Formule 1
C
GP d'Émilie-Romagne
18 avr.
Course dans
43 jours
C
GP du Portugal
30 avr.
Prochain événement dans
55 jours
09 mai
Prochain événement dans
61 jours
C
GP du Canada
13 juin
Course dans
100 jours
C
GP d'Autriche
04 juil.
Prochain événement dans
117 jours
C
GP de Grande-Bretagne
18 juil.
Course dans
134 jours
C
GP de Hongrie
01 août
Course dans
148 jours
C
GP de Belgique
29 août
Course dans
176 jours
C
GP des Pays-Bas
05 sept.
Course dans
183 jours
12 sept.
Course dans
190 jours
C
GP de Russie
26 sept.
Course dans
204 jours
C
GP de Singapour
03 oct.
Prochain événement dans
208 jours
10 oct.
Course dans
218 jours
C
GP des États-Unis
24 oct.
Course dans
233 jours
C
GP de Mexico
31 oct.
Course dans
240 jours
07 nov.
Course dans
247 jours

Fisichella : Un remplacement F1 raté mais une seconde carrière Ferrari

Le passage de Giancarlo Fisichella chez Ferrari en F1 n'a pas été teinté de succès à court terme, mais a été le tremplin d'une relation de plus de dix ans avec la Scuderia. Il fait désormais étroitement partie de la famille Ferrari, alors même que le début de la collaboration entre le pilote italien et la firme de Maranello avait débuté sous des auspices difficiles, en 2009.

Fisichella : Un remplacement F1 raté mais une seconde carrière Ferrari

Il est toujours difficile de dire non lorsque le téléphone sonne et que Ferrari se trouve à l'autre bout du fil. Surtout si vous êtes italien. C'est pourquoi Giancarlo Fisichella a quitté l'équipe Force India, avec laquelle il venait de décrocher la quatrième pole position de sa carrière en Formule 1 – et presque une quatrième victoire le lendemain – pour disputer les cinq dernières courses de la saison 2009 avec la Scuderia Ferrari

"Il était impossible de dire non à Ferrari", se remémore Fisichella à propos de l'invitation à courir pour l'équipe, juste après avoir terminé à moins d'une seconde de son futur coéquipier Kimi Räikkönen au Grand Prix de Belgique, à Spa-Francorchamps. "Surtout pour moi, car j'arrivais à la fin de ma carrière. Il s'agissait-là de ma seule chance de piloter une Ferrari en F1. J'étais dans une position difficile car à cette époque, la Force India était performante. J'avais été en pole à Spa et j'avais terminé deuxième, et même si je n'ai [finalement] pas eu de bons résultats sur les cinq dernières courses avec Ferrari, je pense encore aujourd'hui que cela demeure le choix de ma vie."

Fisichella estime que son rôle de remplaçant chez Ferrari à la place de Felipe Massa, alors blessé, lui a offert une sortie parfaite du monde de la F1, même si sa carrière s'est achevée sur une neuvième place et sans avoir marqué le moindre point pour l'équipe de Maranello. "Il était tout simplement temps d'arrêter", estime-t-il. Mais Fisichella a pu le faire en portant la combinaison rouge.

"Peut-être que si j'avais pu trouver un volant de pointe [pour la saison 2010], mon choix aurait été différent", fait-il remarquer avec le recul. "Il y avait une possibilité de continuer à courir en F1 mais pas avec Ferrari. Je ne souhaitais pas rester en F1 avec une petite équipe et me battre pour la 14e, la 15e ou la 16e place. J'avais presque 37 ans et j'avais fait près de 230 Grands Prix. J'avais gagné quelques courses, signé quelques pole positions, je pensais qu'il était temps de décider de prendre un nouveau chemin."

