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Quand les pilotes craignaient l’introduction du DRS

Comme toutes les nouveautés, le DRS fut loin de faire l’unanimité auprès du plateau F1 lorsqu’il fut introduit, au début de la saison 2011

Comme toutes les nouveautés, le DRS fut loin de faire l’unanimité auprès du plateau F1 lorsqu’il fut introduit, au début de la saison 2011.

En fin d’année 2010, alors que la F1 se préparait à voir arriver cet artifice permettant de sensiblement augmenter la vitesse de pointe des monoplaces sur des zones définies pour favoriser les dépassements, deux vétérans - Michael Schumacher et Rubens Barrichello - faisaient part de points de vue très opposés.

Pour Barrichello, alors Président du GPDA et porte-voix de nombreux pilotes inquiets, la réticence concernait essentiellement le point de vue de la sécurité, plus que la superficialité du système : en devant s’affairer avec de nombreux boutons sur le volant et en réduisant l’appui une fois l’aileron ouvert, la F1 mettait les pilotes dans une situation plus dangereuse, selon le GPDA.

« En tant que Président du GPDA, je dois dire que nous avons déjà exprimé nos inquiétudes au sujet du nombre de boutons à manipuler », insistait le Brésilien. « Il faut changer les vitesses, utiliser le KERS ; on a l’aileron arrière, la radio, les diffs, et plein d’autres choses. Sans parler du fait qu’il faudra sans doute appuyer sur le KERS et le DRS en même temps ». Le Brésilien ne savait pas encore que la FIA prendrait la décision de ne pas activer le DRS par temps de pluie. Son utilisation sur piste humide représentait un grand motif d’inquiétude pour de nombreux pilotes.

Le septuple Champion du Monde de l’équipe Mercedes se montrait de son côté plus ouvert sur le DRS. Les pilotes avaient dû s’habituer à manipuler le F-Duct, canal traversant l’auto, et difficile de manipulation. Selon les systèmes, les pilotes utilisaient le genou ou devaient quitter la main gauche du volant pour boucher un trou. La FIA avait banni le système pour la saison 2010 et le DRS ne représentait qu’un nouvel élément auquel s’adapter.

« Presser un bouton pour le KES ou le DRS est assez simple », jugeait Schumacher. « Je pense que ce sera plus sûr, particulièrement si l’on regarde certaines des solutions trouvées concernant le F-Duct ».

2011 avait également vu l’entrée en jeu de Pirelli en F1, répondant à un cahier des charges très précis de la part des organisateurs du sport, souhaitant voir plus de dépassements, grâce à une longévité limitée de gommes et une dégradation conséquente.

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