La FIA ne devrait pas se saisir elle-même de l'affaire Horner
Mohammed ben Sulayem ne veut pas "brûler les étapes" dans l'affaire Horner, même si le président de la FIA se dit inquiet de l'image qu'elle donne de la Formule 1.
Affaire Horner
Directeur de Red Bull Racing, Christian Horner a été visé par une enquête interne et indépendante après des accusations formulées par une employée de son écurie. Voici tout ce qu'il faut retenir sur cette affaire.
Le premier Grand Prix de la saison 2024 de Formule 1 a lieu ce samedi à Bahreïn mais la controverse qui entoure Christian Horner et l'écurie Red Bull Racing qu'il dirige ne cesse de peser sur le paddock.
Blanchi mercredi des accusations de "comportement inapproprié" formulées à son encontre par une de ses employées, à l'issue d'une enquête interne confiée par Red Bull à un avocat indépendant, le Britannique reste dans la tourmente en raison des e-mails anonymes contenant des pièces présumées de l'enquête. Ces dernières ont été adressées à une centaine de personnes du paddock (dirigeants et médias), parmi lesquels Stefano Domenicali, PDG de la F1, et Mohammed ben Sulayem, président de la FIA.
Les deux hommes ont rencontré Christian Horner vendredi à Sakhir, préoccupés par l'ampleur de l'affaire et les nuisances qu'elle provoque pour la Formule 1. Le président de la FIA a refusé de commenter ce qui s'était dit mais a rappelé, dans les colonnes du Financial Times, qu'il y avait déjà eu une "enquête approfondie".
Mohammed ben Sulayem a également laissé entendre que la fédération internationale n'était pas encline à "brûler les étapes" en se saisissant du dossier pour exiger des clarifications auprès de Red Bull. En revanche, la FIA est prête à "examiner toute plainte qui nous parvient par l'intermédiaire de notre responsable de la conformité".
L'instance dispose en effet d'un Département Éthique et Conformité qui peut déterminer s'il existe une infraction au règlement applicable en Formule 1 et notamment au Code Sportif International, qui énonce plusieurs cas de figure dans son article 12.2.1.
S'exprimant plus largement sur cette affaire qui dure depuis le début du mois de février, Mohammed ben Sulayem reconnaît qu'elle est "dommageable pour la F1" et "préjudiciable sur le plan humain", insistant sur le fait que son devoir en tant que président de la FIA est de "protéger notre sport de tout ça".
"C'est le début de la saison, et la F1 devient très populaire", a-t-il rappelé. "Nous devons simplement profiter de ce début de saison. Regardez la compétition qu'il y a. Pourquoi l'éclipser avec de la négativité ?"
Depuis l'annonce de la fin de l'enquête mercredi, Red Bull a refusé de réagir davantage à la situation. Présent à Bahreïn, Christian Horner a quant à lui indiqué qu'il ne commenterait pas "les spéculations anonymes" avant d'ajouter : "Je répète que j'ai toujours nié ces accusations. J'ai respecté l'intégrité de l'enquête indépendante et j'ai pleinement coopéré à chaque étape. Il s'agissait d'une enquête approfondie et équitable, menée par un avocat spécialisé, qui a abouti au rejet de la plainte déposée."
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