directives seraient interprétées à l'avenir.

Selon les informations de Motorsport.com, Connelly a présenté deux scénarios au groupe. Le premier concerne les communications radios équipe/pilote. Dans ce cas là, la FIA a précisé qu'elle tolérerait un langage fort utilisé dans le feu de l'action, tant qu'il n'est pas offensant pour les autres, y compris les officiels de la course ou les autres concurrents.

Le second scénario, lui, comprend les obligations médiatiques. Ici, l'instance se fait moins clémente. Si un langage grossier est utilisé lors d'interviews, par exemple dans le carré médiatique, lors de conférences de presse ou de séances avec les médias écrits, cela sera considéré comme une infraction au règlement et signalé aux commissaires par la direction de course.

Carlos Sainz et Lando Norris en conférence de presse.

Carlos Sainz et Lando Norris en conférence de presse.

Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images

Après plusieurs questions posées et éclaircissements demandés, les pilotes seraient repartis relativement satisfaits, les règles étant désormais considérées comme plus claires. Esteban Ocon s'est exprimé sur le sujet à la suite de cette réunion : "La FIA, les commissaires, sont venus et ont précisé ce qui était autorisé et ce qui ne l'était pas, et je pense, honnêtement, que la discussion que nous avons eue a été équitable et très ouverte."

"La FIA n'est pas là pour nous punir sans raison, donc si, dans le feu de l'action, il y a eu quelques gros mots entre l'ingénieur et nous, ce n'est pas grave, en fait. C'est ce qu'ils ont dit. Mais évidemment, si vous insultez quelqu'un, c'est un cas différent, mais c'est normal. Nous devons nous comporter correctement, nous sommes à l'antenne tout le temps, c'est de la télévision en direct."

"Il est important que nous soyons des modèles pour la jeune génération. Mais d'après les discussions que nous avons eues à Melbourne, nous étions tous assez effrayés. Maintenant, c'est assez clair et je pense que c'est assez juste. Je ne sais pas ce qu'ont eu les gars du championnat du monde des rallyes. Les réponses à leurs questions ont probablement été très différentes, et c'est sans doute pour cela qu'ils ne sont pas contents. Mais de notre côté, en Formule 1, je pense que c'est beaucoup plus clair maintenant et que c'est assez juste."

Carlos Sainz a récemment rejoint George Russell à la direction du GPDA, en remplacement de Sebastian Vettel. L'Espagnol a salué l'approche de Connelly, réitérant les propos de son homologue de chez Haas : "Je pense que Garry a été incroyablement utile en essayant de nous expliquer la manière dont la FIA allait aborder la situation. J'apprécie vraiment le bon sens et, cette fois, je dois dire que le bon sens a prévalu. Et pour moi, c'était très clair, très compréhensible, et nous pouvons, je l'espère, aller de l'avant."

En effet, en WRC, le bilan n'est pas si positif. Il semblerait que les pilotes n'aient pas le même sentiment de clarté et de compréhension que leurs homologues de la F1. L'alliance des pilotes de rallye semble également penser que les circonstances dans leur championnat sont différentes, puisque les interviews sont menées avec les pilotes encore dans la voiture, immédiatement après la fin des spéciales. Ce vendredi matin, au Kenya, ils ont en tout cas poursuivi leur mouvement de protestation en ne répondant pas ou dans leur langue maternelle.

Avec Oleg Karpov

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