Quelle place pour Monza et Imola à l'heure de la rotation des GP ?
Alors que Spa est devenu le premier circuit à se plier au système d'alternance souhaité pour le calendrier de la Formule 1, Stefano Domenicali évoque avec intérêt la candidature d'Imola pour s'inscrire à son tour dans cette approche et pousse Monza à ne pas se reposer sur ses lauriers.
Photo de: Ferrari
La F1 se tourne vers l'avenir avec une certitude : il existe bien plus de candidatures que de circuits pouvant figurer dans un calendrier de 24 Grands Prix. L'un des sujets de discussion les plus vifs du moment porte donc sur le futur des courses actuelles et les portes pouvant ou non être ouvertes à de nouvelles destinations.
Le renouvellement de Spa-Francorchamps afin d'accueillir le GP de Belgique jusqu'en 2031 s'est fait avec un accord actant un système d'alternance. Le championnat se rendra en Wallonie durant encore trois ans, puis basculera sur un rythme d'un Grand Prix tous les deux ans sur place afin d'ouvrir une place au calendrier à une autre course pour les saisons 2028 et 2030.
Si le sujet a souvent fait figure de marronnier, il est plus que jamais d'actualité à présent et ne peut plus être repoussé compte tenu du nombre de circuits candidats à la F1. En ce sens, l'Italie tient une place à part puisqu'avec les États-Unis, qui en comptent même trois, il s'agit du seul pays à accueillir plus d'un Grand Prix, le GP d'Italie à Monza et le GP d'Émilie-Romagne à Imola. Stefano Domenicali se montre donc très clair : il va falloir accepter de s'inscrire dans un système de rotation pour l'avenir, mais aussi apporter des garanties en termes de modernisation des sites.
"Le contrat avec Monza a été renouvelé avec d'importants engagements en termes de travaux de modernisation des infrastructures", décrit le PDG de la F1 dans une interview pour Autosprint. "Ce qui a été fait à Monza l'année dernière n'était qu'une première étape nécessaire. Le concept selon lequel on a la chance d'être considéré comme un lieu historique ne veut pas dire qu'il faut rester vieux. Historique, ce n'est une valeur que si l'on se projette vers l'avenir."
"[Monza] doit se moderniser", poursuit le grand patron. "Et je dois dire que le président de l'ACI [l'Automobile Club d'Italie, ndlr], Angelo Sticchi Damiani, s'est attaché à prendre certains engagements sans lesquels il aurait été difficile de conclure certains accords. Il est clair qu'il y a eu un apport significatif de la part du gouvernement régional sur l'aspect économique. Maintenant, il faut comprendre [ce qu'il en sera] pour Imola."
À travers ces propos, Stefano Domenicali dévoile une vision très claire de ce que doit être, selon lui, l'avenir de la F1. Il se montre également reconnaissant à l'égard du circuit d'Imola pour la contribution apportée au calendrier en plein cœur de la crise du Covid.
"Imola a la volonté de poursuivre un projet. Le circuit Enzo e Dino Ferrari est important et pourrait rentrer dans la logique des rotations, mais pas avec Monza. Il est certain que si les accords pris n'étaient pas respectés [dans la région de Monza], une candidature forte serait déjà prête avec Imola. Il ne faut jamais dire jamais. Avant le début de la saison prochaine, nous connaîtrons la définition de la position future."
L'Autodromo Enzo e Dino Ferrari, à Imola, un circuit "important" aux yeux de Stefano Domenicali.
Photo : Steven Tee / Motorsport Images
Le scénario qui se dessine paraît donc limpide, impliquant qu'Imola, dont le contrat arrive à échéance cette année, pourrait jouer un rôle d'alternance avec d'autres circuits, et pas seulement avec Spa. Il s'agit néanmoins d'un puzzle global qui ne s'avère pas simple à composer, puisqu'il existe la volonté d'organiser à moyen-long terme une course sur le continent africain, aujourd'hui absent du championnat, et que l'Espagne misera à partir de 2026 sur Madrid mais sans condamner Barcelone.
Tout cela s'ajoute aux candidatures de la Thaïlande, la Corée du Sud et la Turquie, sans oublier l'Argentine dont la place aurait du sens avec le possible retour de Franco Colapinto. Face à un tel jeu de dominos qui se profile, Monza sait à quoi s'en tenir pour conserver sa place sans compter uniquement sur son aura historique.
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