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Hartley : "Depuis Monaco, il y avait un plan pour me remplacer"

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Hartley : "Depuis Monaco, il y avait un plan pour me remplacer"
Par :
30 janv. 2019 à 12:24

Deux mois après avoir disputé son dernier Grand Prix de Formule 1 sous les couleurs de Toro Rosso, Brendon Hartley est revenu sur une saison particulièrement difficile à vivre en interne, et durant laquelle il a vu la menace d'un remplacement surgir très vite, trop vite.

Sans volant en F1 pour la saison 2019, Brendon Hartley a confirmé que l'idée de le remplacer chez Toro Rosso avait vu le jour très tôt l'année dernière. Alors que les rumeurs n'avaient pas tardé à circuler, le Néo-Zélandais s'est senti sur un siège éjectable dès le Grand Prix de Monaco, avec des éléments suffisamment tangibles pour qu'il en ait conscience. L'environnement de l'ancien pilote d'Endurance était donc loin d'être idéal, alors qu'il réalisait sa première saison complète en F1.

Après quelques Grand Prix seulement, Red Bull avait pris contact avec Lando Norris, mais l'affaire ne s'était pas conclue. Survivant jusqu'à la fin de la saison, Hartley a finalement appris le jour de la dernière manche de la saison que l'aventure allait finalement s'achever, son baquet étant dévolu à Alexander Albon aux côtés de Daniil Kvyat pour 2019.

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Dans sa dernière chronique pour The Player's Tribune, qui a suivi toute sa saison de rookie en Formule 1, Hartley n'hésite pas à décrire une situation "un peu embarrassante" quant à l'incertitude liée à son avenir, y compris à Abu Dhabi, dans un paddock où "tout le monde marche sur des œufs et où il n'y a pas toujours de clarté".

"Une heure [après la course], j'étais convoqué à une réunion", raconte Hartley. "Et quelques minutes après ça, je n'étais plus pilote de F1. Au cours de la réunion, on n'a pas dit grand-chose. Pour moi, il était clair que depuis Monaco, il y avait un plan en cours pour me remplacer."

La rumeur puis le choc

Les rumeurs autour d'une possible éviction avaient en effet débuté le mercredi du Grand Prix de Monaco. "Le pire moment de la journée a été de découvrir qu'il y avait une part de vérité dans les rumeurs", regrette Hartley. "Après quelques Grands Prix, il est apparu que des gens ne voulaient plus que je sois là. Je vais être franc, c'était un peu un choc. Après être arrivé en F1 avec une grande expérience, deux titres mondiaux en WEC, une victoire aux 24 Heures du Mans, et m'être qualifié deux fois devant mon coéquipier [Pierre Gasly] lors des trois premières courses, c'était dur pour moi de croire qu'il y avait des discussions pour me remplacer si tôt." 

Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso

"C'est la vie en F1. Il y a tellement d'argent et de gens impliqués, c'est naturel qu'il y ait de la politique. Si on est fan, on le sait, et si on est pilote, on le vit. Je pense qu'il faut mentionner le fait que j'ai toujours, toujours reçu le soutien de mes hommes dans le garage. Les mécaniciens, les ingénieurs, tout le monde chez Toro Rosso a dédié des heures de travail pour donner à l'équipe et au pilote la monoplace la plus compétitive possible, semaine après semaine."

"Ce soir-là, je suis rentré à mon appartement en regardant les murs du circuit de Monaco, en sachant que, si je me ratais, si j'avais un contact avec le mur ce week-end-là, ma carrière en F1 pouvait se terminer en quelques jours. Je savais que chaque séance d'essais libres avait un peu plus de poids pour moi. Chaque chrono, chaque résultat allait être scruté et pouvait être utilisé contre moi pour prendre mon baquet."

Ce Grand Prix de Monaco a été l'un des meilleurs pour Toro Rosso sur le plan de la performance, ce que Pierre Gasly a confirmé avec une septième place. Mais Hartley n'a pas dépassé le stade de la Q1, avant d'être contraint à l'abandon en course suite à la défaillance des freins de Charles Leclerc, et alors qu'il évoluait hors de la zone des points.

Résolument tourné vers l'avenir, Brendon Hartley ne juge pas ce passage en F1 avec aigreur ou amertume, mais dresse le constat de ce qu'il a vécu de l'intérieur. Aujourd'hui, il est temps pour lui de penser à la suite.

"J'ai la chance d'avoir quelques options, mais je dois m'assurer que ça colle", révèle-t-il. "Je veux faire quelque chose qui continuera à être difficile pour moi, me poussera, et rendra heureux mes proches et moi. La porte de la F1 n'est pas fermée, et l'expérience gagnée en une année passée dans la catégorie reine me permettra d'arriver plus préparé et plus fort si des opportunités se présentent."

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Auteur Basile Davoine