Pourquoi le flop de Melbourne laisse Ferrari perplexe

Ferrari ne comprend pas pourquoi sa forme des tests hivernaux de Barcelone s'est convertie en un week-end australien décevant, au cours duquel la Scuderia a souffert de difficultés avec les pneus et de problèmes d'équilibre.

Pourquoi le flop de Melbourne laisse Ferrari perplexe
Sebastian Vettel, Ferrari SF90, devant Charles Leclerc, Ferrari SF90
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W10, devant Sebastian Vettel, Ferrari SF90, et Max Verstappen, Red Bull Racing RB15
Sebastian Vettel, Ferrari
Charles Leclerc, Ferrari SF90, sort de son box après un arrêt
Sebastian Vettel, Ferrari SF90
Charles Leclerc, Ferrari SF90
Matteo Binotto, Ferrari
Charles Leclerc, Ferrari, sur la grille
Sebastian Vettel, Ferrari pendant la conférence de presse
Sebastian Vettel, Ferrari SF90
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La Scuderia Ferrari était considérée comme favorite après deux très solides semaines de tests en Espagne, durant lesquelles Mercedes n'avait pas semblé prendre le plein contrôle de l'exploitation de son auto, sur laquelle de grosses évolutions avaient été introduites jusque dans les derniers jours.

Pourtant, l'équipe italienne a débuté les essais libres de Melbourne en retrait par rapport aux Flèches d'Argent et fut distancée de 0''7 en qualifications. À l'arrivée du GP, la première Ferrari de Sebastian Vettel a franchi la ligne en quatrième position, presque une minute derrière la Mercedes du vainqueur, Valtteri Bottas.

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Quand Motorsport.com lui demande s'il considère que le week-end ne s'est pas déroulé comme prévu, Mattia Binotto, directeur d'équipe Ferrari, répond par l'affirmative. "Je pense que vous avez raison, ce n'est pas ce à quoi nous nous attentions", a-t-il commenté à Melbourne. "C'était certainement différent pendant les tests hivernaux. Depuis les EL1 de vendredi, nous n'avons jamais trouvé le bon équilibre sur l'auto et avons souffert avec les pneus. Nous avons testé différentes approches de réglages durant le week-end, mais je dois dire que nous n'avons jamais fini avec le bon équilibre."

Ferrari n'a pas mis le doigt sur la cause

Binotto poursuit en expliquant que l'équipe était "insatisfaite" des qualifications de samedi et que le fait que les changements avant la course ne soient pas possibles avec la règle du Parc Fermé faisait que "c'était ce que nous avions".

"La performance reflète simplement ce que nous avions également en qualifications", poursuit-il. "Nous n'avons pas trouvé le bon équilibre. Avons-nous déjà compris comment ? Probablement pas. C'est quelque chose sur quoi nous devons revenir en analysant les données et tentant de comprendre ce qui s'est passé."

Vettel, tout comme Charles Leclerc, avait décrit la monoplace de la Scuderia comme une auto douce et réactive après les tests barcelonais, mais le tracé de l'Albert Park est très différent du circuit espagnol, plus conventionnel. Melbourne offre moins d'adhérence, est plus bosselé et les températures ambiantes et de piste y sont aussi différentes de celles connues pendant l'hiver catalan, ce qui modifie la manière, par exemple, de préparer et gérer la fenêtre de fonctionnement d'un pneu sur un tour ou des relais prolongés. Le tour débute aussi par un premier virage requérant une grande confiance en la voiture pour les pilotes, ce dont Vettel a dit avoir manqué pendant tout le week-end.

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Ferrari manquait déjà de performance en Australie en 2018

Des similitudes peuvent être tracées avec l'ouverture de la saison dernière, lors de laquelle Ferrari avait gagné en raison d'un coup de chance provoqué par l'entrée en piste de la voiture de sécurité, après avoir été sérieusement dominé en qualifications. Après-coup, Vettel avait signé la pole à Bahreïn et de nouveau gagné, cette fois avec une Ferrari qui était apparue comme étant l'auto la plus rapide du plateau.

Vettel se refuse néanmoins à une comparaison, expliquant les difficultés de cette année par un arrière top vivace ayant contraint Ferrari à devoir gérer du sous-virage. L'Allemand rappelle par ailleurs que l'équipe avait amené des évolutions importantes sur la seconde course de la saison l'an dernier, provoquant un retournement.

"Le problème n'a rien à voir avec celui vu l'an dernier", commente-t-il. "Malgré tout, les chiffres ont du sens, donc il nous manque clairement quelque chose. Actuellement, nous n'avons pas de réponse mais je suis certain que nous allons trouver quelque chose. Nous savons que l'auto est meilleure que ce que nous avons vu : simplement pas aujourd'hui [dimanche], mais sur l'ensemble du week-end."

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