Lire aussi :

La décision de Fisichella fut de rester au sein de la famille Ferrari et de faire coïncider les essais F1 avec un programme GT en prenant d'abord le volant d'une Ferrari 430 GT2 AF Corse dans le championnat European Le Mans Series, aux côtés d'un autre amoureux de la marque, Jean Alesi. "Je suis heureux de ma décision et je n'ai aucun regret", poursuit Fisico. "Cela m'a donné l'occasion de continuer à courir avec Ferrari. Je suis italien, donc c'est super de courir pour Ferrari. Quand je suis à la maison pendant plus d'un mois, les courses commencent à me manquer."

Toujours fortement impliqué

Cette phrase explique pourquoi, bien après sa carrière en F1, Fisichella est toujours aussi fort et pourquoi son rythme de vie n'a finalement pas vraiment baissé, même si la visibilité de son activité actuelle est évidemment moindre qu'à l'époque de la catégorie reine. Fisichella peut maintenant être considéré comme un pilier stratégique de la scène des courses du GT avec Ferrari. Son apparition dans les rangs du GT en 2010 s'est avérée bien plus qu'une tournée d'adieux avant une retraite que beaucoup soupçonnaient. Presque une décennie plus tard, il participe à des compétitions des deux côtés de l'Atlantique et a remporté de nombreuses victoires de catégorie dans les grandes courses d'Endurance du monde entier, en tant que pilote d'usine du constructeur italien. Parmi celles-ci, les 24 Heures du Mans.

Si vous doutez de la motivation de Fisichella alors qu'il évolue dans ce que l'on pourrait appeler sa deuxième carrière de pilote, il suffit de regarder son programme des dernières années. En 2017 par exemple, il avait à son agenda 17 week-ends de course dans le cadre du championnat IMSA SportsCar avec l'équipe Risi Competizione. Il évoluait aussi en Blancpain GT Series Endurance Cup chez Kaspersky Motorsport et revenait s'aligner sur les 24 heures du Mans. Pour le dire autrement, il participait à peu près au même nombre de courses que ce qui constituait une saison de F1 lorsqu'il a commencé à courir en Grand Prix dans les années 1990.

"C'est plus ou moins comme un vieux programme de F1, mais sans les essais", dit-il. "Mais j'aime la course, j'aime juste être pilote de course. J'aime toujours venir sur les circuits, j'ai la motivation pour me battre pour la victoire. J'aime cette ambiance, mais de nos jours, les choses sont un peu plus cool pour moi. Il n'y a pas de pression, par rapport à la F1. L'approche du week-end est un peu différente."

Un puriste de retour aux bases

"Les meilleurs circuits sont en Amérique", savoure celui qui apprécie le retour aux sources que propose le GT à ses yeux. "J'aime les courses en Amérique et j'aime l'ambiance", dit-il. "Toutes les équipes et tous les pilotes sont vraiment forts. Il faut vraiment se battre en course. Quand vous obtenez un bon résultat, vous savez que vous avez vraiment fait de votre mieux. On m'a offert la chance d'aller en Amérique. Ferrari m'a dit que c'était un marché important et que mon nom pourrait susciter un peu d'intérêt."

Fisichella est heureux d'avoir accepté cette proposition. "J'aime le championnat IMSA plus que le WEC", explique-t-il. "Il est plus détendu, mais aussi plus compétitif. Et les meilleurs circuits sont en Amérique, croyez-moi ! Ils sont peut-être un peu dangereux à certains endroits parce qu'il n'y a pas de dégagements, mais le défi de circuits comme Watkins Glen, Road America, Virginia International Raceway et Mosport est énorme."

Fisico admet cependant avoir initialement trouvé déconcertante l'utilisation fréquente de la voiture de sécurité dans les courses nord-américaines. "C'est étrange, mais une fois qu'on s'y est habitué, c'est mieux", dit-il, comparant le système à celui des Full Course Yellow employé au Mans. "La voiture de sécurité vous donne la possibilité de revenir sur les leaders si vous avez un problème. C'est une approche différente, mais j'aime ça."

Propos recueillis par Gary Watkins 

partages
commentaires
Les deux domaines clés que McLaren veut améliorer en 2021

Article précédent

Les deux domaines clés que McLaren veut améliorer en 2021

Article suivant

Williams : sponsoring et COVID-19, les "derniers clous du cercueil"

Williams : sponsoring et COVID-19, les "derniers clous du cercueil"
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries Formule 1 , 24 Heures du Mans , WEC , IMSA , GT World Challenge
Pilotes Giancarlo Fisichella
Équipes Force India , Ferrari
Auteur Guillaume Navarro
Aston Martin : plus qu'une livrée verte, une structure à la Ferrari Prime

Aston Martin : plus qu'une livrée verte, une structure à la Ferrari

La présentation de l'Aston Martin était sans doute la plus attendue cette saison, alors que les nombreux changements apportés à l'équipe s'étendent bien au-delà d'un simple travail de peinture sur la livrée. Mais il est vrai que l'équipe n'aura pas à opérer un redémarrage et peut construire sur de solides fondations.

Les approximations qu'Ocon devra éviter avec Alpine et Alonso Prime

Les approximations qu'Ocon devra éviter avec Alpine et Alonso

Depuis son retour en F1, Esteban Ocon a connu une période difficile. De nouveaux défis l'attendent, puisqu'il a été rejoint par le double Champion du monde Fernando Alonso dans la nouvelle équipe Alpine. STUART CODLING établit une feuille de route à suivre pour franchir ce cap avec succès.

Formule 1
3 mars 2021
L'évolution récente des volants de Formule 1 Prime

L'évolution récente des volants de Formule 1

Les volants de Formule 1 ont drastiquement changé au fil des années, les pilotes disposant désormais de plus de contrôle, ce qui leur permet d'apporter les changements les plus subtils et de prendre l'avantage sur leurs rivaux.

Formule 1
2 mars 2021
L'impact qu'ont déjà les nouveaux investisseurs de McLaren Prime

L'impact qu'ont déjà les nouveaux investisseurs de McLaren

L'accord conclu par McLaren avec MSP Sports Capital l'an dernier non seulement aide l'écurie à financer la rénovation de ses infrastructures, ce dont elle avait bien besoin, mais est également un signe de l'avenir de la Formule 1.

Formule 1
1 mars 2021
La F1 à quatre roues directrices qui a failli rouler en Grand Prix Prime

La F1 à quatre roues directrices qui a failli rouler en Grand Prix

Pour la beauté du geste avant l'interdiction définitive de nombreuses aides en 1994, Benetton voulait faire rouler en Grand Prix sa B193C en fin de saison 1993, ce qui aurait fait d'elle la première voiture à quatre roues directrices à prendre un départ en F1...

Formule 1
28 févr. 2021
Pourquoi Ferrari met fin à 50 ans d'absence au sommet de l'Endurance Prime

Pourquoi Ferrari met fin à 50 ans d'absence au sommet de l'Endurance

Revenant dans la catégorie reine de l'Endurance après 50 années d'absence, Ferrari va s'engager en catégorie "Le Mans Hypercar" en 2023. La marque italienne dément tout lien avec le plafond de dépenses de la F1, mais il ne s'agit assurément pas d'une coïncidence...

WEC
28 févr. 2021
Pourquoi la Red Bull 2021 n'a pas que quelques autocollants en plus Prime

Pourquoi la Red Bull 2021 n'a pas que quelques autocollants en plus

À première vue, la nouvelle Red Bull pour la saison 2021 de F1 semble très similaire à la monoplace de l'an passé, mais un examen attentif révèle qu'il y a en réalité beaucoup de choses intéressantes.

Formule 1
24 févr. 2021
Ce que révèle la manière dont Alfa Romeo a dépensé ses jetons Prime

Ce que révèle la manière dont Alfa Romeo a dépensé ses jetons

Comme les autres monoplaces présentées jusque-là, l'Alfa Romeo C41 dévoilée ce lundi en Pologne s'apparente davantage à une évolution qu'à une révolution.

Formule 1
23 févr. 2021